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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 19:35
Science-fiction


Editions du Rouergue "DoAdo Noir", 2007


Guillaume Guéraud bouscule décidément la littérature pour adolescents. C'est lui qui avait inauguré la collection noire DoAdo du Rouergue avec Je mourrai pas gibier, un roman sur la violence des jeunes qui avait créé une polémique sans précédent dans le milieu enseignant.
Guéraud n'hésite pas en effet à décrire crûment la violence dans un style efficace et cru.

Bien que moins provoquant que Je mouurai pas gibier, son dernier opus est d'une noirceur indéniable. Mais c'est aussi un vibrant hommage au cinéma et à la littérature.

L'auteur nous propose un nouveau Fahrenheit 451 de  Ray Bradbury : ce ne sont plus les livres qui brûlent mais les images, les peintures, les films. En effet, depuis la loi Bradbury de 2017, toute possession d'images est fortement interdite. La brigade de l'oeil veille au grain...Tout détenteur d'images est condamné à la cécité. La princesse Harmony à la tête du gouvernement de Rush Island a rebaptisé les rues du nom d'écrivains ou de romans. Les universités refleurissent mais les cinémas ont disparu car, il y a longtemps déja, les projectionnistes, les réalisateurs, les acteurs ont été liquidés par les brigades.

Mais la rébellion guette : la résistance s'organise autour de "fous de cinéma"
; Kao, un lycéen, découvre dans une cave, des centaines de bobines de films. Avec Emma, une autre dissidente, il va tenter de faire ressurgir le monde des images...

Le style est vif, alerte : les phrases sont courtes, faisant primer l'action. Guéraud s'est sans aucun doute inspiré du style manga ; les noms sont japonisants (la princesse Harmony, en particulier, fait penser aux créatures de mangas ou de jeux vidéos), les c
scènes de conflits abondent de détails sanguinaires (les lance-flammes, les opérations rendant aveugles...). Le ryrthme choisi rapproche ce texte d'un bon thriller.

Guéraud évite tout manichéisme : les personnages ont tous une profondeur psychologique et l'image est vue sous les deux angles. Il y a les mauvaises images, les images violentes et pornographiques. Mais il y a aussi l'image au sens noble du terme : le cinéma. Le texte est truffé de référence cinématographiques. Et en guise de pré et post-face, il y a deux citations de Godart ! Que demander de plus ! :

"Le cinéma n'est pas à l'abri du temps, il est l'abri du temps"

"Puisqu'il avait voulu imiter le mouvement de la vie, il était logique que le cinéma pactise avec la mort"

Guéraud déjoue le happy-end en choisissant de mettre une fin apocalyptique. Un auteur de premier ordre qui tranche dans le vif et qui ne refuse aucune concession.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 18:26

ROMAN POLICIER

Créature contre créateur

Editions Nathan "Policiers", 2005

Ce chouette roman aussi bien pour ados que pour adultes est un roman policier à teinte fantastique. 
Victor, un brillant prof de français du lycée Henri IV nous raconte ses mésaventures ; alors qu'il rentre de vacances pour attaquer avec dynamisme la rentrée des classes, il croit reconnaître à plusieurs reprises un étrange personnage....tout droit sorti du roman policier qu'il n'a jamais terminé ! 

Phénomène d'autant plus étrange qu'il a écrit il y a quelques années une thèse sur le personnage de roman qui échappe à son auteur tout comme l'a fait Frankenstein. Ainsi, qui se souvient de Mary Shelley ? Comme quoi un personnage peut tuer son auteur....

Et c'est justement ce qui manque d'arriver; car, sur cet étrange personnage est un tueur en série qui s'inspire des meurtriers ou suicides de la littérature : Ophélie, Raskolnikov....Et il est justement resté sur sa faim car Victor n'est jamais allé au bout de son roman et a déchiré les premières pages. 

