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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 22:24

Cette semaine, en vue du Salon du Livre, je vous propose une petite sélection d'auteurs francophones, par grandes zones géographiques : Afrique, Maghreb, Asie, littérature des îles...

Je citerai rapidement les auteurs incontournables et proposerai quelques nouveautés coup de coeur

L'AFRIQUE

Les classiques incontournables

-L'oeuvre de l'ivoirien Ahmadou Kourouma : vous pouvez lire la critique d'Allah n'est pas obligé

-Le sénégalais Ousmane Sembene : http://passiondeslivres.over-blog.com/article-1564017.html

-Emmanuel Dongala (les petits garçons naissent aussi des étoiles) http://passiondeslivres.over-blog.com/article-761099.html

Les nouveautés

MALI: L'empreinte du renard, Moussa Konaté, Fayard

L'empreinte du renard

Série de meurtres étranges en pays Dogon. Un étrange sorcier à la tête de renard hante le village. Habib est mandaté par les autorités pour enquêter au cœur d'un des peuples les plus mystérieux du monde. Moussa Konaté sait restituer la magie et le mystère au moyen de longs dialogues stupéfiants d’intelligence. Il donne ainsi la preuve de sa connaissance intime de la plus secrète des traditions et, surtout, de la profondeur de la morale africaine. Son vieux flic Habib est un Africain moderne, un policier rompu à manier la raison au point de trouver la justice au cœur même de l’irrationnel.


SENEGAL: La pièce d'or, Ken Bugul, Ubu Editions

La pièce d'or

La ville de Birlane se vide vers la capitale, Yakar, comme l’Afrique se vide vers Ceuta et les mirages du Nord. Tous ces espoirs s’amoncellent en une fantastique montagne sacrée, invraisemblable amas de tous les déchets de la ville.
Pour préserver le destin de Moïse, de Ba’Moïse son père, de Lam’s et de tous les autres, il ne reste que la mythique pièce d’or, léguée autrefois par le
condorong
.
Dans cet extraordinaire roman, Ken Bugul met en perspective le balancement de l'Afrique entre l'espoir des peuples et la folie des sociétés. Au finale, impossible de savoir qui l'emportera, même si la foi en l'homme demeure le plus beau des destins offerts.

CONGO: African Psycho, Alain Mabanckou, Le Serpent à plumes

Un remake bourré d'humour du célèbre American Psycho de Breat Easton Ellis : la description d'un crime raté !

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site http://www.afrik.com/article6419.html

DJIBOUTI : Aux Etats-Unis d'Afrique, Abdourhaman B. Waberi, Jean-Claude Lattès

Livre - Aux Etats-Unis d’Afrique de Abdourahman A. Waberi

Voir mon article d'hier !

Voila ! Les critiques viendront bientôt. Si vous avez des suggestions, n'hésitez-pas à m'en faire part !

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 22:11

LITTERATURE FRANCOPHONE- DJIBOUTI

Editions Jean-Claude Lattès, 2006

Voici le troisième roman d'un auteur prometteur de Djibouti qui s'était déjà fait remarquer par Moissons de crânes en 2004 sur la guerre du Rwanda.

Il signe ici un roman très ironique où il renverse les perspectives géopolitiques du monde actuel: il imagine que le monde est désormais dominé par une fédération de Républiques Africaines dominées par l'Erythrée ! Attirés par la richesse de ce territoire, les Caucasiens (comprendre les Européens et les Américains) campent aux frontières des pays riches...

Le talent de Waberi réside dans le fait qu'il évite tout manichéisme en soutenant que tout pays riche, qu'il soit peuplé par des noirs ou des blancs, est un monstre d'égoïsme. De même, il part de faits réels pour imaginer des guerres civiles: le conflit entre normands et bretons, entre flamands et les romans, et entre provinces suisses. Le plus drôle est sans doute l'invention de marques publicitaires africaines: le MacDiop au lieu du Mac Do, le NégusCafé au lieu du Nescafé, la carte Fricafric.....

L'histoire est centrée sur Maya,une jeune normande qui est adoptée par un Africain. Adolescente, elle décide de découvrir son pays d'origine, la France. C'est alors que Waberi aborde alors la question du racisme. Celle-ci se fait traiter de "Peau de lait"...

Le propos n'est pas d'opposer un Occident escroc à une Afrique pétrie de bons sentiments. Waberi dénonce les vices de l'argent, qu'il soit blanc ou noir.

