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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 15:54

EGYPTE

Editions Actes Sud, 2006

Voici le plus grand succès éditorial de l'histoire de l'édition égyptienne (150 000 exemplaires vendus). Il a été adapté au cinéma (plus gros budget du cinéma égyptien bien sûr !) et va sortir sur nos écrans le 23 août ...cela vaut bien un article !

J'ai dévoré ce petit chef d'oeuvre en deux jours. Ce livre est original à plus d'un titre, de par ses thèmes et par sa construction. A signaler que l'assemblée nationale égyptienne a tenté de censurer certaines scènes du film, en vain.

Si cette histoire provoque un tel remous, c'est parce que ce roman aborde de nombreux sujets tabous dans la société égyptienne : corruption politique, terrorisme islamiste, émancipation féminine et homosexualité.

L'auteur, médecin et écrivain, a choisi de raconter le quotidien de plusieurs habitants d'un immeuble du Caire, l'immeuble Yacoubian. La narration est ainsi éclatée : plusieurs pages sont consacrées à la vie dans l'un des appartements puis au passe à d'autres appartements avant de revenir aux premiers... Le destin des personnages ne se croise pas forcément.

Grâce à cette narration audacieuse, l'auteur peint différentes facettes de la société égyptienne : les pauvres croisent les riches, le vieux côtoient la jeunesse...Un vieil aristocrate vit ses vieux jours en invitant de belles prostituées qui le volent. Un journaliste homosexuel vit une histoire d'amour clandestine avec un soldat. Un jeune homme, fils du gardien de l'immeuble Yacoubian, est refusé à l'entrée de l'école de police simplement parce qu'il est d'origine modeste; il découvre alors un nouveau chemin dans le terrorisme...Un magnat financier cherche l'appui des nantis pour assurer son avenir politique.

Dans ce portrait au vitriol de la société égyptienne, le grand mérite d'El Aswany est de ne jamais juger , de ne jamais prendre position. Il donne juste à voir et renoue avec talent avec la tradition du roman social : il décrit avec beaucoup de vérité les aspirations et les blocages d'une société.

Il ressort de ce roman très réaliste une société sclérosée où toute ascension sociale semble bloquée. Les bombes semblent bien être la dernière solution pour bousculer tout ça. Les femmes utilisent leur corps pour trouver une liberté illusoire. Mais le roman sait également nous émouvoir en nous racontant une belle histoire d'amour entre le vieil aristocrate humaniste et solitaire et une très jeune femme qui découvre l'amour de manière inattendue. Cette histoire fait couler une petite note d'espoir dans cet univers bien noir...

Il ne reste plus qu'à attendre la sortie du film mercredi prochain...Avis aux amateurs...

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 19:57

Seuil, 2004

Hiner Saleem est d'origine kurde

Voici un beau récit d'enfance autobiographique : le cinéaste Hiner Saleem (réalisateur de Vodka Lemon) nous raconte son enfance au temps de l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979. Hiner est issue d'une famille de combattants indépendantistes kurdes et dû subir toutes les brimades des autorités irakiennes (déportation, exclusion de l'administration...).

La guerre irako-kurde est vue du point de vue d'un gamin, tel que se définit l'auteur, ce qui évite tout misérabilisme ; le gamin deviendra un jeune homme et décidera de s'exiler en Europe pour vivre sa liberté.

Un beau récit qui évite tout misérabilisme et qui nous plonge directement dans la condition des Kurdes sous le régime de Saddam Hussein. On découvre que les Kurdes ont cru à leur indépendance au début du régime puis qu'ils ont été trahis par les Américains. Ce roman met en valeur la fierté kurde qui a choisi la voie de la résistance.

Un beau roman à découvrir entre fiction et documentaire.

Cela m'a donné envie de voi Vodka Lemon !

 

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 23:15

TURQUIE

Seuil, 1986

Nedim Gursel est le plus grand auteur turc contemporain avec Orhan Pamuk (et son ainé Yachar Kemal). J'ai découvert il y a déjà plusieurs mois cet auteur avec La première femme, l'histoire d'un jeune homme qui quitte son village anatolien natal pour aller faire ses études à Istanbul.