Sauf qu'aujourd'hui, les meurtres ont bien lieu dans la réalité : une jeune femme est retrouvée noyée dans la scène avec un extrait d'Hamlet sur elle et une vieille mégère est tuée avec, dans sa main, le nom de Victor !

Et si la fiction devenait réalité ? Alors que Victor commence à perdre pieds, pour le policier, il s'agit seulement d'une machination. Quelqu'un serait entré en possession du manuscrit alors que Victor affirme l'avoir détruit sans jamais en parler à personne. 

Un élève ? Ou alors le double raté de Victor, son meilleur ami prof de lettres également, mais qui n'arrive pas à se faire respecter dans son lycée pourri de banlieue ? 

Que de suspens ! Cette histoire construite sur les rapports personnages/auteurs est vraiment très alléchante ! Elle fait peur et est en même temps très drôle ; tout commence sur un ton badin où Victor se moque tendrement de son meilleur ami, prof timide et célibataire endurci. Puis une atmosphère inquiétante et surnaturelle surgit. Enfin, l'enquête commence et on entre alors dans une sombre histoire de vengeance ou de jalousie. 

Une intrigue rondement bien menée qui enchantera les amateurs de romans policiers un brin fantastiques et aussi tous les passionnées de littérature : Hamlet, Crime et châtiment, Frankenstein, que de références !

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:42

ROMAN FANTASTIQUE

Bjorn le morphir

Thomas Lavachery, écrivain et documentariste belge nous propose un drôle d'Ovni, roman de fantasy qui ne ressemble à nul autre. Nous sommes plongés dans les contrées vikings au XIe siècle. Un village entier, au coeur du Fizzland, va être attaqué par une neige particulièrement redoutable qui va crever les toits et qui insuffle un produit mortel dans le sang de ses victimes. 
Le village entier est donc obligé de se réfugier dans les caves. On suit ainsi les pérégrinations d'une famille d'un guerrier très puissant avec ses deux fils, l'un intrépide et l'autre très timoré, Bjorn. Mais face à la blessure de son père, Bjorn va tout à coup se révéler sous un autre jour ; un jour, il vainc un ennemi; on lui déclare alors qu'il doit être un morphir, c'est à dire une créature qui dans son enfance est très timide et lâche et qui se révèle ensuite un brillant combattant !

Voici donc Bjorn à la tête de sa famille qui les emmène dans les souterrains du frizzland pour les sauver de la neige.Il doit trouver de la nourriture et surtout trouver une contrée plus accueillante afin de les sauver...

Ce petit roman est vraiment très original et plein d'action ; la première singularité réside d'abord dans la place accordée à la neige. Cette dernière est le plus souvent symbole de calme, de rêve ou de pureté. Ici, c'est une reine dangereuse qui est à la tête d'une armée de glace terrifiante ! Etre touché par la neige conduit à être empoisonné et à devenir fou !

Tout en reprenant le schéma traditionnel des romans d'apprentissage (chevalerie, héros timide qui devient un héros, duels à l'épée), il introduit une bonne dose d'humour (le troll qui zozotte) et d'inventivité (les saumons terrestres qui marchent sur quatre pattes). L'émerveillement se mêle brillamment à la peur éprouvée par le lecteur devant la noirceur des thèmes. 

Je n'ai qu'une hâte : lire la suite, Bjorn aux enfers !

Et si vous voulez découvrir Thomas Lavachery en tant que documentariste, vous pouvez regarder le film Un monde sans maris , un magnifique documentaire sur l'une des dernières sociétés matriarcales du monde en Chine...

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 22:18

Editions Flammarion, 2007

Voici un roman pour ados bien réjouissant qui mêle avec brio le roman d'apprentissage, le roman historique et l'intrigue policière. Nous voici plongés à la Cour d'Elizabeth Ire d'Angleterre, au XVIIe siècle. Le roman est le journal de Lady Grace, la demoiselle d'honneur de la reine, qui vient de fêter ses 16 ans. Et à cette époque, à cet âge, on se marie !

