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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:52

BANDE DESSINEE (exceptionnelle !)

 

Editions La boîte à bulles

 

Attention talent ! Venez découvrir l'oeuvre de ce jeune talent né en 1979, diplômée des arts appliqués. Vous aimez les belles illustrations ? Les jolis contes qui vous font rêver et voyager ? Ne chercher plus, l'univers de Nancy Pena est pour vous....

 

Pour découvrir son site :

http://theteaparty.canalblog.com/archives/chat_du_kimono/index.html

 

Dans un magnifique dessin noir et blanc, s'inspirant des estampes japonaises, Nancy Pena nous conte une histoire enchanteresse, s'inspirant à la fois d'un conte japonais, d'Alice au pays des merveilles et de Sherlok Holmes ! Le tout raconté par séquences courtes, des petits contes indépendants, mais qui s'interpénètrent.

 

Nous voici donc dans l'île de Kiushu, à la fin du 19e siècle ; un tisseur spécialisé dans la confection de kimonos en offre un à sa bien-aimée, décoré de chats. Mais celle-ci se refuse à lui. Fou de douleur, il se confectionne un kimono décoré de rats puis d'oiseaux. Les chats deviennent fous et tuent la belle. Un des chats s'enfuie du kimono pour capturer un des oiseaux et n'aura de cesse de retrouver sa "maison kimono".

 

 

Pour cela, il va traverser les mers, se retrouver en Inde puis en Angleterre...où il va rencontrer Sherlock Holmes..et une charmante petite fille Alice, dont le père va acheter le fameux kimono. Ce vêtement envoûtant va faire le bonheur des uns et le malheur des autres...

 

Mêlant les influences japonaises et victoriennes de la fin du XIX e siècle, Nancy Pena nous ravie avec ce conte fantastique à la fois poétique, cruel et humoristique.

 

Le scénario multiplie les rebondissements et les chassés-croisés entre les différents personnages, qui apparaissent au fur et à mesure. Pas toujours facile à suivre, mais on s'y perd avec plaisir.

 

 

ck03

  Les dessins font la part belle aux portraits des personnages tout en saisissant bien les mouvements du récit.

 

Tea party

Pour continuer ces aventures, je vous conseille de lire Tea Party, la suite de cet album (mais qui peut se lire indépendamment) qui relate les aventures d'Alice, 15 ans plus tard : vêtue du célèbre kimono, elle va aider Victor Neuville, conseiller culinaire d'un lord, à trouver le meilleur thé de l'Empire. Complice ou espionne ? Quant à Neuville, il est sujet à d'étranges hallucinations...Entre autres, un chat étrange qui sort du kimono de la belle.Alice a d'ailleurs décidé de partir sur l'île où a été créé le kimono...

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:10

BD


A la folie

Editions Futuropolis, 2009

Un album de BD raconté à deux voix, un homme, une femme ; assis sur leur canapé, ils racontent au lecteur, à tour de rôle, leur rencontre, leur mariage, leur vie quotidienne. Puis un jour le premier coup tombe...Une simple dispute et c'est l'escalade de la violence...

Sylvain Ricard (texte) et James (dessin) choisissent à chaque fois de donner la parole à la femme et à l'homme. Chaque épisode est justement entrecoupé de poses où s'expriment les avis de chacun.

Une femme partagée entre son amour pour son mari et l'envie de se confier à son entourage (sa meilleure amie, sa mère) et de porter plainte ; là encore, le cheminement décrit se fait au plus près de la réalité : visite chez le médecin, rapport de la police, convocation du mari.

Amour, remords, incompréhension, regrets...Tous les sentiments sont examinés à la loupe.

A la folie - Extrait

James choisit de représenter ses personnages avec des visages d'animaux : chiens, canards. Non pour décrire l'animalité qu'il y a en nous mais sans doute pour éviter de caractériser trop les personnes qu'il décrits.

Nous sommes dans un milieu bourgeois, la femme ne travaille pas, l'homme occupe un poste important en entreprise. D'ailleurs, Sylvain Ricard fait un rapprochement flagrant entre le monde compétitif de l'entreprise et l'idée d'un homme dominant à la maison. Stress au travail, idée de "dégommer" son collègue pour prendre sa place...

Bien sûr, notre sympathie va plus vers l'épouse mais les auteurs évitent tout manichéisme outrancier en donnant le droit de parole à l'homme : son incompréhension lorsqu'il reçoit la convocation de la préfecture de police, sa solitude lorsqu'il découvre que sa femme est partie et sans doute son amour réel...mais contrebalancé par sa conception du travail vu comme lutte et compétition acharnée...

Le récit évite toute dramatisation outrancière ; il s'en tient aux faits et au ressenti des personnages.