Le roman se déroule sur une journée: il quitte sa mère, incarnée par les contes de son enfance, découvre Istambul la magnifique, la maléfique, connaît sa première expérience sexuelle dans un bordel et finit par être ensorcelé par la ville majestueuse.

Le titre désigne plusieurs figures féminines qui se superposent: il s'agit à la fois de la mère adorée, de la jeune princesse du conte que lui lisait sa mère, qui incarne la femme idéale. Puis on découvre la prostituée et enfin la ville même d'Istanbul présentée sous les traits d'une femme ensorceleuse.

J'ai adoré ce roman qui se présente sous la forme d'un roman d'apprentissage. L'écriture est magnifique; nous avons l'impression de nous promener dans les ruelles tortueuses d'Istanbul. Tout comme le narrateur, on ressent de l'écoeurement puis de la fascination. Ce roman tient à la fois du conte oriental , du roman d'initiation, du poème en prose et du guide touristique ! On retient également l'amour immortel entre la mère et le fils.

L'écriture est à la fois plus poétique et plus fluide que celle d'Orhan Pamuk.

Vraiment un chef d'oeuvre !

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 19:59

ALGERIE- LITTERATURE FRANCOPHONE

Gallimard, 1999

Boualem Sansal est avec Maïssa Bey l'un des plus grands représentants de la francophonie en Algérie. Haut fonctionnaire de l'Etat, il lutte contre l'arabisation de la société algérienne. Après la publication de son premier roman Le serment des barbares, il fut destitué de son poste. Et pour cause !

Son roman est une diatribe féroce contre la société algérienne. A chaque mot, on ressent une bile amère, une colère sans nom qui va jusqu'à l'écoeurement. Tout le monde en prend pour son grade : les écoles, les médias et bien sûr les politiques aux prises avec les islamistes sont vilipendés avec haine.

Ces discours haineux sont entrecoupés d'une intrigue policière intéressante: deux hommes sont assassinés le même jour. L'un, le mafieux du village, est enterré en grande pompe. L'autre, un pauvre homme, meurt dans l'indifférence générale. L'inspecteur Larbi va faire son enquête et découvrir que les deux meurtres sont liés...

L'intrigue policière est palpitante puisqu'elle met en relief les conflits entre le FLN qui a tout gagné après la guerre d'indépendance et ses ennemis, plus pacifistes, trahis par les Français. On découvre que le vieil homme assassiné entretenait le cimetière chrétien de la ville. Dans quel but? Et si les anciens colons agissaient encore dans l'ombre?

Mais sur 400 pages, cette intrigue est sans cesse mise au second plan pour laisser place aux discours baroques, écoeurés de l'auteur. On a jamais vu de narrateurs plus présents ! Je reconnais qu'il faut un sacré talent et surtout une colère violente contre son pays pour écrire ainsi. Mais je n'ai pas du tout accroché à l'écriture...

J'aime la belle écriture mais plutôt fluide et poétique...A mon avis, l'écriture pamphlétaire de Sansal alourdit fortement le roman. J'aurais préféré une intrigue policière linéaire !

Si vous l'avez lu, donnez moi votre avis !

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3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 23:28

TURQUIE

Gallimard 2005 -Prix Médicis du roman étranger

 Orhan Pamuk, l'écrivain turc le plus lu aujourd'hui en Europe (avec Yachar Kemal) est un écrivain engagé poursuivi par le gouvernement turc pour avoir dit publiquement que son pays était responsable de la mort de plusieurs milliers de kurdes et de millions d'Arméniens. Il risque de six mois à trois ans de prison.

 L'ensemble de ses romans examine les liens entre l'Occident et l'Orient que ce soit au XVIe siècle (Mon non est rouge-voir article) ou de nos jours.