Orpheline de mère, c'est la reine qui l'a prise sous son aile. Et elle doit choisir au cours d'un bal l'élu de son coeur entre trois ducs ou barons bien plus vieux qu'elle ....et en plus, elle doit le choisir en choisissant le cadeau que ce dernier a offert. Elle porte son dévolu sur un beau collier de perle au détriment  d'un poignard ! Mais dans la nuit, le comte malheureux est tué et l'on accuse l'heureux élu de Lady Grace ! Sauf que l'héroïne ne croit pas une minute à la culpabilité de son promis...

Elle va donc enquêté avec ses fidèles compagnons , une lingère et un acrobate de la cour...ensemble, ils vont découvrir les intrigues de cour et les rivalités.

Il s'agit d'une intrigue menée tambour battant avec de multiples rebondissements. Patricia Finney centre certes l'intrigue sur son héroïne mais sans oublier pour autant d'étudier la société élisabéthaine. Lady Grace est une jeune enquêtrice pleine de fougue et vous attend pour d'autres aventures dans deux autres tomes !

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 19:37

SCIENCE-FICTION

Editions Gallimard, collection Scripto, 2005

Jean Molla est l'un des meilleurs écrivains pour la jeunesse actuel. On lui doit notamment l'inoubliable Sobibor.

Avec Felicidad, nous quittons le roman historique sur les camps de concentration pour une société futuriste où la Bonheur est devenu obligatoire. Un président règne à vie sur Felicidad. Les pauvres, les délinquants ont été relégués dans les zones, à la périphérie de la ville. On a créé des parumains, des robots humains qui travaillent à la place des humains. Mais ces derniers n'ont pas les mêmes droits que leur modèle...Ils sont programmés à distance pour leur interdire toute révolte.

Pour revigorer la consommation, on a créé des Pères Noëls Parumains afin d'organiser plusieurs nuits de Noël par an. Mais un problème parasite le système : les Deltas 5 , modèle parumain des pères Noëls deviennent autonomes et se révoltent ...Parallèlement, le Ministre du bonheur est assassiné. Les Parumains sont-ils vraiment responsables du crime?

Un policier, membre du Ministère de la Sûreté Générale, va enquêter...

Jean Molla affirme s'être inspiré des romans de Philip K Dick et du film Blade Runner de Ridley Scott. Il mêle avec brio une intrigue policière et réflexion sur notre futur. A quel prix obtenir le bonheur ? Grâce à des Sécuricams qui espionnent chacun de nos gestes, à un Ministère de la Sûreté omniprésent et à une violence reléguée en banlieue. De quoi faire frémir !

A cette réflexion sur le bonheur paradoxal, s'ajoute une méditation sur le rôle des robots dans une société futuriste. Et là, attention ! Molla ne se contente pas d'une banale révolte des gentils Delta 5 contre les méchants humains...L'intrigue est beaucoup plus complexe que cela ! Le scénario nous réserve de multiples surprises concernant les personnages.

Une véritable intrigue mêlant le suspense et la réflexion philosophique. A conseiller à partir de 13 ans pour les bons lecteurs.

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 10:02

Editions Ecole des Loisirs, 2005

Voici un roman historique bien intéressant pour les adolescents, traitant de la condition féminine à la fin du XIXe siècle. Marie Desplechin traite d'un sujet qui n'est pas habituel, je pense, dans la littérature ado.

Lucie est une jeune fille issue d'une famille bourgeoise, vivant dans les beaux quartiers de Paris. A très ans, sa fille souhaite qu'elle quitte l'école pour pouvoir apprendre les bonnes manières et les tâches ménagères. C'est donc aux côtés des domestiques qu'elle va faire son apprentissage : la lessive, la cuisine....et aussi une ouverture d'esprit. Car avec Fanny, Annette et Marceline, elle découvre qu'à côté de la bourgeoisie et des beaux quartiers de Paris, il y a tout un peuple qu'elle ne connaissait pas. Elle découvre par exemple le mot "socialisme". Elle va donc regarder dans le dictionnaire ce que veut dire cette expression.

