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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 15:15

DE GUILLAUME GUERAUD



Editions du Rouergue "Do Ado Noir", 2008

Voici le troisième opus de Guillaume Guéraud dans la collection "Do Ado Noir". Après avoir traité d'un adolescent tueur dans Je mourrai pas gibier et fait un remake de Fahrenheit 451 parlant non de la disparition des livres mais des films dans La brigade de l'oeil, il traite d'un récit où un adolescent est confronté à la violence chez lui.

Clément est le fils d'une avocate. Alors qu'il rentre un soir chez lui, il découvre un intrus qui est en train de tout saccager. Il s'en prend à lui...

Ce récit est d'une violence indéniable, certains reprocheront les détails gratuits (l'adolescent qui se masturbe). Mais Guéraud évite tout manichéisme : il fait de l'agresseur une victime folle de chagrin qui n'hésite pas à retourner la violence contre lui.

L'auteur se garde bien de proposer des solutions mais il aborde la question de la défense des inculpés par les avocats. Il aborde les questionnements et les peurs de l'adolescent mais là encore, le récit reste ouvert.

A aborder au CDI pour un débat sur la violence...

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 19:02

de ANDRE BENCHETRIT

Vendeur de cauchemars

Editions du Rouergue "Do A Do Noir", 2009

Un coup de coeur pour ce petit livre d'une centaine de pages, à la fois conte merveilleux et thriller.

Deux enfants livrés à eux-mêmes, Lili et son grand-frère Elvis, se retrouvent confrontés à la visite d'un grand bonhomme au costume tout blanc et au crâne rasé, le vendeur de cauchemars ! Il menace bien sûr de les tuer !

Pour se défendre, on peut compter sur quelqu'un d'imaginaire, bien sûr ! Le Roi de Trèfle que Lili est la seule à voir et à entendre, une créature qui l'embête bien et qu'elle injurie de tous les noms pour qu'il parte ! Mais auf que ce soir, le roi de trèfle va être bien utile....

Ce récit oscille toujours entre le  réalisme très cru et l'onirisme le plus complet. Tout est fantasque : le père qui invente un stratagème incroyable pour défier les huissiers (installer une fausse porte pour y cacher tous les objets de valeur), le vendeur de cauchemars ressemble à un ange bodybuildé et la fillette a des visions.

Mais sous cet aspect merveilleux, l'auteur aborde des thèmes très sérieux comme les parents absents et irresponsables ou le refuge dans un monde imaginaire.

Une fin un peu simpliste mais qui a le mérite de remettre les pendules à l'heure.
Un récit qui vaut pour son atmosphère très originale.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 18:33

de NEIL GAIMAN

L'étrange vie de Nobody Owens

Editions Albin Michel, "Wizz", 2009

Neil Gaiman, auteur britannique de comic-books et de romans fantastiques, est l'un des grands adeptes des mondes parallèles. Dans Neverwhere, il imaginait un Londres d'en bas, une ville habitée par des rats. Coraline, son grand succès, immisçait son héroïne dans une famille double ; avec Nobody Owens, nous entrons dans le royaume des morts dans un cimetière :

Imaginez un bébé réchappant par miracle au massacre d'une famille entière, qui se réfugie dans un cimetière et qui est adopté...par des morts !

Après bien des hésitations, c'est Mr et Mme Owens qui adoptent l'enfant. La vie est trépidante dans ce cimetière : on peut parler avec des sorcières, visiter le monde des "goules". Mais pour les morts, la vie se répète ; point de surprise, d'événement, puisque les morts ont déja vécu leurs vie !
Nobody va donc être tenté de découvrir le vrai monde...mais il est poursuivi par les meurtriers de ses parents qui cherche à se débarrasser de lui...

J'ai adoré l'atmosphère à la Tim Burton de ce roman d'apprentissage à la fois thriller et conte fantastique.
A mon avis, le motif du meurtre de la famille de Nobody y aurait gagné en richesse si il avait été plus étoffé, le lecteur reste un peu sur sa faim.

Par contre, le côté roman d'apprentissage est bien traité (qu'est-ce que la vraie vie ? ) ; on appréciera également la description réaliste des morts, ce qui nous amène à réfléchir sur la nécessité ou non de l'éternité.

Attachant et divertissant.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:51

ROMAN NOIR POUR ADOLESCENTS

Mon amour Kalashnikov

Editions du Rouergue, collection "DoAdo noi", 2008

Voici un excellent roman noir à conseiller aussi bien aux adolescents qu'aux adultes. Très rythmé, ce n'est pas seulement un roman noir mais aussi un roman d'apprentissage qui propose une réflexion sur la société contemporaine.

