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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 22:27

Juste un petit message pour vous faire connaître un blog atypique sur Louis-Ferdinand Céline:

http://louisferdinandceline.over-blog.com/

La démarche est la suivante: plutôt que de nous faire découvrir ses oeuvres, l'auteur de ce blog nous le présente en photo !

Voyage au bout de la nuit

Peut-être l'occasion de se replonger dans l'oeuvre de ce grand écrivain très contreversé. Moi qui n'ai lu que Voyage au bout de la nuit... Tout cela me donne envie de découvrir Mort à crédit.

Mort à crédit

 

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 21:26

Gallimard 1926

Jules Supervielle (1884-1960) est l'un des plus grands poètes de ce siècle. Né en Uruguay, il partagea sa vie entre ce pays et la France. On lui doit des recueils de poèmes, des contes, des romans et des pièces de théâtre.

Bien qu'il ait créé pendant la période d'éclosion du surréalisme, il ne fit jamais partie du mouvement. Je vous invite à découvrir sa biographie et sa bibliographie sur le site de notre ami Gentle:

http://poetique.over-blog.com/article-1716656.html

Je viens pour ma part de lire l'un de ses romans, Le voleur d'enfants qui fut aussi adapté au cinéma et en pièce de théâtre avec Marcello Mastroianni.

Voici l'histoire: Philémon Bigua,un colonel d'origine sud-américaine est en exil à Paris avec sa femme. Le couple étant stérile, il se porte au secours des enfants malheureux en les "volant" à leurs parents. Les enfants volés sont accueillis comme des rois. Un jour, il recueille sous la pression du père alcoolique une belle jeune fille qu'il adopte. Cette dernière va venir perturber la vie bien rangée de ce couple hors la loi....La jalousie va s'installer entre le père adoptif et les fils adoptés...

Le génie de Supervielle trouve son origine dans le fait que nous avons au début l'impression de lire une farce burlesque ou un conte : les parents donnent volontiers leurs enfants, la maison du colonel ressemble à une pouponnière. Cette partie n'est pas sans évoquer l'oeuvre de Queneau.

Puis l'élément perturbateur s'installe sans que l'auteur change de ton puis la tragédie finit par arriver. La prose est d'une simplicité exemplaire ce qui ne retire en rien le talent de conteur de Supervielle.

Nous retrouvons également la double culture de Supervielle puisque le colonel Bigua parle constamment de la pampa et des estancias sud-américaines.

Un petit roman à connaître, qui ne ressemble à aucun autre.

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 23:20

Editions Paquet 2005

La bicyclette rouge n'est pas à proprement parlé un manga ; pour employer les mots exacts, il s'agit d'un manhwa, c'est à dire une bande dessinée sud-coréenne. Cette BD se distingue de son grand-frère japonais dans la mesure où il s'agit de planches en couleur; d'autre part, les sujets sont intimistes, inspirés de la vie quotidienne. Nulle bataille de sabres dans le manhwa.

La bicyclette rouge se rapproche des oeuvres de Taniguchi comme L'homme qui marche ou Le gourmet solitaire : grande attention portée au paysage et à la nature, présence de la rêverie...

Le jeune facteur du village de Yahwari, en Corée, est un poète. Il parcourt la campagne sur sa bicyclette rouge, le cœur en harmonie avec une nature splendide et avec les gens. Pas de numéro ou de nom de rue ; les adresses sont : « la maison jaune dans la verdure », « la maison aux nombreux chiens », ou encore « la maison des oiseaux qui reposent »…Quand il n’a pas de lettre à déposer dans la boîte, il met parfois un bouquet de fleurs sauvages ; il reçoit des message du poète, donne un coup de pouce au veuf amoureux timide de la veuve ; il plante des graines qui "donneront de jolies fleurs rouges qui lui enverront une lettre timbrée e parfum"; il écoute les confidences du veuf qui pense à ses enfants et à sa femme ; il joue avec les pissenlits, il demande son chemin aux grenouilles ; il est le spectateur de la vie autour de lui. Le jeune facteur de Yahwari transporte avec lui toute l'affection et tout l'amour d'une communauté villageoise.

