Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
  • Contact

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Recherche

13 novembre 2005 7 13 /11 /novembre /2005 00:00

Voici la fin de mon conte !

LA PETITE LARME DU BONHEUR

Une demi-heure après, Théo était déjà arrivé à la garderie. Au début, son costume de Pierrot suscita bien des moqueries.

 

« Alors le marchand de tristesse, toujours en déprime ! »

 

 

Pour une fois, Théo le petit Pierrot résista à ses attaques ; il voulait réserver ses larmes pour le spectacle !

 

Le défilé des enfants commença : il y avait des rockers, des clowns, des chanteurs. Que de la joie et de la bonne humeur !

 

Théo en tremblait ; comment allait-on accueillir un spectacle certes beau, mais exaltant la tristesse ?

 

Ce fut enfin son tour.

« Alors Tristounet, tu veux nous faire pleurer ! »

 

Avant de monter sur scène, Théo avait demandé au moniteur d’éteindre les lumières et d’éclairer la scène d’une bougie. Théo salua doucement la scène d’une révérence. Un électrophone diffusait une musique mélancolique de Beethoven. La flamme éclairait légèrement le visage de Pierrot et les spectateurs purent distinguer une larme magistrale coulant le long de la joue du petit Théo. De loin, personne ne pouvait distinguer la petite créature dirigeant son enveloppe d’eau. Il la pris délicatement dans les mains, ferma les yeux et la fit vaguer sur son visage blanc. Puis la petite larme se promena le long de ses bras que Théo étirait le plus possible. A la lueur de la bougie, on aurait pu croire qu’une petite boule d’or se promenait sur le costume noir et blanc de Pierrot. Théo prit une coupe remplie d’eau posée près de la bougie et repris la larme magique dans la paume de sa main. C’est alors que la petite boule dorée tomba délicatement dans l’eau, sous la lueur  de la flamme.

 

Les spectateurs étaient restés bouche bée devant une telle tristesse transformée en beauté. Théo avait fait le plus beau spectacle et surtout le plus émouvant.

 

« Bravo, bravo Tristounet, tu es un véritable artiste ! »

 

Théo descendit de l’estrade, avec sa coupe à la main, sous les applaudissements de ses camarades.

 

« Viens Théo, viens l’artiste, viens jouer avec nous ! »

 

« Attendez un peu s’il vous plaît ! Je suis très heureux que vous ayez aimé mon spectacle. Maintenant, je ne suis plus triste, il faut que je change de costume ! Je reviens bientôt. »

 

Mais vous avez tous deviné que Théo avait une tâche très importante à accomplir avant de rejoindre ses nouveaux amis : réaliser le vœu de la petite larme !

Le petit garçon sortit délicatement la larme magique de la coupelle du spectacle.

 

« Alors, tu es devenue, selon ton désir, la larme du bonheur ! »

 

« Ce qui veut dire que je vais pouvoir vivre éternellement dans l’élément liquide et ne plus risquer de me dessécher sur le carrelage ! »

 

« Je connais une rivière qui longe la maison de mes parents. Qu’en penses-tu ?

 

« Je pense que c’est ce qu’il me faut ! Allons-y ! »

 

Arrivés au bord de la rivière, Théo regarda avec émotion et reconnaissance la petite créature qui lui avait redonné goût à la vie.

 

« Adieu, petite larme du bonheur ! Prends bien soin de toi, je ne t’oublierai jamais ! »

 

« Adieu mon Pierrot bienfaiteur ! Et surtout, ne pleure plus ou très rarement ! Je ne veux pas qu’une nouvelle larme magique me remplace dans ton cœur ! »

 

Théo fit tomber la petite larme dans la rivière argentée. La petite créature, virevoltant dans les flots, était fière d’avoir mis en spectacle la tristesse. Pendant ce temps, le ¨Pierrot ayant perdu ses larmes, rejoignait ses nouveaux amis. Peut-être y trouverait-il sa Colombine !

 

 

Repost 0
Published by Sylvie - dans Mes histoires
commenter cet article
11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

Voici la deuxième partie du Conte "La petite larme du bonheur ".