Agathe est une étudiante  chinoise qui a emménagé récemment à Lyon. Un soir, elle fait du baby-sitting dans un loft chic du quartier de la Croix Rousse. Lorsqu'elle voit la photo du père, elle croit reconnaître l'agresseur qui a tenté de la violer dans un passage obscur dans le même quartier.
Le lendemain matin, le père est retrouvé assassiné ...

La police soupçonne bien sûr Agathe et son petit copain Gilan qu'elle a essayé de joindre désespérément sur son portable la veille au soir. Mais Gilan répond aux abonnés absents. Lorsqu'elle arrive à le joindre, il se montre très évasif et prend ses distances. Que cache-t-il ? Est-ce vraiment un voyou ? La bande qui tourne autour de lui n'a pas l'air très recommandable ...
 
Agathe se montre très jalouse lorsqu'elle apprend qu'une autre fille chinoise se cache chez Gilan...

Les rebondissements sont multiples, l'écriture est très rythmée : phrases courtes, hachées, souvent nominales, avec en arrière fond sonore les chansons de Gilan, une sorte de rock urbain mêlant lyrisme et action. Tout en privilégiant l'action, l'auteur laisse la place au ressenti des personnages ; en effet, il s'agit d'un récit à plusieurs voix qui fait alterner le point de vue d'Agathe, de Gilan et d'autres personnages surprises...

Pour brouiller les pistes, l'auteur fait se ressembler physiquement plusieurs personnages...

Un rythme effréné donc, mais qui laisse s'épanouir un beau récit d'apprentissage qui interroge les sentiments intimes d'adolescents un peu perdus.

Avec en toile de fond, une analyse des rapports Nord-Sud au sein de la mondialisation. Ce récit respecte les codes du roman noir qui se veut une analyse critique de la société.

Le décor choisi, le vieux Lyon et ses traboules, les passages typiques de la Croix Rousse aux escaliers sans fin qui traversent les cours d'immeubles pour se rendre d'une rue à une autre, est le lieu idéal pour les courses poursuites, les cachettes
et les faux semblants. Le climat humide de la Saône, la brume, le crachin donnent une atmosphère spectrale à l'intrigue.

Un bon divertissement.

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 10:41

TOME 1 : L'éveil ru roi

Les chroniques de Kheradon - Les chroniques de Kheradon, T1

Editions Hachette Jeunesse, 2008

Voici une nouvelle série d'heroic fantasy pour la jeunesse, au rythme enlevé, qui respecte tous les codes du genre : lutte contre les forces du mal, cosmogonie imaginaire, créatures hybrides à foison....Si ce roman ne renouvelle en aucun cas le genre, nous devons lui reconnaître des personnages attachants, une force visuelle incontestable et un suspense assez haletant.

 

Chris Debien nous invite dans le royaume des Terres tranquilles : la reine vient de donner naissance à un fils mais malheureusement, elle se meurt. Le roi, fou d'amour, fait appel à la magie noire pour la ramener du monde des morts. Karän, le premier magicien du royaume, sacrifie une servante pour ramener la reine à la vie. Le sang est versé, la reine est sauvée mais l' "Obscur" a pris possession d'elle...

 

Quelques années plus tard, le fils, Luther est devenu un roi respecté. Mais bientôt, les forces du mal pénètrent dans le royaume. Les Sanguelem, des adeptes de la magie noire, demandent de l'aide. Kheradon refuse...Un sortilège s'abat sur lui...L'obscur prend possession de lui, il est paralysé...Il devra alors vaincre les forces du mal, aidé en cela par une "invisible", Maé et son fidèle magicien, Arax....

 

Une cosmogonie originale faite de vallées fertiles, de vallées troglodytiques, de déserts...Des créatures fantastiques telles des hargnes, des drakkens, des dragons...Un monde manichéen divisé entre la magie de l'Eclat qui utilise la nature comme souce d'énergie et la magie de l'Obscur, assoifée de sang.

 

Dans ce monde de clair-obscur, l'affrontement est aussi politique : Kheradon incarne la démocratie alors que le mage noir, Khäran incarne la tyrannie.

 

On retrouve évidemment le schéma du roman d'apprentissage : Luther, tiraillé entre deux forces contradictoires, devra choisir son camp...

 

Ode à l'amitié, au respect aîné/cadet, scènes de batailles grandioses...Tout pour ravir les amateurs du genre...et aussi les non initiés !

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 19:37
LITTERATURE ADOLESCENTE- POLAR HISTORIQUE

Fleurs de dragon

Gulf Stream Editeur, 2008

Jérôme Noirez, l'une des fleurons de la jeune littérature française de science-fiction, signe ici un polar historique rondement mené, alliant à la fois violence et poésie.