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 23:24

SENEGAL

Le Serpents à plume, 2001

Voici un roman très original puisqu'il s'agit du premier récit de "politique-fiction" en Afrique: en 2063, des intellectuels se penchent sur les événements politiques de la période post-coloniales vers 1960-1970. L'auteur dévoile ainsi la grande supercherie de l'après indépendance: avidité du pouvoir chez les nouveaux riches cultivés, héritiers des colons blancs et manque d'unité chez les étudiants marxistes.. Un constat bien amer dont le titre reprend le un mythe célèbre: celui de Tamango, un roi tyrannique malien qui se transforme en libérateur d('esclaves lorsqu'il est capturé par les blancs...

Ce roman ne m'a pas enthousiasmé mais j'ai vraiment été intéressée par son style novateur: le narrateur intervient directement entre chaque chapitre pour faire état de ses recherches ce qui nous amène à penser qu'il s'agit davantage d'un documentaire que d'un roman. Il le narrateur se joue de lui même en se comparant à Garcia-Marquez :il se moque de l'effet de réel car pour lui, on ne peut rendre compte de la complexité du réel.

Réalité ou fiction? C'est finalement au lecteur de choisir....

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 19:32

Je vous avais déjà parlé d'Ousmane Sembene dans un article consacré à la littérature africaine. Ce grand bonhomme sénégalais de plus de 80 ans est à la fois écrivain et cinéaste.

Autodidacte, tirailleur sénégalais pendant la Seconde Guerre Mondiale, docker à Marseille, il dénonce dans ses films et dans ses livres engagés les avatars de la colonisation mais aussi les rapports entre l'élite noire et le petit peuple.

Je vous avais présenté le 8 juillet le formidable roman Xala se moquant d'un homme d'affaire souffrant d'impuissance.

J'ai vu hier son plus célèbre film(l'un des plus connus du continent africain), Le Mandat réalisé en 1968. L'intrigue montre bien les nouveaux rapports de force existant au sein de la nouvelle société sénégalaise indépendante : un homme au chômage reçoit un mandat de son neveu parti travailler à Paris. Mais ce dernier s'affronte à l'administration kafkaïenne qui refuse de lui délivrer son mandat car il n'a pas de carte d'identité.

 Il va donc déambuler dans Dakar à la recherche d'un extrait de naissance, ce qui est difficile lorsqu'on ne sait pas lire...Il va demander de l'aide aux notables locaux qui vont davantage cherchés à l'arnaquer qu'à l'aider...

Le pauvre va également devenir la "star" du village : les villageois vont lui demander de l'argent. Ce dernier n'ayant pas pu toucher le mandat, il devient la risée de la petite communauté.

Ousmane Sembene dénonce avec virulence les nouveaux rapports sociaux : l'exploitation n'est plus l'adage des blancs mais d'une nouvelle élite noire qui exploite le petit peuple. Egalement une fable acerbe sur l'image de l'argent.


A signaler aussi le film Mooladé paru sorti en salle en 2005 , vibrant réquisitoire contre l'excision.

Mon prochain flm: Le camp de Thiaroye qui conte la révolte des tirailleurs sénégalais démobilisés en 1946 sans obtenir de compensations financières ni de décorations....

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11 septembre 2005 7 11 /09 /septembre /2005 00:00

Actes Sud, 2005

Véronique Tadjo est une écrivain né à Paris mais qui a vécu son enfance à Abidjan. Elle a écrit un ouvrage remarqué sur les ravages de la guerre civile au Rwanda, L'ombre d'Imana. Elle a également écrit pour la jeunesse.

Je vous propose de découvrir Reine Pokou, véritable conte africain qui s'inspire d'une légende: à cause d'une guerre de succession, Pokou, reine baoulé doit fuir son village avec son peuple. Au cours de l'exode, les fugitifs sont arrêtés par un fleuve qui leur barre la route. Pokou invoque les dieux qui lui demandent de jeter à l'eau son fils en guise d'offrande...Les fugitifs traversent le fleuve et s'installent sur un territoire qui deviendra la Côte d'Ivoire.

A partir de ce mythe fondateur, Tadjo s'interroge sur la véritable nature de Reine Pokou: elle peut en effet apparaître comme une victime des dieux mais aussi comme une femme assoiffée de pouvoir qui n'hésite pas à sacrifier son enfant pour satisfaire ses ambitions personnelles.

Chaque visage de reine Pokou correspond à une période de la vie de l'auteur: l'héroïne de l'enfance, la figure historique des livres d'Histoire de l'adolescence et enfin la femme de pouvoir de l'âge de raison. La réflexion critique naît de la guerre civile faisant rage dans les pays d'Afrique. Pokou apparaît alors sous un jour plus funeste...

La version du conte change alors avec le visage de Pokou. Dans un entretien donné sur le site Planèteafrique.com, Véronique Tadjo explique le besoin de porter un regard critique sur les mythes fondateurs: "Nos mythes et nos légendes ont encore une influence sur notre façon de voir la vie, d’aborder le monde. Il est donc essentiel de dévoiler le type d’idéologie qu’ils véhiculent".