LA PETITE LARME DU BONHEUR

2ème partie

« Tu as raison, j’aime bien ce personnage. C’est l’un de mes contes préférés. Mais je n’ai pas de costumes de pierrot ! »

« Il y a bien un magasin de déguisement pas loin de chez toi. Va te promener un peu et laisse-moi nager dans un peu d’eau pour que je reprenne des forces ! »

 

« Tu crois que je peux te mettre dans mon petit aquarium ? »

 

 « Bien sûr, du moment qu’il y a de l’eau, je me sens dans mon élément. A ton retour, tu n’auras qu’à plonger ta main dans l’aquarium pour me reprendre ! »

 

Pendant que la petite fée de larmes nageait parmi les petits poissons rouges, Théo partit à la recherche de son costume. Il y avait bien un magasin de déguisements pas loin de chez lui mais, il n’avait pas l’habitude d’y aller. Le carnaval, quelle corvée ! Mais aujourd’hui, il avait décidé de ne pas décevoir la petite larme. Il voulait réaliser le souhait de celle qui l’aidait à surmonter sa peine.

 

Il surmonta donc sa timidité et entra donc dans la maison de la fête pour demander son costume mélancolique :

 

« Bonjour monsieur, je voudrais un costume de Pierrot, s’il vous plaît. »

 

« Oh, oh, costume bien triste pour une fête ! Mais ce n’ai pas grave, tu te déguises, c’est ce qui compte ! »

 

 Théo ramena donc son costume chez lui et plongea tout de suite sa petite main dans l’eau pour récupérer la petite larme 

 « Ah, cela m’a fait tellement du bien de replonger dans l’eau que cela m’a donné de nouvelles idées ! »

 

 « Ah non, ne me dis pas que tu as décidé de me faire changer de déguisement ! »

 « Non, non mais que dirais-tu de faire un petit spectacle avec moi demain ? »

 

 « Comment cela ? J’ai mon déguisement, cela me suffit amplement ! »

 « Bien sûr, parce que tu crois que tu  vas pas faire rire tout le monde avec ton costume de Pierrot ! Tout le monde va t’appeler le tristounet si tu ne fais pas un spectacle ! »

 

 « De toutes façons, on m’appelle déjà le tristounet ! »

 « Raison de plus ! Pour vaincre cela, il faut que tu transformes la tristesse en joli spectacle et je me propose de t’aider. Maintenant que tu es le seul de ta classe à avoir percer le secret des larmes, je peux participer à ton spectacle en leur faisant croire que c’est de la magie. »

 

 « Alors que me proposes-tu ? »

 « Tu me remets dans ton œil avant le spectacle et quand tout est prêt je m’efforce de prendre une très grosse goutte dans l’océan de ton regard puis je coule sur ta joue. Toi tu me prends dans ta main et tu me fais me promener sur tes bras, sur ton costume et sur ton visage. A la fin, tu me caresses contre ta joue et me remets dans ton œil »

 

 « C’est une très bonne idée et c’est très beau. Tu crois qu’après cela, je ne serais plus appelé le tristounet »

 « Peut-être que si, mais dans tous les cas, tu seras un tristounet artiste ! »

 

 Théo remit la petite larme dans l’aquarium pour qu’elle passe une bonne nuit, alla manger avec ses parents et se coucha de bonne heure. Pendant la nuit, il rêva que le petit pierrot était enfin accepté par ses amis.

 Dès le soleil levé, Théo se précipita auprès de son aquarium pour dire bonjour à sa larme bienfaitrice.

 

 « Alors, petite larme, es-tu prête pour une dure journée ? »

 « Dure pour toi si tu veux mais pour moi, c’est sans doute le grand jour ! Si j’arrive à te rendre heureux, vive le grand océan ! Allez, mets ton déguisement de Pierrot et en route pour le spectacle ! »

 

Le spectacle aura lieu demain ! 

 

Repost 0
Published by Sylvie - dans Mes histoires
commenter cet article
10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Pour mes trois lecteurs favoris (et les autres), j'ai décidé de sortir un autre conte de mes placards !

Il ne s'agit plus de l'histoire d'un livre bien solitaire mais d'une larme qui désire devenir un ange-gardien pour les pleureurs...

Je vous livre la première partie...

LA PETITE LARME DU BONHEUR

 

 

Ce soir là, après une journée bien remplie, Théo rentra encore bien triste dans sa chambre. Le club de vacances, c’était le sport, la rigolade et les jeux! Mais lui, il préférait la solitude. Il rentrait seul le soir pour rêver dans sa chambre à une autre vie plus heureuse.

En le voyant toujours seul, les autres l’avaient affublé de multiples sobriquets comme « bouche fermée », « tristounet » ou pire encore « le tout nul ».

 

Ce soir, donc, Théo était particulièrement anxieux. Le lendemain, était organisée la fête générale dans le club. Chaque enfant devait préparer un petit spectacle qu’il présenterait  devant le groupe : un poème à réciter, une chanson, une morceau de musique célèbre à jouer avec son instrument favori, un numéro de clown etc.…Mais voila le problème : Théo était tellement timide qu’il n’osait rien faire. De plus il ne savait jouer d’aucun instrument de musique. Quant à faire le clown, il était inutile d’y penser.