Nous sommes au Japon en 1489. Le pays est en proie à la guerre civile : le shogunat de la capitale, Kyoto, est menacé par les seigneurs locaux formant des clans et ayant à leur solde des groupes de samouraïs. Depuis quelques temps, des samouraïs sont assassinés. Le Shogun de Kyoto charge son officier de police Ryosaku de faire son enquête. Pour cela, il est accompagné de trois adolescents un peu turbulents, au passé tourmenté. Un turbulent, un autre courant après les filles et le dernier, l'artiste, préférant son instrument de musique à son sabre...
Les voila partis tous les quatre sur les route du Japon Moyen-Ageux : sa nature foisonnante, ses temples bouddhistes et shintoîstes, ses kamis, les esprits qui animent toute chose...

Le grand mérite de cette enquête policière est la présence à chaque page à la fois de la poésie et de l'humour. Noirez décrit à merveille les paysages naturels du Japon ainsi que l'esprit shintoïste. Ce qui fait que ce polar frise parfois le fantastique, de part la présence des kamis, les esprits qui animent chaque élément inanimé. De même, l'humour vient du caractère des personnages et du refus de leur héroisation. En effet, l'enquêteur Ryösaku, marqué par la violence de la guerre, refuse d'utiliser le sabre. Pour actionner son cerveau et celui de ses trois ados bien turbulents, il lance des coups de maillet sur leur tête ! De même, les trois garnements vivent de multiples péripéties qui les tournent en ridicule. ...Evoquons aussi les trois soeurs Ninja, filles d'un seigneur local, qui ne sont pas non plus au bout de leurs surprises...

Cette humour et cette poésie imprègnent ce récit à suspense qui vaut aussi pour ses descriptions de scènes de bataille. Le style d'écriture est très visuel et en même temps très zen, créant des effets d'arrêt sur image. Des scènes de toute beauté dignes des films d'arts martiaux, qui ne masquent pas une violence très présente.

N'oublions pas le dossier "pédagogique" à la fin du roman qui nous apprend plein de choses sur le Japon historique...

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 16:54

SUSPENSE

Le passager de l'orage

Editions Syros "Rat noir", 2008

Voici un drôle de roman bien sympathique qui vaut d'abord pour sa construction intéressante.

Jonathan est un ado un peu solitaire, fan de Moby Dick, qui vit des relations difficiles avec ses parents, son père étant alcoolique et sur le point d'être au chômage. Il tombe amoureux de Betty, une jeune ado qui va chercher des livres à la bibliothèque pour sa tante. Il se trouve un curieux job d'été par l'intermédiaire de la libraire du coin : secrétaire particulier de la célèbre auteur de polars Katherin Bets. Elle habite Cotte house, une maison lugubre qui a porté malheur à tous ses habitants....

Et en effet, le ton change dans la deuxième partie. Jonathan devient le complice de Katherin. Tout comme Katherin qui vient de perdre son fils, Jonathan se souvient de la noyade de son frère jumeau...Tous les deux commencent à avoir des cauchemars. Les portes claquent, un mystérieux tableau représentant le fondateur des lieux a des faux airs du capitaine Achab de Moby Dick.On apprend que le frère de Katherin est le patron du père de Jonathan et qu'il cherche à le faire virer...Un soir, survient le passager de l'orage....

Puis on revient à un épilogue bien dérangeant  !

Si la première partie assez lente est centrée sur la famille, les problèmes de l'adolescence (rapport enfants/parents, premières amours), la deuxième partie prend une toute autre tournure et nous rentrons dans un récit à suspense, très noir, allant jusqu'au meurtre.

Enfin, l'élilogue déstabilise le lecteur....

Une lecture bien divertissante, qui multiplie les approches, et met en abîme brillamment le travail de l'écrivain. Inspiration, rêves, hallucinations,écriture....Comment naissent les bons romans ?

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 16:34

Editions Ecole des Loisirs, 2007



Xavier Laurent-Petit est l'un des écrivains jeunesse les plus connus. Ce n'est pas la première fois qu'il évoque dans un livre pour ados le sujet de la guerre. Mais son dernier traite de l'actualité brûlante puisqu'il s'agit de la Guerre en Irak et de l'enrôlement de la jeunesse américaine.

Jérémy et son petit frère Oskar, jeunes américains, vivent de musique et d'eau fraîche. Jérémy vit de petits boulots jusqu'aù jour où il se fait enrôler dans l'armée sur un parking de supermarché. On lui promet qu'il va aider à construire des ponts....Mais on découvre qu'il est très bon tireur et il se fait engager dans les Forces Spéciales, la troupe d'élite...La joie et la fierté du début laisse vite place à la peur...

Tout est vu indirectement, de l'arrière, puisque c'est par les mails adressés en secret à son petit frère que nous vivons le quotidien de la guerre. Xavier Laurent-Petit étudie de près les rapports familiaux par rapport au sujet de la guerre (on apprend le passé du père, Jérémy cache la réalité à ses parents et se confie à son petit frère). La guerre est vraiment vue à travers le prisme familial.
De même, on vit la résistance de l'arrière grâce à la création d'un groupe de chanteurs aux chansons pacifistes.