Ce beau récit, en refusant toute idéalisation,  navigue donc entre mythe, conte et démystification. Sans pour autant rien retirer à la magie des contes africains...

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28 août 2005 7 28 /08 /août /2005 00:00

CONGO

Editions Serpent à plumes, collection Motifs

Voici un roman africain magnifique portant un regard acerbe sur la décolonisation et les régimes politiques africains post-coloniaux, tout cela vu à travers le regard malicieux d'un jeune garçon.

Tout commence de façon insolite avec la naissance imprévue de triplés, événement inconnu dans ce village: le cadet nait trois jours après ses frères devant l'incompréhension et la surprise de la famille, de la sage femme, du prêtre et de l'imam. Est-ce le diable? Est-ce l'âme errante d'un ancêtre? Le pauvre Matabari apparaît bien suspect dans ce petit village du Congo....

C'est en fait un petit garçon espiègle et intelligent qui va assister aux bouleversements politiques du pays: coup d'Etat, dictature, renversement du dictateur et avènement de la "démocratie". La famille de Matabari participe à l'évolution du régime: d'un côté, son tonton Boula-Boula est un arriviste qui monte peu à peu à la tête du gouvernement pour devenir le numéro 2 de la dictature; de l'autre côté, son père, instituteur humaniste, luttant pour l'instauration d'un régime démocratique.

A travers le regard de cet enfant, Dongala dénonce les travers de la période post-coloniale: corruption, népotisme, dictature communiste et fausse démocratie. Le tout rehaussé d'une bonne dose d'humour et de fantaisie: les personnages sont tous attachants et très pittoresques; l'oncle est un gros bonhomme opportuniste mais débonnaire, le père ressemble à un savant fou, le grand-père est le modèle de l'instituteur laïque partant à la chasse au curé ! Nous retrouvons toute la magie des romans africains avec l'évocation des croyances populaires: fétiches, âmes errantes des ancêtres etc...

C'est aussi un beau roman d'initiation qui, à travers le parcours des membres de sa famille, fait découvrir au jeune Matabari l'apprentissage de la liberté et de la lutte politique.

 
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12 août 2005 5 12 /08 /août /2005 00:00

SOMALIE

 

Editions Serpents à plumes , collection "Motifs"

Nuruddin Farah, né en 1945, est le seul écrivain somalien reconnu internationalement. Réfugié politique depuis 1972, il partage sa vie entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud.

Il s'est fait connaître en France par le roman Née de la côte d'Adam , vibrant plaidoyer pour la défense de la liberté de la femme en Afrique et dans les pays musulmans.

Ebla est une jeune campagnarde qui décide de quitter son village pour fuir le mari que son grand-père lui a choisi. Elle découvre le monde de la grande ville qui représente pour elle la liberté. Elle tombe amoureuse mais l'élu de son coeur n'hésite pas à la vendre. Elle fuit donc une deuxième fois....

Elle se marie mais son époux n'est pas souvent là. Et si elle se trouvait un deuxième homme....

Farah traite avec beaucoup d'humanité et d'humour du thème de l'adultère: Ebla peut bien prendre un second mari lorsque le premier n'est pas là !!!

Le titre est très significatif: selon la Bible, Eve est née de la côte d'Adam. Elle est issue de l'homme et se doit donc de lui obéir. Son destin est celui d'une branche ployée. Ebla refusera cette position et choisira de se relever...

On s'émeut, on rit et on partage les interrogations de la jeune Ebla. Ce roman est le récit d'apprentissage d'une jeune fille de la campagne, ignorante et candide, et qui découvre peu à peu les règles de survie pour choisir enfin le chemin de l'émancipation.

 
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17 juillet 2005 7 17 /07 /juillet /2005 00:00

SENEGAL

 

 Editions Hoëbeke, Collection « Etonnants voyageurs », 2005

 

 

Ken Bugul, est l’une des grandes voix de la littérature africaine. C’est un écrivain engagée qui dénonce les abus de l’Islam et la soumission des femmes en Afrique. Son style très particulier fait ressembler ses phrases à des chants incantatoires : beaucoup de répétitions et de reprises comme par exemple lorsqu’elle décrit les habitants de la Rue Félix-Faure : le nom de la rue revient ainsi régulièrement ainsi que sa devise : « l’espérance doublée de patience ».