 C'est le cas de Neige son dernier roman: Ka, un poète - journaliste turc exilé politique en Allemagne, part faire un article à Kars, un village reculé de l'Anatolie; il veut enquêter sur un fait divers sordide: le suicide de jeunes femmes voilées. Il arrive à la veille d'élections municipales où s'affrontent nationalistes, islamistes et laïcs. Mais Ka est aussi venu pour de plus humbles raisons: rejoindre une ancienne camarade de fac, Ipeck, dont il est secrètement amoureux.

 A peine arrivé à Kars, il est témoin de l'assassinat du directeur de l'Ecole Normale qui a interdit le port du voile et d'un putch militaire à l'occasion d'un spectacle de propagande. A partir de ce moment, il va être sollicité par les membres des deux factions adverses: les étudiants islamistes avec leur chef, Lazuli, amant de la soeur d'Ipeck d'un côté et les ultralaïcs de l'autre: l'acteur Sunay, acteur de théâtre s'improvisant dictateur d'un jour soutenu par les militaires.

Au sein de ces luttes intestines, Ka veut d'abord assurer son bonheur (repartir en Allemagne sain et sauf avec Ipeck) et écrire ses poèmes inspirés de la neige qui paralyse les routes et isole le village tombant peu à peu dans l'anarchie...

Dans cette atmosphère très poétique, Pamuk se garde bien de signer un roman manichéen: en effet, la lutte contre les islamistes est menée par des militaires anti-démocrates ou des acteurs fantoches, dictateurs d'un jour. Pamuk critique également les ultralaïcs qui prônent la lutte contre les islamistes au mépris de la démocratie. Les Occidentaux en prennent aussi pour leur grade en soutenant les militaires qui mâtent les islamistes et en regrettant l'absence de démocratie en Turquie. Les  laïcs prônant la démocratie méprisent la culture et les idéaux des orientaux...Ka, lui -même, est un héros ambigu se démenant au sein de ses luttes pour assurer son bonheur. Il devient l'intermédiaire entre les deux factions rivales. L'écrivain mêle habilement la quête du bonheur et de l'amour aux contraintes de l'engagement politique.

Ce titre peut être aussi vu comme un roman à suspens où l'étau se resserre progressivement sur Ka. Le destin est en marche dès les premières pages. S'y mêle une réflexion philosophique sur le lien entre le flocon de neige et l'être humain...

Un livre à lire de toute urgence à l'heure du débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. A noter que Pamuk milite pour l' intégration...

 

 

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11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

ALGERIE/ KABYLIE

 

La terre et le sang 

 

   

 

 

Mouloud Feraoun est le plus grand écrivain kabyle du XXe siècle. Instituteur à Alger, il a remporté de nombreux prix avant de se faire assassiner en 1962, à la fin de la guerre d'Algérie.

 

Ses romans exaltent les passions dans les villages isolés de Kabylie. La terre et le sang met en scène un jeune villageois,

 

Ses romans exaltent les passions dans les villages isolés de Kabylie. La terre et le sang met en scène un jeune villageois, Amer, qui émigre dans le nord de la France pour se faire embaucher dans les mines. Là-bas, il rejoint la petite communauté kabyle de son village ainsi que son cousin. Ce dernier est l’amant de sa logeuse. Un jour, un tragique accident survient au fond de la mine : une charrette de charbon écrase le cousin dans son sommeil. Est-ce un tragique accident ? A-t-il été provoqué par le mari jaloux de la logeuse ? Amer fuit la mine sans avoir défendu l’honneur de son cousin…Quelques années plus tard, il tomba amoureux de Marie, la fille illégitime de son ex patronne et de son cousin et l’épouse pour se dédouaner de sa faute…Il décident tous les deux de rentrer au pays. Mais là-bas, les attendent les proches du cousin qui n’ont pas oublié sa mort. Y aura t il vengeance pour défendre l’honneur du mort ? 