On peut reprocher une trop grande naïveté dans le propos et aussi dans les dessins qui font penser à un livre d'enfant. Mais on se laisse emporté par la poésie des paysages et les personnages si attachants...

 

 

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Published by Sylvie - dans Mangas
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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 23:11

Co-Editions Futuropolis et Musée du Louvre, 2005

Voici le dernier opus de l'un des chefs de file de la nouvelle bande dessinée française. Il s'agit en fait d'une commande du Musée du Louvre qui a décidé de rapprocher deux univers a priori antagonistes, BD et musée, en demandant à de grands noms de la BD d'imaginer une histoire se déroulant au Musée du Louvre.

Nicolas de Crécy a choisi d'inscrire son  scénario dans un futur éloigné où la terre est recouverte d'une épaisse couche glaciaire. Un groupe d'explorateurs part à la recherche de "l'agglomération", un site archéologique repéré sur une carte. Ils sont accompagnés par Hulk, un chien obèse bien glouton au flair "historiologique". C'est d'ailleurs lui qui va découvrir les ruines du Palais du Louvre....

L'équipe d'explorateurs découvre alors les salles de peinture et imagine à partir de ces indices quelle était la vie d'autrefois ...

Les déductions nous font froid dans le dos ! les hommes d'antan ne s'exprimaient que par le dessin et ne maîtrisaient pas l'écriture. Les femmes nues exposées leur font penser que les femmes étaient soumises au plaisir des hommes dans des palais du plaisir. E.Delacroix devient l'établissement Delacroix, un lieu de luxure ! Les tableaux de femmes nues sont des images sexuelles ou des aides à la procréation. Enfin les anges peints deviennent des "lévitans"...

Hulk, le chien transgénique parviendra à dialoguer avec les créatures du musées (les gargouilles, les momies...) et à les libérer de leur prison artistique...

On retrouve le graphisme étrange de Prosopopus et du Bibendum céleste (la figure du chien intelligent). La fin est totalement ouverte et laisse présager une renaissance.

L'histoire regorge d'inventivité; la reproduction des tableaux est magnifique. De Crécy mêle habilement les trésors de l'humanité à son univers fantastique.

Cette prouesse artistique sert une réflexion intelligente sur la perception de notre monde par les générations futures et les pouvoirs de l'archéologie.  Les indices archéologiques sont-ils assez fiables pour nous permettre de connaître le passé. Tout n'est-il pas qu'affabulation?

 Un récit à déguster et à méditer...

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 22:39

Mango Jeunesse 2001

 Voici une lecture de Fabrice Colin que je vous avais fait découvrir avec Confessions d'un automate mangeur d'opium. Ces oeuvres sont originales dans la mesure où elles mêlent étroitement passé et futur :

L'histoire se déroule à Paris, dans l'Ile Saint-Louis, en 1942. Adrien, jeune garçon orphelin vit avec sa grand-mère; il parcourt les rues de la capitale pour ruser avec le marché noir. Un soir, il reçoit une bien étrange lettre adressée à son grand-père, Joseph Berthelot, mort il y a dix ans. Le message est le suivant: « Aux temps maudits de l'Exode, vous avez aidé les nôtres. Une fois encore, nous faisons appel à vous... » Signé : Leydamoon du peuple Annwyn.

Adrien se rend alors aux Buttes Chaumont et découvre trois mystérieuses créatures elfiques: Les Annwyn. Ce peuple est en danger de mort; se nourrissant des rêves des hommes, ils doivent quitter la terre car l'humanité a oublié depuis longtemps ses légendes et ses croyances; le monde est dominé par la science, la technique et ...le mal. Ils sont menacés par les Siths, étranges ceéatures aux mains des nazis.

Apparemment, seuls Adrien peut les sauver. Il va alors découvrir le secret de son grand-père qui avait construit une machine secrète pour permettre aux Annwyn de rejoindre leur monde sur la lune....