 

Le pauvre Théo allait donc encore une fois de plus être la risée de tout le monde ! De grosses larmes lui coulaient sur la joue si bien que son visage et ses mains posées sur ses genoux étaient tout mouillés. Soudain, il sentit un drôle de picotement sur sa main comme si une larme essayait de le chatouiller. Alerté par cette drôle de sensation, il regarda attentivement la paume de sa main et vit avec surprise qu’une larme essayait de remonter vers son bras et ses épaules. Quelle drôle de larme ! D’habitude elles descendent vers le sol. Maintenant, elles essaient de monter vers le ciel !

 

Théo regarda de plus près et vit que la larme ressemblait à une très grosse goutte de pluie. Il la pris délicatement dans le creux de sa main et découvrit qu’elle renfermait une minuscule petite créature ressemblant un peu à la fée Clochette du célèbre Peter Pan.

 

« Mais qui es-tu ? Je ne savais pas que les larmes étaient peuplées de si petites créatures ! »

 

« Qu’est-ce que tu crois ? On est vivante comme les fleurs, les arbres ou l’océan ! - s’écria la petite fée- seulement les humains ne le savent pas. En ce moment tu vois, j’essaie de me sauver d’une mort certaine ! »

 

« Mais pourquoi risques- tu de mourir ? »

 

« Tout simplement parce qu’en pleurant, tu m’as expulsée de mon milieu naturel qui est l’eau du regard. En tombant sur les joues des humains, les larmes s’écrasent sur le sol et sans eau, elles meurent »

 

« Comme les poissons qui sortent de l’eau ! »

 

« C’est exactement cela ! Et vous, les humains, vous ne prenez aucun soin de nous. Il est très rare que l’on tombe dans une piscine ou dans un verre d’au. On s’écorche sur un sol tout dur et on s’assèche progressivement avant de rendre l’âme. Moi, je suis une petite larme encore bien jeune qui a envie de vivre de belles années alors je tente de remonter dans l’océan de tes yeux ! »

 

« C’est une expression drôlement poétique ! Alors mon œil est comme un vaste océan ! »

 

« Bien sûr ! Si cela n’était pas le cas, où veux-tu que se forment tes larmes ? Nous sommes comme des poissons dans l’eau. Et parfois nous  sommes péchées hors de notre milieu naturel et nous en mourrons ! »

 

« Mais n’y a-t-il pas un moyen de sauver de si charmantes créatures ? Il faudrait tout le temps pleurer au dessus d’un aquarium ou d’un verre d’eau ! »

 

« Pas seulement ! Je vais te révéler le secret du pays des larmes : on dit que lorsque qu’une larme est expulsée de l’océan du regard et qu’elle entre dans le monde des humains, elle a une possibilité de ne pas mourir et de rejoindre un océan bien plus grand que celui du regard »

 

« Cela doit être la mer ou l’océan. Mais que doit faire la larme ? »

 

«  Je crois que cela va t’intéresser ! Il faut qu’elle réalise le vœu de celui ou celle qui l’a expulsée de l’océan du regard. En un mot, il faut qu’elle arrive à ne plus le faire pleurer ! »

 

« Cela veut dire que tu dois me rendre heureux ! Là,  tu as un rôle très dur à jouer, ce n’est pas gagné ! »

 

« Ne t’inquiètes pas ! J’ai le moral ! Alors, quel est ton problème ? »

 

« Demain, il y a une fête ; tous les enfants doivent faire un petit spectacle et moi, comme d’habitude, je ne sais pas quoi faire puisque je n’ai aucun don : je suis nul en sport, je n’ai aucun humour et je ne sais pas jouer d’instruments de musique »

 

« Alors tu n’as qu’à te déguiser comme au carnaval ! » s’exclama la petite larme, toujours installée dans le creux de la main de l’enfant, comme une grosse bulle de savon transparente.

 

« En quoi veux-tu que je me déguise ? Je n’ai pas de costume et en plus, je n’aime pas faire la fête ! »

 

« Mais il y a bien quelque chose que tu aimes faire ! »

 

« Bien sûr, mais lorsque je suis seul : rêver devant ma fenêtre à la nuit tombée, regarder les étoiles filantes, lire des contes ou les enfants arrivent toujours à régler leurs problèmes »

 

« Dans les contes, les enfants arrivent à régler leurs problèmes parce qu’ils ont un ange gardien ou parce qu’ils rencontrent une jolie fée. Moi, je veux bien devenir la larme du bonheur ! Dis-moi, en parlant de conte, tu sais à quoi tu me fais penser : à un Pierrot au clair de lune qui est toujours mélancolique et qui rêve tout le temps. Je crois que j’ai trouvé ton déguisement! »

Repost 0
Published by Sylvie - dans Mes histoires
commenter cet article
9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Merci pour vos encouragements !