Très intéressant.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 11:33

D'ALAN MOORE




Dessins de Kevin O'Neill -2001

Alan Moore est l'un des scénaristes de BD les plus connus dans le monde et réputé comme étant un véritable génie. Aujourd'hui sous les feux de la rampe avec l'adaptation cinématographique de Watchmen, on lui doit également les scénarios de V pour Vendetta et de From Hell : un point commun à tous ces chefs d'oeuvre : mettre à mal  l'imagerie populaire, celle des super-héros et
en ce qui nous concerne ici, tous les héros populaires des romans d'aventure ou policiers :

Imaginez Alan Quatermain, l'Homme invisible, Docteur Jekyll, Sherlock Holmes et Capitaine Nemo réunis à la fin du 19e siècle à Londres pour déjouer un complot visant à détruire la bonne ville de Londres.

Cela donne des aventures détonnantes où Moore se moque éperdument de la mythologie des héros : ils sont opiomanes, violents, scatologiques et pas très courageux. Et en plus, ils ne s'entendent pas très bien ! D'autant plus qu'à leur tête, il y a une jeune femme divorcée bien têtue....

On appréciera surtout les multiples références littéraires du scénario : Edgar Poe, Dorian Gray, H.G Wells pour ne citer que les plus connus.

Un dessin assez traditionnel met qui reflète bien la fin du XIXe siècle.

Ce n'est certes pas la BD de référence d'Alan Moore, mais c'est bien divertissant tout de même.
Après avoir vu au cinéma From Hell, V pour Vendetta et Watchmen, je vais donc découvrir ces trois chefs d'oeuvre sur papier...

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 19:29

Roman graphique

American born chinese

Editions Dargaud, 2007

A l'heure où la Chine est à l'honneur, voici une BD qui a fait fureur aux Etats-Unis. Elle a remporté le Prix du meilleur album de BD et c'est la première fois qu'une BD concourt pour le National Book Award !

Il s'agit d'une BD sur le thème de l'intégration : elle met en scène Jin, un jeune garçon d'origine chinoise qui émigre aux Etats-Unis avec ses parents. Là-bas, il doit subir le rejet des autres. Il tombe bientôt amoureux d'une jeune américaine et sur les conseils de son meilleur ami, l'invite au cinéma...

Parallèlement, deux autres histoires se déroulent : celle du roi-singe qui est refusé au royaume des cieux pour ne pas porter de chaussures ! Il décide alors des maîtriser les lois du kung-fu et de mettre une bonne raclée à tous les dieux !



Enfin, Dany, un jeune américain voit débarquer son cousin "Shing Tok", l'incarnation de tous les stéréotypes du chinois ! Il sème la terreur dans le lycée au grand dam de son cousin...

Jin est justement amoureux de la copine de Dany....Il va tout faire pour ressembler au jeune américain quitte à se faire des cheveux bouclés !

Et si en cherchant à s'intégrer coûte que coûte, il perdait peu à peu son âme...

Tout le charme de cette BD réside dans son humour décalé et aussi dans le rebondissement des dernières pages lorsque les trois histoires n'en font plus qu'une...

L'auteur mêle habilement le surnaturel et le réel pour traiter du thème de l'identité. Sous des airs de conte céleste qui reprend les légendes chinoises, cette BD aborde avec humour les problèmes actuels d'intégration.

On regrette juste un graphisme assez niais, très enfantin...

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 19:07

ROMAN GRAPHIQUE- ETATS-UNIS

Fun home

Editions Denoël Graphic, 2006

Cette bande dessinée aux allures de roman graphique a été un best-seller aux Etats-Unis et est un véritable phénomène de société dans la communauté gay et lesbienne.

Dans ce récit autobiographique, intimiste,Alison Bechdel nous raconte un secret familial : l'homosexualité cachée de son père et la découverte de sa propre homosexualité à l'adolescence. Ces révélations se focalisent sur un drame : le suicide déguisé en accident du père, Bruce Brechdel, qui n'assuma jamais au grand jour son homosexualité, qui se maria et eut des relations illicites avec de jeunes garçons.

L'auteur refuse tout récit linéaire en focalisant chaque chapitre sur un événement précis de son enfance au son adolescence. Le but est de comprendre véritablement son père, qui à cause de sa sexualité refoulée, a tyrannisé une partie de son enfance. Alors qu'elle a appris son homosexualité cachée quelques jours avant sa mort, elle tente de comprendre ce père aux deux facettes et de se comprendre par ailleurs elle-même.

Ce roman graphique est d'une profondeur psychologique indéniable, et, fait très rare dans une bande dessinée,il a une qualité littéraire certaine !