L'auteur évite également tout misérabilisme en proposant une fin assez innattendue et non consensuelle. Une oeuvre intéressante qui permet d'explorer ce que représente l'armée pour une jeunesse désoeuvrée...

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 21:25

Editions Sarbacane, collection Exprim'



La collection Exprim', destinée à un public ado, publie de jeunes auteurs issus du milieu urbain banlieusard qui s'inspirent notamment du slam et du rap.
Coffee est le premier roman ambitieux d'un jeune slameur d'origine camerounaise qui a fondé son groupe, Chant d'encre.

Première originalité : le roman se déroule de 1974 à 2034, soit soixante ans de la vie d'un métis à l'enfance difficile, entre une mère alcoolique et un père absent, homme d'affaire  qui couche avec toutes ses secrétaires.

Le jeune Koffi étouffe ses sentiments, sa colère et subit son enfance sans broncher. Puis les décennies passent. Il est un élève consciencieux, se fait quelques amis très rares et se marie avec une blanche. Une vie sans histoire...les années passent et Koffi est toujours aussi "fermé" au monde. Car il s'est blindé contre la violence des sentiments ; il ne révèlera jamais rien sur ses blessures secrètes, sur sa mère alcoolique...La fin est un modèle de retenue...

Ce qui est exceptionnel dans ce roman, c'est justement le refus de tous les clichés. Non, ce n'est pas un énième roman sur le misérabilisme de la banlieue et de l'immigration. Ce n'est pas non plus un cri de colère d'un rappeur surexcité, un cri de haine contre une société occidentale qui n'a pas su réussir le défi de l'intégration. C'est au contraire une chronique très pudique, un roman d'apprentissage d'un "nègre blanc" qui refuse de dire au monde sa souffrance, qui garde en lui son secret pour vivre une vie normale. Sekloka signe une belle chronique amère sur 60 années ; le parcours d'un homme secret qui tait ses émotions tout en ayant une vie de famille classique.
Certaines scènes sont très dures (l'alcoolisme de la mère) ; d'autres regorgent d'émotion.

Peu de romans dits pour ados évoque un parcours de vie sur 60 ans ; on y évoque le parcours professionnel, la vie conjugale, le désir et la peur de la paternité, les blessures de l'enfance. C'est le grand mérite de ce titre d'avoir pris le personnage dans sa globalité et de ne pas s'être arrêté au portrait éternel de l'adolescent meurtri.

Nous apprécierons également une écriture sobre, loin de la tchatche de banlieue et aussi un rythme intéressant qui scande chaque chapitre. Au début de chaque chapitre consacré à une année, un refrain replace la vie de Koffi dans un contexte culturel : C'était l'année des...à chaque fois, des noms de vêtements, de footballeurs, d'appareils électroniques, de chanteurs...et d'un café particulier.

Un jeune auteur à suivre...

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 14:57

RECUEIL DE NOUVELLES

Tirez sur l'ambulance !

Editions Thierry Magnier, 2008

Colin Thibert est un auteur de la Série Noire chez Gallimard. Ici, il nous livre d'étranges nouvelles très bien ficelées destinées aux adolescents. Comme quoi on peu aborder des drames comme la mort dans la littérature dite pour ados sur un ton parfois très humoristique...

Certes, les thèmes de ces nouvelles ne sont pas drôles : vieillesse et mort des personnes, morts accidentelles, dénnonciation du libéralisme à outrance, racisme...

Jugez-en plutôt par ces exemples : un chien meurt et son malheureux propriétaire n'arrive pas à l'enterrer...Une vieille femme acariâtre qui ne veut pas faire rénover sa maison délabrée finie emmurée...Des touristes écrasent sans vergogne une petite fille birmane et à l'heure de l'ultralibéralisme, les ambulances deviennent concurrentes et s'arrachent les malades à coup de revolver !

Colin Thibert est un as de la nouvelle : tout débute de manière presque normale et la chute inattendue très noire vient pour broyer les tripes.

Mais alors pourquoi la présence de l'humour noir ? Tout simplement parce que ces nouvelles sont une charge implacable contre les travers de notre société : des touristes imbus de leurs privilèges qui veulent visiter la Birmanie à tous prix en voiture malgré les contre indications. Les méfaits du libéralisme sur la santé. L'indifférence envers les vieillards. Les stéréotypes du racisme le plus vil qui veut qu'en chaque "noi" réside un dangereux sorcier. Assurément, l'auteur force le trais. Mais c'est pour mieux souligner et dénoncer.

C'est bien ficelé et ironique à souhait. Et mené tambours battants dans un rythme effréné. A souligner d'autant plus que l'art de la nouvelle est rare surtout dans la littérature ado...

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