Je mets donc fin au suspens et vous livre la fin de ce conte ....

ATCHOUM (Suite et fin )

 Qu’est-ce qui pouvait bien réchauffer le livre Atchoum ? (C’était le nouveau nom donné au pauvre livre par son petit propriétaire). Une bonne tasse de thé au citron pour adoucir les maux de gorge ? Non, le papier et l’encre n’aimaient pas trop le liquide donc ni de thé ni de sirop…

« Voyons, lorsque je suis malade, quel est mon passe-temps favori ? Mais oui, regarder la télé dans un bon fauteuil au coin du feu de cheminée ! »

Adrien prit donc délicatement le livre Atchoum dans ses mains et descendit dans le salon. Il déposa sa petite chaise d’enfant près de la cheminée et y déposa le livre tout en allumant la télé.

C’est alors qu’il se produisit un phénomène étrange : les pages d’Atchoum se mirent à bouger à toute vitesse en se froissant.

« Oh là là, il n’a pas l’air d’aimer ce remède ! Voyons, je vais éteindre la télé et le rapprocher un peu plus du feu »

Adrien prit Atchoum dans ses mains, le mit au dessus du feu, les pages en direction des flammes.

« Il faut bien sécher les larmes des lettres »Mais le pauvre Adrien n’avait pas pensé au fait que le papier craint aussi le feu. Les flammes commencèrent à brûler certaines pages et à noircir le papier !

« Mince ! Quel idiot je fais ! Je n’avais pas pensé à la réaction ! »

Voila donc le résultat d’une journée de soins intensifs organisée par l’apprenti médecin des livres : un livre toujours enrhumé  avec en plus des pages froissées et brûlées !

Adrien mit Atchoum dans son cartable et après une soirée passée devant un dessin animé, il alla se coucher. Cette nuit là, les bonhommes de neige maléfiques se transformèrent en dragons qui incendiaient la chambre du petit garçon.

Le lendemain, il entendit le réveil et se dépêcha de se lever pour ne pas être en retard à l’école.

 

 Quand il rentra à la maison, Adrien sortit le livre de son cartable. Au moment où il l’ouvrit, un gros atchoum ! sortit des pages grippées et éclaboussèrent d’encre le pauvre Adrien.

« Quel accueil ! Des postillons encrés, je n’en avais encore jamais fait l’expérience ! « 

Il monta dans sa chambre et s’installa confortablement sur son lit. C’est alors qu’il tourna les pages d’Atchoum. Il y avait encore des illustrations qui n’étaient pas contaminées par l’étrange virus : des fées brandissant leur baguette magique, des preux chevaliers, des méchantes sorcières. Adrien se rappela alors les soirées qu’il avait passées en compagnie de sa maman lui racontant ces contes merveilleux. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne lui en avait pas racontés ! Maintenant, les contes du marchand de sable étaient constamment fermés dans la bibliothèque. Maintenant, ces temps étaient bien révolus ; plus que quelques illustrations et le reste froissé, brûlé et enrhumé !

Mais il se produisit à ce moment là une chose extraordinaire ; au moment où Adrien sentit la nostalgie des contes le gagner, les lettres réabsorbèrent lentement leurs larmes d’encre. Les lignes d’écriture retrouvèrent leur alignement fluide. Les pages brûlées reprirent leur couleur d’antan et plus aucun signe de froissement n’apparu. Les gouttelettes d’eau argentée se dissipèrent sur la couverture d’Atchoum !

« C’est promis Atchoum, maintenant je ne te laisserai plus prendre la poussière dans la bibliothèque ! »

[Ce soir, Adrien avait percé le secret des livres : ils ont besoin de sentir la douce chaleur des mains enfantines qui les feuillèrent. Sinon, abandonnés au fin fond d’une bibliothèque, ils prennent facilement froid.

Les yeux émerveillés des enfants qui écoutent les contes de fée sont leur manteau d’hiver….]

Et voila ! Que pensez vous de la morale à la fin? Doit-elle être présente ou doit-on laisser l'enfant la deviner?

Repost 0
Published by Sylvie - dans Mes histoires
commenter cet article
8 novembre 2005 2 08 /11 /novembre /2005 00:00

Bon allez, je me lance !