  Ce roman est d’abord un hymne à l’honneur de la communauté capverdienne émigrée à Dakkar dans la Rue Félix Faure : ce petite peuple de coiffeurs et de couturières vivant au rythme de la morna (style musical mariant la guitare et le violon popularisé par Césaria Evora). Cette rue très populaire, emplie de bars et de tripots clandestins,dédiée à la musique, à l’amour et à la bonne humeur où s’aventurent les muezzin en mal d’amour….Cette rue où toutes les classes et tous les dieux se rencontrent. Cette rue aux personnages pittoresques : Drianké, la vieille chanteuse de blues qui accueille dans sa cour les êtres en mal d’amitié, Djib le cinéaste, le muezzin en mal d’amour et des apprentis philosophes qui n’ont jamais lu Socrate..

 

 Voila pour l’atmosphère. L’intrigue est tout aussi palpitante: un matin, un cadavre de lépreux est retrouvé assassiné sur le trottoir, découpé en morceaux et le sexe enfoncé dans la bouche. Ce crime est décrit comme un véritable spectacle auquel assiste tout le petit peuple de la rue Félix Faure. Ne vous imaginez pas une véritable enquête policière interviewant tous les suspects; les policiers sont réduits à l'état de pantins et le souhait est plutôt de découvrir qui est ce lépreux plutôt que le nom des coupables !

Ken Bugul va donc nous livrer au fur et à mesure l'identité du lépreux. Il s'agira également de deviner qui sont les quatre silhouettes voilées qui rôdent dans la rue depuis plusieurs jours...

Ce roman est une dénonciation du détournement du message religieux par des faux prophètes, les "Moqadem" qui extorquent de l'argent aux femmes au nom de Dieu. A une religion fondée sur le rôle des intermédiaires, des temples et des prières, Ken Bugul prône une religion intérieure qui est en nous: Dieu est en nous; c'est un guide spirituel qui nous mène sur le chemin du bien. Nul besoin de construire des temples alors que l'on pourrait construire des hôpitaux et des écoles. Ce conte est également un vibrant appel à la libération des femmes africaines !

Malgré son engagement, Ken Bugul de nous livre par pour autant un roman à thèse; c'est d'abord un formidable conte avec ses personnages pittoresques et son atmosphère typique. Un véritable petit chef d'oeuvre !

 

 

 

 

 

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8 juillet 2005 5 08 /07 /juillet /2005 00:00

Afrique du Sud

DAPPER Editions, 1999

C'est l'un des romans les plus beaux et les plus émouvants que j'ai lu cette année ! Quelle découverte ! Roman d'amour, roman social  et roman historique au coeur de l'apartheid.

Toloki est un sans-abri qui possède pour toute richesse un chariot de supermarché sur les quais de Johannesburg. C'est un pleureur professionnel: à chaque enterrement, il entame quelques plaintes pour quelques aumônes. Il fait cela par vocation de façon sincère: il a toujours eu un visage empli de tristresse...Une belle occasion pour l'écrivain de nous faire découvrir les coutumes funéraires des africains....

Il faut dire qu'il y a énormément de morts dans la grande ville où l'apartheid fait rage. Les noirs sont relégués dans les bidonvilles des ZAUN, zones d'urbanisation pour les noirs. La révolte a commencé mais le mouvement pour l'indépendance n'est pas uni: un chef traditionnel veut prendre le pouvoir et se livre à des massacres ethniques sans merci. Les premiers visés sont les migrants de l'exode rural pour qui la ville semble être un eldorado...

Toloki n'a donc pas de quoi chômé. Un jour, , il retrouve Noria qui enterre son fils de cinq ans, assassiné par des bandes rivales. Noria qu'il a connue enfant dans leur village d'origine. Il va réapprendre à vivre à cette femme meurtrie. Le récit fait alterner le présent et le passé lorsque Noria était encore la peinbêche du village et qu'elle donnait du plaisir aux hommes.. Mais aujourd'hui, Noria a bien changé.

L'auteur greffe une histoire d'amitié et d'amour au coeur de la jungle urbaine. Toloki incarne la compassion et l'empathie dans une Afrique violentée. L'auteur analyse avec brio les luttes au coeur du mouvement d'indépendance (faits largement méconnus).

A ce réalisme tragique, il mêle des éléments fantastiques ( Noria est enceine pendant quinze mois. De par son chant, elle fait naître l'esprit créateur de Toloki. Les morts viennent visiter les vivants dans leurs rêves...).

La relation entre Toloki et Noria est emplie de poésie: le jeune homme colle dan le bidonville des magazines montrant de belles maisons; chaque soir, il fait visiter à Noria le jardin, la cuisine....

Zakes Mda nous livre un vrai chef d'oeuvre:: en parlant de la mort du début à la fin, il réussit à écrire un roman empli d’espoir et de magie. Les dernières pages sont exquises !

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