En effet, le récit est truffé de références littéraires, pas simplement décoratives, mais qui expliquent le propre parcours des personnages et leurs relations. Le père, professeur de littérature anglaise, transmet sa passion a sa fille qui utilise cet héritage pour comprendre le destin de son père. Est ainsi fait référence à Gatsby le Magnifiquede Scott Fitzgerald, à A l'ombre des jeunes filles en fleursde Proust, à L'importance d'être constant d'Oscar Wilde ou encore à Ulysse de Joyce ; homosexualité cachée, paradis artificiels ; tout un bagage symbolique qui  illustre le propre parcours du père et sa relation avec sa fille.

Alison Bechdel replace également l'homosexualité non seulement dans une dimension psychologique, mais aussi culturelle : l'émergence du mouvement lesbien dans les années 70 avec ses auteurs de référence.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 19:03

Editions Futuropolis, 2007















Scénario de Kris

Etienne Davodeau est connu comme étant le plus digne représentant de la "bdréalité" : il fait le portrait des petites gens bien souvent au coeur d'un événement historique peu connu (Les mauvaises gens sur le syndicalisme chrétien) ou sur un fait d'actualité (le désarroi du monde paysan dans Rural). Une bande dessinée quasiment de l'ordre du documentaire dessiné.

Avec Un homme est mort, nous rentrons vraiment dans un documentaire puisqu'il s'agit de relater l'histoire d'une film documentaire perdu, celui de René Vautier, un cinéaste militant, auteur du célèbre Avoir vingt ans dans les Aurès.

Nous voila donc projetés dans la ville de Brest en 1950, ville en pleine reconstruction après les bombardements de 1945. Les ouvriers de la reconstruction, aux salaires de misère,se mettent en grève. Cette dernière est matée par la police et un homme est tué par balles par les forces de l'ordre. 
La grève continue de plus belle. René Vautier est appelé à filmer les événements et surtout le cortège funèbre de l'homme mort. 



Avec les moyens du bord, il fait le montage mais se rend compte qu'il n'y a pas de bande son. C'est alors que lui vient l'idée de dire un bande-son un texte de Paul Eluard, Un homme est mort, écrit à propos de la mort de Gabriel Péri, grande figure de la résistance communiste. 

Une magnifique histoire commence alors : avec une camionette munie d'un drap blanc, le cinéaste fait le tour des chantiers et parvient à créer un "esprit de classe" pour continuer les revendications. C'est un peuple entier et fier qui se lève contre les patrons récalcitrants. 

BD engagée certes, mais aussi et surtout une très belle aventure humaine et un bel hommage au rôle social du cinéma : Davodeau montre comment un film peut souder toute une communauté autour d'un but commun. Le cinéma a vraiment un rôle social à jouer. ...
Avec en plus à la fin une belle méditation sur l'éternité de la création, de l'oeuvre d'art. ...

Cette BD nous fait connaître un événement historique très peu connu et est accompagné d'un dossier fort intéressant sur les événements brestois de 1950 et sur le cinéma militant. 

Vraiment un chef d'oeuvre !

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 17:52

Editions La boîte à bulles, 2003

Agrandir la couverture de L' Immeuble d'en face T. 1

Cet album qui a fait beaucoup parler de lui en 2007 a été réalisé par une toute jeune femme d'une vingtaine d'année. Il a été remarqué par la critique dans la mesure où il s'inspire à la fois du manga et de la bande dessinée alternative française. 

Le principe est simple : décrire la vie quotidienne d'un immeuble à travers la vie de trois groupes d'habitants : 2 couples, un jeune couple et des quinquagénaires, et une jeune femme enceinte vivant seule avec son gamin de 4 ans. 

On se dispute, on se sert le thé, on se brosse les dents, on joue, la vie quoi ! Puis on se rencontre entre voisins : on sauve la voisine qui s'étrangle avec une cacahuète ou qui accouche, on se raconte des petits riens, on mate la jolie voisine....

Voir un agrandissement

Les premières pages, on se dit bof ! C'est quoi l'intérêt de lire un truc qui relate la vie de tous les jours ! 

Puis, bizarrement, on s'attache aux différents personnages ! Des situations très drôles (des querelles autour des courses, la minette qui se regarde les fesses devant le miroir, le jeune gars et ses jeux vidéos) et plus émouvantes (un couple quinqua qui n'a plus rien à se dire) rythment le récit. 

Les personnalités sont bien dépeintes : la voisine bavarde qui s'ennuie, la râleuse etc...

Ce qui est le plus intéressant, c'est sans doute l'architecture de la BD : des séquences qui alternent sans rupture les tranches de vie des différents couples (scènes de disputes, relations sexuelles), un trait très simple mais pas caricatural non plus, beaucoup de scènes sans paroles, des lignes que l'on peut lire sur 3 pages...