Etant donné que j'adore la littérature, il fallait bien que je me lance un jour dans l'écriture ! J'ai écrit plusieurs contes pour enfants (ou grands enfants !). J'ai longtemps hésité avant de vous en faire part.

Voici donc la première partie d'un conte, Atchoum!, qui met en scène.....je vous laisse deviner...

Préférez-vous le lire en entier d'une seule traite ou que je le publie par épisode?

Donnez-moi des avis honnètes, je vous en prie !

ATCHOUM !

 Adrien commençait à s’assoupir dans son lit douillet lorsqu’il entendit dans la pénombre fantomatique un bruit ressemblant à un Atchoum !

 

 « Tiens, tiens , c’est encore Papa qui s’enrhume ! Quelle idée de laisser la fenêtre ouverte ! Moi, au moins, je suis au calme. Avec la fenêtre fermée et adieu les rhumes ! »

 Quelques minutes plus tard, encore des «  Atchoum ! ». C’est alors qu’Adrien dut se rendre à l’évidence. Ces Atchoum étaient bien trop rapprochés de son lit pour venir de la chambre de Papa et Maman. Adrien alluma sa lampe de chevet et se leva pour enquêter sur l’origine de ces mystérieux atchoum. Ce n’était tout de même pas ses peluches ni ses jouets qui s’enrhumaient ! Ces créatures sont superpuissantes et peuvent vaincre sans difficulté les attaques des fantômes enrhumeurs !

Adrien passa tout de même en revue l’assemblée de ses jouets. Mais tout le monde dormait bien tranquillement. Les meubles pouvaient-ils faire Atchoum ? Adrien ausculta comme un docteur le bois de son lit. Aucune trace de rhume. Ce fut au tour de la table de nuit. Et là, il n’entendit que le tic tac de son réveil.

Il n’y avait plus que la bibliothèque à ausculter. Adrien caressa de son oreille attentive les rayonnages de sa bibliothèque. Il n’y avait aucune aspérité capable de faire passer les fantômes enrhumeurs. Et de toute façon, la bibliothèque était bien garnie de livres ; les courants d’air trouvaient porte close…

Pourtant, lorsqu’ Adrien examina ses livres, son oreille se dirigea vers un recueil précis, son livre de chevet préféré «  les contes du marchand de sable ».

Lorsqu’il prit ce recueil, un atchoum ! magistral retentit dans les oreilles du petit garçon. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il ouvrit les pages de ce recueil ! L’encre coulait des lettres imprimées si bien que la plupart des pages ne ressemblaient plus qu’à des centaines d’yeux pleurant des larmes noires. Il y avait aussi d’autres pages qui présentaient des lignes d’écriture en zig zag  comme si les mots grelottaient de froid.

 

En refermant le livre, Adrien découvrit sur la couverture de minuscules gouttelettes d’eau argentée Le livre commençait à geler ! D’ailleurs, la  main de l’enfant rougissait et était parsemée d’une poussière glacée. Il fallait faire quelque chose pour réchauffer le livre ! Quel était donc le fantôme responsable de ce rhume bizarre ?

Adrien réfléchit quelques minutes et se dit en lui-même que lorsque l’on a froid, il faut se couvrir. Le garçonnet ouvrit donc son armoire et en sortit une belle écharpe rouge.

« Cela fera forcément l’affaire. Une journée au chaud et le rhume sera terminé ! »

Adrien emmitoufla donc avec soin le livre gelé avec la belle écharpe rouge.

Rassuré par le fait d’avoir accompli une bonne action, Adrien retourna se coucher mais son sommeil fut tout de même perturbé par des rêves du Grand Nord : des esquimaux maléfiques qui venaient le transformer en statue de glace ou des ours blancs qui se nourrissaient de feuilles imprimées et de bois de bibliothèque…

Puis le réveil sonna. Notre médecin des livres était encore bien endormi après cette nuit bien agitée. Si bien que lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, il se rendit compte qu’il n’avait plus qu’un quart d’heure pour déjeuner et s’habiller avant de partir vers le chemin de l’école. Il n’eut donc pas le temps de voir si la santé de son livre s’améliorait.

Par contre, il y repensa tout au long de la journée et se précipita dans sa chambre dès la fin de l’école.
Il dénoua doucement l’écharpe rouge et entrouvrit « les contes du marchand de sable »Mince alors ! L’écharpe rouge n’avait eu aucun effet ! Les lettres pleuraient toujours leur encre et les lignes d’écriture étaient comme saoules …Premier médicament inefficace …

La suite viendra demain....

Repost 0
Published by Sylvie - dans Mes histoires
commenter cet article