Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
  • Contact

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Recherche

9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 19:32

Je vous avais déjà parlé d'Ousmane Sembene dans un article consacré à la littérature africaine. Ce grand bonhomme sénégalais de plus de 80 ans est à la fois écrivain et cinéaste.

Autodidacte, tirailleur sénégalais pendant la Seconde Guerre Mondiale, docker à Marseille, il dénonce dans ses films et dans ses livres engagés les avatars de la colonisation mais aussi les rapports entre l'élite noire et le petit peuple.

Je vous avais présenté le 8 juillet le formidable roman Xala se moquant d'un homme d'affaire souffrant d'impuissance.

J'ai vu hier son plus célèbre film(l'un des plus connus du continent africain), Le Mandat réalisé en 1968. L'intrigue montre bien les nouveaux rapports de force existant au sein de la nouvelle société sénégalaise indépendante : un homme au chômage reçoit un mandat de son neveu parti travailler à Paris. Mais ce dernier s'affronte à l'administration kafkaïenne qui refuse de lui délivrer son mandat car il n'a pas de carte d'identité.

 Il va donc déambuler dans Dakar à la recherche d'un extrait de naissance, ce qui est difficile lorsqu'on ne sait pas lire...Il va demander de l'aide aux notables locaux qui vont davantage cherchés à l'arnaquer qu'à l'aider...

Le pauvre va également devenir la "star" du village : les villageois vont lui demander de l'argent. Ce dernier n'ayant pas pu toucher le mandat, il devient la risée de la petite communauté.

Ousmane Sembene dénonce avec virulence les nouveaux rapports sociaux : l'exploitation n'est plus l'adage des blancs mais d'une nouvelle élite noire qui exploite le petit peuple. Egalement une fable acerbe sur l'image de l'argent.


A signaler aussi le film Mooladé paru sorti en salle en 2005 , vibrant réquisitoire contre l'excision.

Mon prochain flm: Le camp de Thiaroye qui conte la révolte des tirailleurs sénégalais démobilisés en 1946 sans obtenir de compensations financières ni de décorations....

Repost 0
8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 16:15

THEATRE JEUNESSE

Ecole des loisirs, "Théâtre", 1998

Joël Jouanneau est, avec Fabrice Melquiot (Le gardeur de silence), le principal représentant du théâtre pour jeune public en France (il écrit également pour les adultes et a mis en scène Beckett et Lagarce).

Jouanneau signe ici une jolie histoire d'amitié entre Aldébaran, un vieil homme qui enseigne à un enfant les joies du cyclisme. Sur les routes de campagne, il lui apprend les secrets du village, le nom des fleurs et des oiseaux, les champignons comestibles ou vénéneux.

Puis un jour, ils rejoignent le Tour de France. L'enfant veut à tout prix gagner mais le vieil homme va lui enseigner la vraie valeur des choses: pourquoi vouloir toujours gagner ?

Cette fable deviendrait moralisatrice si la fin ne nous réservait pas quelques surprises : le "dernier rayon" tombe sur le vieil homme...Une fin très poétique et très émouvante...

Récit d'apprentissage, amitié intergénérationnel, réflexion sur la fin de vie... A réserver pour les enfants à partir de 9 ans et aussi pour les grands enfants...

Repost 0
Published by Sylvie - dans Théâtre
commenter cet article
8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 14:39

Rivages "Thriller" 1988

Lire un livre d'Ellroy que j'ai découvert cette semaine avec Le dahlia noir, c'est lire bien plus qu'un polar; c'est d'abord une atmosphère, rencontrer des personnages alambiqués et l'Amérique des années 50; l'enquête sert à révéler les méandres tortueux de l'âme des protagonistes.

Le livre fait partie de la série de quatre titres consacrés à la ville de Los Angeles dans les années 50 avec L.A .Confidential. C'est aussi un hommage rendu à la mère d'Ellroy sauvagement assassinée comme Le Dahlia noir dans les années 50.