 

Cette histoire d’honneur est doublée d’un récit sur la descendance et sur l’adultère : Slimane qui désire au début venger la mort de son oncle découvre qu’il est stérile ; sa femme, Chabha tourne de plus en plus autour d’Amer…

 

Ce roman porte magnifiquement son titre : les kabyles sacralisent la terre qui est un bien que l’on transmet de génération en génération ; les couples doivent être fertiles pour transmettre cette terre. Le sang est celui de la famille et aussi celui de la vengeance…

 

Tout au début annonce la tragédie sanglante : lorsque Amer est accueilli, on sent la rancœur, même si elle s’apaise au fil du roman. Mais on sent que le destin est en marche . Tout tourne autour de l’exacerbation des passions.

 

Ce livre met en scène l’honneur tribal des différentes familles : chacune au coin de la rue défend son nom, ses ancêtres, son histoire. Cela exacerbe les conflits car il n’y a pas de communauté villageoise unifiée. Feraoun nous fait découvrir avec brio les coutumes de sa Kabylie natale. Il met également en relief les difficultés des immigrés lorsqu’ils retournent au pays ; ces derniers sont souvent considérés comme des bourgeois arrivistes ou des traîtres…

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1 septembre 2005 4 01 /09 /septembre /2005 00:00

ALGERIE

Editions de l'aube, 1996

Dans ses romans,Maïssa Bey met brillamment en scène la femme musulmane éprise de liberté. La jeune Nadia est une belle adolescente qui, lors de ses vacances, va sur la plage pour admirer la beauté des éléments : la mer, le soleil...

Mais une ombre menaçante pèse sur ce bonheur: sa famille, de pure tradition musulmane, refuse cette liberté. Son frère aîné fréquente de plus en plus la mosquée et Alger semble être peu à peu gagnée par l'islamisme radical...

Pourtant, cet été, Nadia va tomber amoureuse du beau Karim...

Raconter cette histoire avec mes mots fades ne rend pas compte de la qualité de ce récit. Maissa Bey ne nous livre pas un roman sociologique à thèse. Ce roman est avant tout de la poésie à l'état pur, un hommage aux différents éléments de la nature: la mer, le vent, le sable, le ciel. Chaque phrase nous livre l'intériorité de Nadia, ses états d'âme, ses sensations. Chaque mot exprime du ressenti et une sensibilité à fleur de peau: "La mer monte en elle comme un lent désir. Un halètement. Battements réguliers des vagues contre son corps bercé comme aux premiers jours. Plus loin encore. Et lorsque enfin, elle s'endort, la mer encore berce ses rêves".

La mer symbolise l'éveil de la sensualité. Au contraire, la tempête, la poussière d'Alger  laisse deviner un dénouement funeste. Maissa Bey évite tout misérabilisme. Le drame n'est qu'effleuré avec une phrase finale. Les éléments se fondent au destin de la jeune musulmane sacrifiée...

 

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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00

ALGERIE

Yasmina Khadra est le pseudonyme d'un officier supérieur de l'armée algérienne, Mohamed Moulessehoul. Ecrivain reconnu dans le monde entier, il a caché sa véritable identité par peur des représailles et pour échapper aux comités de lecture militaires.Son surnom féminin s'inspire des prénoms de son épouse.

 En 2001, il a livré sa véritable autobiographie dans L'écrivain: l'histoire d'un enfant doué pour l'écriture et passionné de littérature, rêvant de devenir écrivain mais dont le père a déja choisi le destin: il sera officier.

Le lecteur s'identifie parfaitement au jeune adolescent qui est partagé entre sa véritable vocation et le respect du à son père. Khadra n'en livre pas pour autant un portrait monolithique et violent de l'armée; ainsi, certains professeurs de l'école militaire reconnaissent son talent et lui conseillent de publier ses textes. C'est plutôt la figure paternelle qui est incriminée.

Depuis quelques années, Yasmina Khadra partage sa vie entre la France et le Mexique. Ce n'est qu'à l'âge mur qu'il a décidé d'assumer réellement sa vocation.