Nous voila donc embarqués dans une fabuleuse aventure où l'on rencontre un marionnettiste juif à la main méttalique et un étrange baron dont le gardien est un crocodile...Tout cela dans un univers pourtant hyperréaliste; on se ballade dans les rues du Quartier Latin et du Marais comme si l'on y était. Fabrice Colin a ancré la lutte entre les Annwyns et les Siths dans le combat réaliste entre les alliés et les nazis. Si bien que nous avons l'impression de lire un roman historique à l'intérieur d'un récit d'Heroic Fantasy ! De plus, le lien entre le jeune Adrien et sa grand-mère est très émouvant...

A conseiller pour les adultes et les adolescents à partir de 11-12 ans...

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 22:10

Emmanuel Bove (1898-1945)

Gallimard, 1935

Ecrivain prolixe dans les années 20 et 30, reconnu par Gide et Rilke, Emmanuel Bove tomba dans l'oubli avant d'être redécouvert il y a quelques années.

Je vous conseille d'aller voir le site qu'il lui est consacré :

http://www.emmanuel-bove.net/

Je n'ai lu pour ma part que Le pressentiment , une oeuvre qui va âtre adaptée au cinéma par Jean-Pierre Darroussin en août 2006. Apparemment, cette oeuvre est typique de son oeuvre et met en scène un anti-héros, un "Monsieur tout le monde" qui nous est fort sympathique:

Charles Benesteau, la cinquantaine bien tassée, est un avocat parisien reconnu de la bonne société; déçu par son milieu , il décide du jour au lendemain de quitter femme, enfant et fortune personnelle pour chercher la liberté dans la solitude. Il s'installe dans une rue misérable du quartier de la gare Montparnasse. C'est parmi les pauvres qu'il pense trouver les vraies valeurs. Mais le destin lui montrera le contraire...

Il recueille par pure bonté une jeune fille dont le père est en prison et la mère à l'hôpital. Pour les voisins et les concierges, Monsieur Benesteau est trop poli pour être honnête...

Le titre du roman prend tout son sens à la fin du livre. Bove peint avec beaucoup d'habileté un monde rempli de rancoeur et de haine. Il décrit magnifiquement bien les commérages des mégères de la rue. Le personnage de Charles est profondément émouvant. Bove utilise une langue sobre, sans fioriture, qui va à l'essentiel.

Ce livre m'a donné envie d'en lire d'autres.

Et vous, connaissiez-vous cet auteur?

 

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 16:11

Film d'animation de Frédéric Back adapté d'une nouvelle de Jean Giono

Oscar du Meilleur Film d'animation-1987

J'ai vu ce magnifique film franco-canadien cette semaine tiré d'une nouvelle de Jean Giono : tout se passe en Provence de 1912 à 1947. Un jeune homme découvre une colline déserte où toute vie à disparu. Il est reçu par un berger bien mystérieux qui lui offre le gîte et le couvert. Ce dernier plante inlassablement des milliers de glands dans la terre infertile. Au fur et à mesure des années, les glands font naître de jeunes pousses. Puis une forêt apparaît peu à peu...

Tout le monde se demande bien pourquoi une forêt apparaît comme par enchantement. Le vieux berger ne se fait pas connaître... Avec les arbres, revient la vie. Les maisons, les bals réapparaissent...

Cette formidable fable écologique exalte les pouvoirs d'un seul homme qui le fait ressembler à un démiurge.

Le dessin animé est une merveille: il s'agit véritablement de dessins qui s'animent (on peut voir le coup de crayon). On pense aux tableaux de Bruegel et aussi aux impressionnistes: Renoir, Monet, Sisley..Au fur et à mesure, la couleur apparaît...Ce récit est conté par la voix magnifique de Philippe Noiret.

L'homme qui plantait des arbres

Je vous laisse découvrir cette fable sur le site:

http://home.infomaniak.ch/arboretum/pla.htm

 

Bonne lecture !