Puis les domestiques vont lui faire découvrir le célèbre Ventre de Paris de Zola. C'est là qu'elle va découvrir la liberté et qu'elle choisira les clés de son avenir...

Même si Marie Desplechin n'évite pas les clichés, elle signe un beau roman d'apprentissage. Une occasion de faire découvrir aux adolescents les luttes sociales de la fin du XIXe siècle.

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 12:21

Editions du Rouergue, collection "DoAdo noir", 2006

Amis bibliothécaires blogueurs, vous avez sans doute entendu parler de ce livre qui a défrayé la chronique l'année dernière ! Il a inauguré la collection romans noirs au Rouergue. Guillaume Guéraud est un auteur pour ados reconnu ; ici, il met en scène un adolescent qui dans un accès de violence tue une partie de sa famille, lors du mariage de son frère. On pense bien sûr à Elephant de Gus Van Sant et aux différents faits divers des journaux télévisés.

Guillaume Guéraud met en scène le tueur par l'intermédiaire d'un flash back intéressant ; tout commence à l'arrestation du jeune assassin : dans la voiture de police, l'adolescent se souvient et se confie...

C'est donc un monologue que nous lisons ; sans pour autant se justifier ou s'excuser, l'assassin sanguinaire nous raconte son enfance et le milieu infâme dans lequel il vit : un petit village rural où se déchirent les scieurs et les vignerons. La chasse qui est le passe-temps favori des ouvriers. Il y a surtout le frère aîné qui avec son meilleur ami joue les voyous avinés. Un jour, l'adolescent, dégoûté par un tel milieu, "pête un cable".

Guillaume Guéraud a-t-il voulu excuser le tueur? Je pense que non; il a juste voulu comprendre ses gestes. Et c'est vraiment réussi. Guéraud crée une atmosphère morbide : milieu de la chasse, ivrognerie etc...Le monologue est très bien écrit, nous y croyons sans problème. Le tueur n'est pas un stéréotype ùmais quelqu'un d'inséré dans un milieu bien précis. Nous avons l'impression d'assister à des luttes archaïques dans un milieu rural arriéré.

La question principale est : comment peut-on présenter un tel livre aux adolescents ? Je pense qu'il faut absolument une médiation. Qu'en pensez-vous ? Je parle ici de mes collègues bibliothécaires : l'avez-vous déjà proposé lors d'un club de lecture par exemple ?

Je vous conseille vraiment de le lire. Certes, il y a du sang, mais on après tout, on ne fait pas de bons livres sans susciter de débats !

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 22:37

ETATS-UNIS

Editions Gallimard Scripto, 2005

Joyce Carol Oates et l'un des écrivains américains contemporains les plus brillants. Depuis quelques années, elle écrit également pour les adolescents. Il y a quelques mois, je vous avais présenté Délicieuses pourritures ; dans Zarbie, on y retrouve la même influence : perversion, rapports de force, portrait d'êtres à la fois brillants et magnétiques, victimes subjuguées...

Nous rencontrons une famille sans histoire, dominée par le père, le brillant reporter sportif Reid Pierson. Ce dernier est célèbre et estimé dans tout le pays; il habite avec sa femme Kate et ses deux filles, Frankie et Samantha, dans une magnifique maison sur les hauteurs de Seattle. Pierson est un véritable héros dans sa famille. Une ombre pèse cependant : sa femme souffre de plus en plus de servir de faire-valoir à Reid. Elle décide de gagner en indépendance et d'ouvrir un atelier de sculpture...A partir de ce moment tout bascule...Le couple se dispute de plus en plus...