L'intrigue s'inspire d'un célèbre fait divers très médiatisé : en 1947, est découvert dans un terrain vague de Los Angeles, le corps nu et mutilé , sectionné en deux au niveau de la taille de Betty Short, une prostituée toujours vêtue de noir (d'où son surnom de Dahlia noir). Ce meurtre va déchaîner les passions: (aveux mensongers, dissimulation des preuves...) et bouleverser la vie dde Dwight, le narrateur, ancien boxeur devenu flic à Los Angeles. Ce dernier enquête avec Lee, son ancien rival dans la boxe, devenu également policier.

Sur cette enquête, se greffe le parcours ambigu de Lee qui se révèle tout au long du roman ainsi que le destin de plusieurs femmes dont la vie est à tout jamais marquée par le mystère du Dahlia noir: Kay, la femme de Lee qui devient celle de Dwight et Madeleine, ressemblant étrangement au Dahlia. Chacun des personnages révélera son secret , sa blessure au cours du roman, y compris la victime qui s'avèrait être une femme meurtrie avant d'être une roulure.

Dans ce roman très noir, Ellroy brise le rêve hollywoodien des années 50 où le cinéma apparaît comme un repère de maquereaux. Los Angeles est aux mains de détraqués et d'agents immobiliers véreux. L'auteur va jusqu'à ébranler fortement la figure du GI, héros par excellence du mythe américain de l'après-guerre.

Je trouve qu'entrer dans l'univers d'Ellroy est difficile : l'histoire est très alambiquée mais on finit par prendre beaucoup de plaisir à découvrir cette univers clos sur lui-même où les personnages partent à la dérive. Ces derniers sont extrêmement ambigus: les flics sont des escrocs notoires, les victimes cachent leurs secrets et les bourreaux ont beaucoup de charme...

A découvrir absolument pour la richesse de l'intrigue, des personnages et l'atmosphère envoûtante...

Repost 0
Published by Sylvie - dans Romans policiers
commenter cet article
6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 22:42

Gallimard Folio 1999

Voici un petit souvenir de lecture d'il y a deux trois ans. Je vous avais déja parlé de Meurtres pour mémoire, le grand classique de Daeninckx.

Ici, pas de roman policier mais encore une fois une plongée dans les événements historiques méconnus car scandaleux. Nous sommes plongés dans le Paris des années 30 au moment de la Grande Exposition Universelle: des indigènes Kanaks de Nouvelle-Calédonie sont exposés dans une cage comme des singes dans le bois de Vincennes. Un cirque parisien a besoin d'un crocodile car le sien vient de mourir; on va donc échanger avec un crocodile allemand une dizaine de Kanaks... qui vont partir pour l'Allemagne. La fiançée de Goscénné, l'un des indigènes, fait partie du convoi spécial. Celui ci va s'évader pour rejoindre sa bien aimée...

On assiste alors à la déambulation de deux Kanaks dans les rues de Paris: ils traversent le métro et visitent les gares et les différents quartiers...

Une bonne occasion de découvrir le Paris typique des années 30. Daeninckx mêle habilement la dénonciation de l'Histoire coloniale française et l'humour: la traversée de Paris par deux indigènes vous réserve des aventures burlesques et caucasses !

Incontestablement l'un des meilleurs Daeninckx.

Repost 0
6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 22:14

Enfin, au bout d'une semaine de copier -coller, L'index "Littérature française contemporaine" est utilisable ; s'il y a un lien défectueux, n'hésitez pas à me le dire !

Bon week-end !

Au programme lecture ce week-end: la fin du Dalhia noir d'Ellroy.

Repost 0
4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 23:00

Folio policier, 1999

Grand prix de Littérature policière 1958

Voici un grand classique du polar américain des années 50-60. Chester Himes est un écrivain noir américain qui met en scène dans ses romans la population noire des quartiers mal famés de Harlem . Il a vécu lui -même la prison pour avoir braqué un couple de particuliers.

Après la prison, il s'envole pour l'Europe et rencontre Marcel Duhamel, le fondateur de la Série Noire. Il invente les personnages des inspecteurs John Fossoyeur et Ed Cercueil qu'il met en scène pour la première fois dans la Reine des pommes en 1958. L'oeuvre est saluée par de nombreux écrivains comme Cocteau, Giono et Sartre.

