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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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3 août 2005 3 03 /08 /août /2005 00:00

Casterman, 2003

Jiro Taniguchi, le mangaka le plus connu en France, est un auteur écrivant sur la mémoire et la nostalgie du passé. La famille étant son thème favori, on le compare souvent au cinéaste Ozu qui traite dans ses films des relations entre les différentes générations.

Son oeuvre est profondément intimiste et nous plonge au coeur de la sensibilité des personnages.

Son oeuvre la plus connu, Quartier lointain, est un manga à la fois fantastique et psychologique: un homme d'affaires quinquagénaire se trompe de train à la gare de Tokyo et revient dans son village d'enfance. Il déambule dans les rues transformées et se souvient des jours heureux. Lorsqu'il se rend sur la tombe de sa mère, il replonge subitement dans le passé avec un corps d'adolescent mais avec la conscience d'un adulte! Il va donc être amené à revivre les événements de son adolescence avec ses yeux d'adulte. Va-t-il pouvoir modifier le passé? et en particulier empêcher son père de quitter sa famille?

Ce voyage dans le passé lui permettra de mieux comprendre les motivations de son père; mieux encore, il s'identifie à lui: n'est-il pas prêt lui aussi à quitter femme et enfants? La quête du passé devient alors un véritable voyage initiatique.

Les dessins, simples mais en même temps très expressifs, donnent de la densité aux différents personnages.

 

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Published by Sylvie - dans Mangas
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25 juillet 2005 1 25 /07 /juillet /2005 00:00

Delcourt, 2005

Après Ayako (voir article précédent), voici un autre opus du maître des mangas, Osamu Tesuka. Ici, le maître quitte l'Histoire du japon après la Seconde Guerre Mondiale pour s'inspirer des Contes d'Hoffmann , opéra d'Offenbach.

Ce manga, entre rêve et réalité, est une réflexion sur les affres de la création artistique: il met en scène Mikura, un célèbre écrivain à succés tombant amoureux d'une mystérieuse créature Barbara. Il a recueilli cette jeune hippie alcoolique en guenilles sur les quais d'une gare. Il s'installe chez lui. Est-elle un démon? une muse? Tesuka nous laisse deviner ponctuant son récit d'événements insolites: Mikura est en proie à des pulsions contre-natures et à des visions: il fait ainsi l'amour à une statue ou à un chien...

Barbara joue à cache-cache avec le pauvre écrivain: à chaque fois qu'elle disparait, il sombre dans le désespoir et est incapable de créer.

Si le premier tome est bien ancré dans le réel malgré quelques épisodes insolites, le deuxième et dernier tome nous plonge littéralement dans le fantastique.

Tesuka a choisi de nous livrer un portrait d'artiste torturé qui est sans cesse tiraillé entre son envie de créer, le désir des femmes et le souhait d'avoir une vie réglée.

Ce manga dédié au monde incompris des artistes est ponctué de références littéraires: ainsi, Barbara récite souvent le célèbre Feuilles d'automne de Paul Verlaine. De même, l'omniprésence de l'alcool, le thème de la folie, l'amour insatisfait contribue à créer une atmosphère nous rappelant l'univers des poètes maudits.

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25 juillet 2005 1 25 /07 /juillet /2005 00:00

Editions Tonkam, 2004 (3 tomes)

Tezuka nous livre ici un thriller sur fond d'intrigue politique: le jeune Michio Yuki, nouveau Docteur Jeckyl mène une double vie: cadre supérieur dans une banque de Tokyo, il peut subitement changer de peau en violant les femmes ou en enlevant des enfants.

Nous apprenons dès le début de l'histoire que le cerveau de Yuki a été affecté par l'explosion d'un mystérieux gaz, le MW utilisé par les bases américaines sur les îles japonaises. Depuis cette explosion qui a rasé une île entière où l'enfant passait ses vacances, le cadre supérieur n'a qu'un but : retrouver les responsables de la tragédie.