A part dans ce roman, l'ex-officier est très discret sur le milieu de l'armée. Je vous propose la lecture d'un autre de ses romans, L'hirondelle de Kaboul, s'inspirant de l'Histoire récente de l'Afghanistan.

L'hirondelle de Kaboul, Juilliard

Ce magnifique roman a pour cadre le régime des talibans. Le personnage principal est geôlier dans les prisons de Kaboul. C'est un être déçu par la vie qui nous livre son désespoir.

Un jour, une femme ayant tué son mari, est jetée en prison. Le geôlier va peu à peu tomber sous le charme de la meurtrièe qui lui redonne le goût de vivre. Sa femme va vite s'en apercevoir en décelant l'étincelle dans son regard...

Ne vous imaginez pas une simple histoire d'adultère. Dans ce drame, les trois protagonistes vont livrer le meilleur d'eux-mêmes et retrouver un sens à leur vie. Je ne vous en dit pas plus par peur de délivrer le coup de théâtre.

Ce roman vous poursuivra pendant de longs mois après sa lecture. C'est un véritable hymne à l'amour et au courage au coeur d'un régime ravagé par la violence et la pauvreté.

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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00

TURQUIE

Yachar Kemal est le plus grand écrivain turque contemporain avec Orhan Pamuk. Il est en fait issu de l'une des seules familles kurdes de Cilicie. Son oeuvre est dédiée aux héros humbles qui luttent contre l'oppression des sultans ottomans. Son oeuvre la plus célèbre, Mehmèd Le Mince, est le portrait du Robin des Bois oriental.

Ce roman nous plonge au coeur du Mont Ararat, montagne qui a vu s'échouer la légendaire arche de Noé, et qui marque aujourd'hui la frontière entre la Turquie et l'Arménie. Ahmed, un jeune berger, voit un magnifique cheval blanc s'arrêter devant sa porte à trois reprises. Selon lui, c'est le Tout-puissant qui lui a accordé ce présent.

Le cheval appartient en fait au pacha ottoman qui contrôle la région. Ne voulant pas rendre le cheval, Ahmed est jeté en prison...

Kemal nous plonge dans un véritable conte oriental mêlant histoire d'amour, politique et légende: le berger Ahmed tombe amoureux dans sa geôle de la fille du sultan, le peuple des bergers kurdes va se révolter contre la domination turque. Le roman commence par une légende: chaque année, au début du printemps, les bergers de la région montent au bord du lac du Mont Ararat en jouant un aire mystérieux à la flûte; ils semblent honorer un aigle qui passe au dessus du lac chaque année à cette période. L'histoire d'Ahmed et du sultan nous délivrera progressivement le sens de cette mystérieuse cérémonie.

Cette histoire nous fait découvrir avec poésie les luttes entre les Ottomans et les peuples qu'ils ont assujetis.

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18 juillet 2005 1 18 /07 /juillet /2005 00:00

ALGERIE

Assia Djebal a été élue très récemment à l'Académie Française: c'est la première femme d'origine maghrébine à faire son entrée dans le temple de la littérature.

C'est l'occasion, aujourd'hui, de redécouvrir son oeuvre. Assia Djebar milite depuis longtemps pour la libération de la femme au sein de l'Islam.

Loin de Médine est un vibrant exemple de son militantisme;elle nous conte les vies des femmes au moment de la diffusion de l'Islam: la femme et la soeur de Mahomet, des guerrières qui ont contribué à diffuser l'islam, des prophétesses... Ces vies montrent bien qu'à l'origine, l'Islam ne prônait pas la soumission de la femme; bien au contraire, les femmes qui désiraient se convertir à la nouvelle religion pouvaient quitter à tout moment leur foyer et rejoindre le prophète...

Assia Djebar s'appuie bien sûr sur des textes, y compris le Coran. Nous y apprenons que Mahomet était entouré de femmes qui l'ont fortement influencé.

Un beau portraits de femmes musulmes fortes, combattantes à faire méditer aux prophètes contemporains qui prônent la soumission de la femme....

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