La reine des pommes est un chef d'oeuvre d'humour et de truculence. Le titre désigne le personnage principal Jackson, jeune homme noir candide qui se fait avoir par tout le monde; il vient de se faire plumer par des faux amis qui lui ont fait croire qu'ils pouvaient changer des billets de 10 en billets de 100 dollars. Toutes les économies de la reine des pommes partent en fumée dans le four transformateur avec sa fiancée qui était complice...Jackson va tout faire pour retrouver ces arnaqueurs de première en compagnie de son frère jumeau Chuck , déguisé en bonne soeur pour extorquer de l'argent.

En compagnie de ces deux larrons, nous allons parcourir les quartiers lugubres de Harlem : les tripots, les bars à pute.... Nous allons assister à une course poursuite entre les flics et un corbillard et à un vol de cercueil organisé par une fausse bonne soeur !!! Que d'aventures ! Le rire vient également du personnage de Jackson, chrétien invétéré, qui prie tout le temps et va confesser ses péchés à un curé ahuri. Le frère jumeau, Chuck, représente à l'opposé le gros dur qui se came , se déguise en bonne soeur pour arnaquer les bonnes âmes et sert d'indic à la police...

Chester Himes est devenu un classique de par son talent à manier suspens et humour. Laissez-vous séduire...qui plus par  un romancier noir américain

Repost 0
Published by Sylvie - dans Romans policiers
commenter cet article
3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 21:43

Finalement, il ne faut pas désespérer ! Grâce à Solenn (http://carnetdelectures.over-blog.com ) , j'ai trouvé la solution.

En fait, les adresses des articles à partir des catégories sont différentes des adresses disponibles dans 'Liste complète" (dans Articles récents). Il faut donc faire les liens à partir de "liste complète" et non de "Catégories" car à chaque fois que je rajoute un article, il change d'adresse (de 50 e, il passe à 51e dans une catégorie).

RENDEZ-VOUS DANS UNE SEMAINE POUR DECOUVRIR L'INDEX !

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 19:35

Editions l'Arpenteur, 2005

Avec Sylvie Germain et Claude-Louis Combet, Pierre Autin-Grenier est l'une de mes grandes découvertes 2005.

Je viens de me régaler avec son dernier cru: Friterie-Bar Brunetti , nom du bistrot lyonnais aujourd'hui disparu où Pierre Autin-Grenier est allée à  l'école de la vie.

Quelle prose originale et quelle verve satirique ! On peut ne pas être d'accord avec les positions de l'écrivain qui critique l'interdiction de fumer ainsi que la lutte contre l'alcool mais on ne peut qu'être conquis par sa langue et par les personnages pittoresques qu'il dépeint : Madame Lulu, la prostituée qui console les âmes blessées, le Grand Robert qui conte ses aventures d'Indochine, Madame Ginette , la chanteuse devenue serveuse et Domi le cantonnier, brisé parce que son fils est devenu flic.

Antin-Grenier rend hommage à tout ce petit peuple des bistrots , lieu de sociabilité, de convivialité, où se réunissaient les Rimbaud et les Camille Desmoulins. Car, pour lui, les bistrots sont inhérents à la culture européenne. En guise de conclusion, il nous livre d'ailleurs un passage d'Une certaine idée de l'Europe de George Steiner pour qui les cafés ont contribué à construire la culture européenne. C'est souvent dans les cafés que naissent les révolutions (exemple de Robespierre et de Lénine) ou que se réunissent les peintres et les écrivains.

Ce titre tient peut-être plus du pamphlet que du roman mais le lecteur est emballé par la prose incandescente d'Autin-Grenier. Je ne résiste pas à l'envie de vous livrer quelques passages qui valent la chandelle :

Un personnage pittoresque

"Sûr, il ne faut pas le brancher bourlingue trop souvent le grand Raymond, avec son bagout et bien lancé il peut vous tenir sous le charme une éternité. A ce moment là, que ce soit grisaille et gadoue partout, qu'il pleuve au qu'il vente sur le pavé, dans notre palace des paumés, tout, soudain, se met à briller. C'est bateaux chargés à débord de contrebande accostant nuitamment à d'incertaines calanques, boucaniers borgnes, grappins d'abordage, cargaisons mirobolantes  !"