Yuki est lié à un mystérieux prêtre qui était avec lui au moment de l'explosion du gaz : devant le carnage, l'un choisit d'entrer en religion, l'autre devient un meurtrier. Le premier essaiera de remettre le second sur le droit chemin ...

A une dénonciation des méfaits de la science, Tesuka mêle une fine analyse psychologique des personnages: le prêtre est tiraillé entre son amour pour Yuki (ils ont des relations homosexuelles) et le souci de sa propre rédemption. Le graphisme insiste lui aussi sur les deux faces du meurtrier: Yuki se métamorphose en de multiples personnages et souvent en fille.

Le talent de Tezuka réside dans l'absence de tout manichéisme: les humains décrits sont à la fois bons et mauvais. Ils sont d'abord des consciences torturées tentées par le mal mais également guidées par un idéal...

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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 00:00

 

Voici l'un des chefs d'oeuvre du père du manga, Osamu Tezuka. Plusieurs de ses oeuvres nous plonge dans le Japon détruit après la Seconde Guerre Mondiale, sous occupation américaine (voir aussi L'Histoire des trois Adolf). Tesuka mêle à chaque fois destin collectif et destin individuel en analysant le poids que peut avoir l'Histoire sur le destin des personnages.

Ayako est au début de l'histoire une fillette de 3 ans qui assiste à une scène qu'elle n'aurait jamais du voir: son oncle et demi-frère (il est aussi question d'inceste puisque sa mère a été violée par son beau-père) fait partrie des services secrets américains chargés de réprimer l'agitation communiste au Japon. Il va éxécuter un représentant des syndicats des chemins de fer japonais. Ayako et sa jeune nourrice l'ont surpris avec une chemise tachée de sang...

Alors que la police enquête dangereusement aux alentours de la maison familiale, le faux père d'Ayako( en fait son demi-frère), pour se venger,  va prendre une décision terrible pour sauver l'honneur de la famille: Ayako sera enfermée dans une cave jusqu'à ce qu'à ce que mort s'en suive, afin de garder le secret. Ainsi, l'infamie ( que ce soit l'inceste ou le pacte avec l'armée d'occupation) est enfouie sous terre.

Voila le point de départ des quatres tomes. Pendant plus de dix ans, Ayako sera le jouet des luttes de pouvoir d'une vieille famille patriarcale sur le déclin.

Après de multiples rebondissements, Ayako parviendra à assumer son rôle de femme libre; mais sa famille qui l'a trahie n'en ressortira pas indemne...

Le talent de Tesuka est d'avoir traité du Japon d'après-guerre à travers le destin d'une petite fille innocente; c'est aussi l'occasion pour les Européens de découvrir la situation du Japon dans les années 50, largement méconnue des Occidentaux : agitation communiste, brimades de l'armée américaine...

Les amateurs d'Histoire seront ravis ainsi que les autres lecteurs d'abord intéressés par le destin des personnages...

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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 00:00

 

L'école emportée est un magnifique manga fantastique sur le monde de l'enfance. Sans explication, un matin, une école se trouve catapultée dans le monde futur. Un cratère géant a remplacé l'ancienne école.

Alors que les médias, les scientifiques et les parents ne trouvent aucune explication plausible à une telle disparition, la petite communauté va devoir s'organiser pour lutter contre un monde hostile devenu apocalyptique: désert de sable, insectes géants etc...

L'auteur porte un regard très intéressant sur le monde de l'enfance: alors que les enseignants vont soit devenir fous ou se suicider, les enfants vont être livrés à eux-mêmes pour survivre. On découvre alors que le monde de l'enfance ressemble de bien près au monde des adultes: nous allons assister à des luttes de pouvoir, à des trahisons et des meurtres...Les élèves forment une micro-société qui élit son président et ses ministres. Mais une rébellion éclate...