Vanyda fait partie de ces jeunes auteurs indépendants qui mettent avant tout en scène la vie quotidienne. On peut lire la suite des aventures de ces voisins dans un deuxième tome !

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 16:27

Editions Vent d'Ouest, 2007

Tome I : le départ

Voici une bande dessinée très bien illustrée qui mêle aventure et intérêt documentaire. Olivier Jouvray nous plonge en Nouvelle-Zélande dans les années 30, au coeur de la communauté maori.

Les familles indigènes survivent tant bien que mal dans un pays qui commence à leur reconnaître des droits ; ils travaillent surtout dans des chantiers mais souvent, les contrats sont de courte durée...

Jouvray nous raconte l'histoire d'une famille maori, d'un couple et de leur fillette. Après une longue journée de travail, ils vont tous ensemble jouer des danses traditionnelles. Un jour, alors que le père vient de perdre son travail, un riche européen propose aux danseurs maoris de venir faire une tournée en Europe.

La famille hésite...mais c'est l'occasion de trouver un travail et de gagner un peu d'argent et de fare connaître leur culture. Mais on devine bien vite que les intentions des Européens sont bien louches...On sait que les années 30 sont la grande époque des zoos humains : dans les expositions universelles, on montrait les indigènes dans des cages comme de vulgaires monstres de foire...

Cette histoire s'inspire bien sûr de cette réalité historique. Ce premier tome ne fait que camper le décor; on s'attend à ce que l'exposition universelle ait lieu plus tard, nous n'assistons qu'aux préparations du départ.

L'introduction de la BD met en scène la fillette devenue institutrice qui réprimande un gamin ayant traité de monstre un de ses camarades. Elle lui déclame qu'elle aussi, il y a bien des années, a été traitée de monstre. Elle raconte alors son enfance ...

Ce premier tome est bien alléchant; on regrette qu'il se finisse par le départ pour l'Europe. Et dire qu'il va falloir attendre au moins 6 mois !

A noter que le BD est accompagnée d'un dossier documentaire sur l'Histoire et la culture maorie très intéressant. A conseiller également aux ados ; la couverture peut d'ailleurs faire croire qu'il s'agit d'une Bd pour enfants; rassurez-vous les dessins sont plus fins à l'intérieur. On peut d'ailleurs louer les illustrations colorées et réalistes.

A lire ou attendre la prochaine si vous n'aimez pas attendre !!!

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 15:05

Grand Prix d'Angoulême 2006 -Prix Goscinny 2006

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 15:49

ISRAEL

Actes Sud BD, 2005

Actes Sud a inauguré sa collection de bandes dessinées avec cet auteur chef de file de la nouvelle bande dessinée israélienne.

On voit à travers cette BD que le choix éditorial d'Actes Sud extrêmement original d'Actes Sud : les planches tout en couleur au ton pastel  tiennent à la fois de l'art naïf et de l'art cubiste ; on sent également l'influence slave. Les personnages ne sont pas sans évoquer des marionnettes ou des poupées : les yeux ont souvent la forme de boutons, les visages ont la teinte du bois...

Un grand coup de coeur, donc, pour les illustrations vraiment magnifiques.

Quant à l'histoire, il s'agit en fait de nouvelles dont certaines sont tirées de récits d'écrivains. L'une est tirée de Crise d'asthme d'Etgar Keret, un livre génial dont je vous avais parlé récemment. On retrouve d'ailleurs un peu le même ton dans ces deux recueils : goût de l'insolite, une atmosphère assez surréaliste où la mort rôde dans la plupart des nouvelles... mais le tout est souvent teinté d'une bonne dose d'humour.

Deux veuves bien spéciales font empailler leur homme et leur chien; une secrétaire jusqu'à maintenant bien soumise à son chef de bureau décide de rétrécir son patron à la photocopieuse tandis qu'elle devient une géante.

Les morts côtoient souvent les vivants : il y a une nouvelle magnifique où une petite fille explique qu'elle vit avec ses six frères et soeurs; quatre sont morts ; elle vit à côté d'eux dans le cimetière ; dans un autre récit, un homme enterré attire les femmes qu'il a séduite grâce à une plante mystérieuse qui les enlace.

Voila pour le côté fantastique. Il y a d'autres récits où l'humour domine : une petite fille punie dans les toilettes y découvre les économies cachées de ses grands-parents; elle les dérobe pour s'acheter des bonbons. Dans une autre nouvelle, une petite fille fait pipi sur les épaules d'un soldat.

Voila ! J'espère que je vous ai donné envie de lire cette BD insolite sans pour autant tout vous raconter. C'est vrai que l'on est un peu déconcerté en la lisant une première fois; je vous conseille donc de lire plusieurs fois les récits pour en comprendre toute la subtilité...

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