La disparition des cafés

"Entre nous soit dit, combien de ces petits paradis, à l'instar de la Friterie-bar Brunetti, ne payant certes pas de mine mais où l'on se sentait l'âme au chaud et chez soi, ont aujourd'hui disparu de nos coins de rues, sauvagement sacrifiés par les requins de l'immobilier et les fricoteurs de la finance au profit de quelque comptoir bancaire, succursale d'assurances ... quand ce ne sont pas les boîtes de sapes à la m'as-tu-vu où des pimbêches anorexiques viennent se nipper en dégraffé qui ont conquis le terrain et balayé d'une envolée boursière toute la chouette ambiance du quartier"

Bars contre Mac Do

"Voila pourquoi tant de Friterie-bar Brunetti ... cafés matineux pour assoiffés de l'aube, bars à vins de ruelles obscures... se sont retrouvés aspirés comme si de rien était par l'horrible trou borgne des démolisseurs, équarrisseurs de toute poésie, et métamorphosés en moins de deux par les promotteurs à bagouzes et cravate club en selfs, snacks, Quick et Mac, temples de la finance aseptisés où officie dans une parfaite indifférence une poignée d'automates en uniforme au service de pantins hébétés consommant sans mot dire la merde capitaliste dans une solitude peuplée d'assassins"

Vous l'aurez compris, Autin-Grenier prend la défense de ces lieux pittoresques symboles d'amitié et de solidarité contre les gros capitalistes ! Il souffle un doux parfum d'antan sur cette Friterie. Les personnages si humains vous toucheront à coup sûr ...

Bonne visite et bonne dégustation dans ce café !

 

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 18:23

C'est la blague de 2006 : en fait, faire un Index sur un blog est inutile car lorsque l'on écrit un nouvel article, les autres changent immédiatement d'adresse !!! Ce qui m'obligerait à refaire un Index à chaque fois que j'écris !

avis aux blogueurs: si vous avez une solution, communiquez la moi !!!

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 12:24

Roman adapté en 2003 par Clint Eastwood

Editions Rivage, 2003

Je n'ai pas lu le roman mais vient de voir en DVD le magnifique film de Clint Eastwood ce qui laisse présager des grandes qualités du roman !

Je vous avais déjà parlé de Denis Lehane en vous présentant le surprenant Shutter Island . Avec  Mystic River, ce spécialiste du triller psychologique montre qu'il est l'un des (sinon le) plus grand écrivain contemporain dans sa spécialité.

Voici l'intrigue: trois jeunes enfants, Jimmy, Dave et Sean,  sont amis dans un quartier défavorisé de Boston. Un jour, Dave est enlevé par des pédophiles qui le séquestrent pendant quatre jours. Cette horrible tragédie sépare provisoirement les trois adolescents.

Des années plus tard, leur destin se croise à nouveau : la fille de Jimmy, 19 ans, est sauvagement assassinée. Sean, devenu policier, enquête. Dave, qui est revenu chez lui couvert de sang, est le principal suspect...

Comme Shutter Island, ce titre est bien plus qu'un roman policier. L'enquête est d'ailleurs presque secondaire.... Ce qui compte, c'est d'abord la profonde humanité qui se dégage des personnages. Le deuil, le traumatisme de l'enfance font de Jimmy et de Dave des protagonistes blessés par la vie. C'est leur douleur qui est le moteur de l'histoire et non l'enquête. Dave est en proie avec ses démons de l'enfance et Jimmy crie vengeance. Sean tente de s'interposer.

Le plus poignant est la lente descente aux enfers de Dave. Suspecté, il perd l'amour de sa femme et se souvient des quatre jours qui ont mis fin à son enfance innocente. La fin est sublime et vous poursuivra pendant longtemps...

Enfin un roman policier qui place l'humain et la psychologie des personnages au premier plan !

Repost 0
Published by Sylvie - dans Romans policiers
commenter cet article