On peut aussi voir un message très optimiste dans ce manga: le jeune héros est au début un enfant ingrat et capricieux insupportable avec sa mère. Ce matin là, il claque la porte parce qu'il n'a pas eu son cadeau tant espéré. Confronté au malheur et à la peur, il devient le chef spirituel de l'école en cherchant toujours un moyen pour positiver et sauver ses camarades. Il regrette de plus en plus son ancienne hatitude d'enfant gâté...

Il parviendra à reprendre contact avec sa mère, c'est à dire avec le monde du passé. Mais chut, n'endisons pas plus ! Quatre tomes sont déja parus en France; Nous attendons avec impatience les trois derniers de cette série parue au Japon en 1976 !

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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 00:00

Love my life fait également partie des mangas Yuri, c'est à dire des récits traitant de l'homosexualité féminine.

Par contre, il aborde ce thème d'une façon très différente de Blue de Kiriko Nananan. Dans ce dernier, la mangaka focalisait l'intérêt sur les deux relations entre les deux jeunes femmes sans se préoccuper de ce qui les entourait. Ici, c'est d'abord le rapport à la société qui est traité. Le manga s'ouvre sur les hésitations de Ichiko à avouer son homosexualité à son père. Elle lui avoue au début et elle découvre que ses parents sont eux aussi des homosexuels.

Ebine pose aussi le problème du désir d'enfant chez les homosexuels: deux personnes homosexuelles se marient pour avoir un enfant...

L'amitié est également un thème central: Ichiko n'hésite pas à faire semblant d'être la petite amie de son meilleur ami afin qu'il cache son homosexualité...

Contrairement à Blue, Love my life présente des planches de scènes d'amour mais sans jamais sombrer dans la vulgarité. Leur relation est certe charnelle mais elles abordent également une réflexion sur le libre arbitre de l'autre dans le couple: besoin de séparation pour les études, priorité à l'accomplissement de soi.

Rassurez-vous , nul besoin d'être lesbienne pour apprécier ce manga ! Il traite de tous les problèmes de couple et de l'adolescence aujourd'hui: jalousie, rôle des études, accomplissement de soi etc...Le thème de la paternité est magnifiquement traité: le père d'Ichiko est très présent et l'aide à accepter sa différence; le père d'Eri, quant à lui, incarne l'élite qui considère qu'une fille n'a pas besoin de faire des études...

En bref, un bon petit manga pour découvrir ce genre pour ceux qui pensent encore que le manga ne propose que des batailles ultraviolentes !!!

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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 00:00

Blue nous plonge dans le manga féminin évoquant la sexualité. Kirishima tombe amoureuse d'Endo, une camarade de classe. Ensemble, elle vive leur première expérience homosexuelle. Mais Endo a déja vécu une aventure amoureuse avec un homme marié et a été obligé d'avorter. Comment la jeune fille va-t-elle vivre sa nouvelle aventure?

L'histoire est racontée du seul point de vue des deux jeunes filles. Il n'est donc à aucun moment question du regard des autres et de l'intégration des homosexuels dans la société. Seuls content les sentiments, les hésitations des deux jeunes filles.

D'un point de vue artistique, ceratains pourront être surpris par l'extrème simplicité des dessins: juste des visages et quelques objets en gros plans. Si Kiriko Nananan a choisi de focaliser l'attention sur les visages, c'est parce qu'elle insiste sur le caractère intimiste du manga. Les scènes sexuelles sont évoquées par des cases noires avec quelques commentaires ou juste une esquisse de baiser ou deux mains qui se touchent; Placé sous le signe de la pudeur, ce manga alterne entre les dessins des visages et des cases blanches où il ya juste 1 ou 2 phrases décrivant les impressions des deux héroïnes.

La couleur Blue est le symbole de leur aventure: comme le signale la mangaka au début de l'ouvrage, le titre évoque la couleur de la mer, du ciel et de leurs uniformes d'écolières au moment de leur rencontre.

Si vous recherchez de l'aventure ert un graphisme magnifique, ce manga n'est pas pour vous ! Par contre, la lecture est intéressante pour la description des sentiments des personnages (Manga intimiste)

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