 

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 16:00

Roman adapté au cinéma par François Truffaut en 1969

J'ai vu cette semaine le magnifique film de François Truffaut adapté d'un roman de William Irish, avec dans le rôle titre, Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve.

J'ai déjà lu de lui La mariée était en noir (voir article), lui aussi adapté par Truffaut. La sirène du Mississipi présente lui aussi un beau portrait de femme: un jour, Marion répond à l'annonce d'un jeune héritier vivant à la Réunion. Elle débarque du paquebot le Mississipi et se marie presque aussitôt. Quelques jours plus tard, elle s'enfuit avec le magot du marié. Après une enquête, on découvre que la mariée vit sous un faux nom et qu'elle a tué cette personne dans le paquebot en usurpant son identité...

Est-elle coupable ou victime? Je ne vous raconte pas tout...

L'enquête débouche en fait sur une magnifique histoire d'amour...Le personnage féminin est extrêmement ambigu, ce qui fait tout le charme de cette histoire...

Je vous conseille fortement le film. Quant à vous, avez-vous lu le roman?

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Published by Sylvie - dans Romans policiers
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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 14:51

VIETNAM

Editions de l'aube, 2005

Nguyên Huy Thiêp, né en 1950, est le plus grand écrivain vietnamien avec Duong Thu Huong (voir Au delà des illusions). Il a l'habitude d'écrire de petits récits sur le Vietnam traditionnel (Le coeur du tigre, Conte d'amour après la pluie).

Pour son premier vrai roman, il nous livre ici le récit d'un jeune garçon de vingt ans qui rompt les rangs, quitte le domicile parental et sombre dans la drogue. Ce récit est apparemment fortement inspiré de la propre expérience de l'écrivain en tant que père.

Une grande partie du livre décrit la ville tentaculaire de Hanoï qui broie la jeunesse de ses habitants: la jeune génération est fortement occidentalisée, va dans les cybercafés et regarde American Beauty à la télé. Khuê, fils d'écrivain, ne se reconnaît pas dans le modèle imposé par l'école et sa famille. Il va donc errer dans les rues de Hanoï, découvrant la prostitution et la drogue. Après une longue descente en enfer, il redécouvrira le sens de la vie en s'isolant pour un temps sur une île déserte et en redécouvrant le monde de vie traditionnel.

Ce roman nous intrigue tout d'abord par son langage cru incarnant la révolte d'une génération perdue. Nulle poésie dans ce récit; juste la vérité criée à la foule des lecteurs. Il n'y a qu'à lire les premières lignes:

"Je m'appelle Khuê. J'ai vingt ans cette année. Et je vais vous dire franchement: personne ne capte rien. Tenez, ma famille, par exemple. J'ai un père, une mère, un grand frère qui sont cons comme leurs pieds. "

Mais Huy Thiêp est un grand écrivain humaniste: ce récit est d'abord un grand roman d'apprentissage où le héros révèle petit à petit sa sensibilité; le lecteur est fortement marqué par la fin du roman qui exalte les rapports père-fils. Khuë qui rejetait au début le métier de son père finit par honorer la figure de l'écrivain.

On peut cependant regretter un trop grand manichéisme entre la description de la ville , mère de tous mes vices où se pervertit la jeunesse et le Vietnam traditionnel incarné par une île de pêcheurs qui fait redécouvrir les vrais valeurs à Khuê. Le changement de point de vue est un peu trop brusque !

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 19:48

Vous avez dû le remarquer, ma rubrique Poésie n'est pas très développée. A par les grands classiques (Les contemplations de Victor Hugo, Les fleurs du mal de Baudelaire ainsi que Michaux et Ponge, je ne connais pas grand chose !!!

Lisez vous des poètes contemporains ou des poètes plus anciens du 20e siècle?

Avez-vous des coups de coeur à me faire partager?

Il faut dire que pour moi, Hugo et Baudelaire sont inégalables....

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Published by Sylvie - dans Et vos lectures
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