Cette histoire, toute simple au début, nous est racontée par la fille aînée du couple, Frankie, surnommée "Zarbie" par un garçon qui avait tenté de la violer...Derrière une sensibilité à fleur de peau, elle cache une farouche détermination. Nous avons l'impression de lire une histoire banale de divorce...Mais tout bascule dans le triller psychologique à partir du moment où Frankie découvre que son père violente sa mère. Il manipule ses deux filles pour les monter contre sa femme. Puis un jour, la mère disparaît. L'enquête commence...

La qualité du récit réside dans la description de la tension psychologique et dans l'évolution des personnages ; comme toujours chez Oates, nous sommes plongés dans un cadre idyllique, au sein d'une famille aisée et sans histoire. Mais une ombre assombrit ce paradis. Le mal est incarné par une personnalité brillante qui hypnotise son entourage.

L'histoire est d'autant plus forte qu'elle est racontée par une adolescente qui saisit par bribes ce qui est en train de se passer. Un magnifique triller aussi bien pour adolescents que pour adultes.

Décidément, Joyce Carol Oates me passionne. Je pense que je vais continuer à explorer son oeuvre.

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 22:03

Ecole des Loisirs, 2005

Une bouteille dans la mer de Gaza

Voici une histoire d’amitié très originale entre une jeune fille israelienne et un jeune homme palestinien. Un jour, Tal ne supporte plus de vivre au milieu des attentas suicides. Alors qu’elle vit dans une famille militant pour la paix, elle a besoin de se confier, de dire ce qu’elle a sur le cœur. Elle décide donc d’écrire ses pensées et de les mettre dans une bouteille qu’elle jetterait à la mer en quête d’un destinataire éventuel. Au cas où sa bouteille serait repéchée, elle y laisse une adresse mail.

 

Elle s’imagine qu’elle pourra ainsi échanger avec une jeune fille palestinienne de son âge. Sauf que le destinataire imprévu est un garçon nommé Naïm ! La correspondance par mails interposés commence…Naïm ne se présente pas, se moque d’elle et la prend pour une petite fille gâtée. Puis, petit à petit, ils découvrent que leur quotidien se ressemble…

 

Le récit est très bien construit car nous ne saurons qu’à la fin l’identité et la vie du jeune homme.On suppose donc toutes les possibilités. Un imposteur ? Un terroriste ?

 

Un roman épistolaire original, par mail, et un moyen intéressant de faire découvrir le conflit israelo-palestinien aux adolescents.

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 16:49

Editions du Rouerge, collection "DoAdo", 2005

Ce livre a été très remarqué lors de sa sortie dans les clubs de lecture. Peut-être par ce qu'il est grave et léger en même temps et aussi très poétique. Il aborde le thème de la mort et du handicap de façon très positive.

Miro est un jeune garçon aveugle qui vit joyeusement avec son handicap. En compagnie de son vieil ami Paluche, il adore partir à la pêche. Mais un jour, le vieux pécheur se fait mordre par une murène et va à l'hôpital. En compagnie de ses deux meilleurs amis, Miro va tenter d'égayer son séjour à l'hôpital. Puis il va rencontrer la jeune Lune dont il va tomber amoureux...

Poisson-lune respire d'émotion à chaque page. Il y a tout d'abord les sensations d'éprouve l'aveugle Miro : le frôlement des vagues et du sable, les odeurs des embruns, l'écoute du rire de Lune. Il y a aussi ce merveilleux rapport intergénérationnel: des enfants aident un vieil homme à supporter la vieillesse. Tout au long du livre, il y a une communauté d'amis qui se forme.

On appréciera également une bonne dose d'humour et aussi une allusion au rejet de la communauté gitane.

J'ai adoré la structure du roman: pour évoquer le thème du handicap, on évite pour une fois le schéma traditionnel "gamin mal dans sa peau " puis "apprentissage de la différence". Au contraire, le handicap est vu sous l'angle de la poésie.

A lire pour petits et grands !

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