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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 23:03

Kana, 2005

J'attendais avec impatience de découvrir la collaboration de deux grands de la BD: Taniguchi, le mangaka le plus populaire en Europe, auteur de Quartier lointain et du Journal de mon père et Moebius, spécialiste de la science-fiction à la française.

Quelle déception ! Certes, les dessins sont vraiment magnifiques mais quelle mièvrerie dans le scénario: un enfant naît en sachant voler. Il va être alors caché dans un bunker par l'armée qui veut utiliser son pouvoir surnaturel pour lutter contre des terroristes. Mais le jeune adolescent va découvrir l'amour : une jeune fille va lui offrir des oiseaux et lui parler du ciel. Il va donc vouloir s'évader pour vivre avec sa belle et voler dans le ciel. S'en suit donc une bagarre entre les bons, les rêveurs et les scientifiques méchants. Vraiment trop de manichéisme... Dommage, l'idée d'écrire un manga sur le mythe d'Icare était vraiment intéressante...

Je vous conseille donc d'oublier ce manga et de découvrir ou de relire Quartiers lointains .

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Published by Sylvie - dans Mangas
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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 21:55

Verticales, 2003

 

 

 

Voici le premier roman de François Bégaudeau qui s'est fait remarqué en janvier 2006 avec Entre les murs, roman sur les relations professeurs/élèves à l'intérieur d'un lycée.

 

 

Cet auteur est un amoureux de la parole et du discours mis en scène grâce au monologue. Son premier roman met en scène un entraîneur de foot qui harangue son équipe juste avant les prolongations; sur 90 pages magistrales,  il leurs démontre sa propre théorie du jeu; mais son discours va être peu à peu parasité par des digressions sur son aventure amoureuse avec Julie avec laquelle il applique les mêmes principes qu'avec son équipe !

 

 

Et pour « jouer juste », ses athlètes sont invités à oublier le désir de victoire, l’excitation du duel et autres émotions dévorantes au profit de l’élégance du geste ; la rationalisation des affects étant leur meilleure alliée dans cette entreprise. Moyennant quoi, les onze apprentis philosophes sont promis à une belle toise en coupe d’Europe. De même, avec Julie, il faut pratiquer l'"éloignement rationnel": ne pas s'embrasser ni coucher la première fois, ne pas voir les parents respectifs et ne pas se voir pendant plusieurs jours. Surtout ne pas céder à la passion fusionnelle

 

 

Ce roman vous livre des passages hilarants. Le discours sans fin finissant par sombrer dans le délire textuel n'est pas sans rappeler les romans de Lydie Salvayre, en particulier La puissance des mouches et La conférence de Cintegabelle. Ce roman lie le tragique à l'humoristique pour notre plus grand bonheur. Bégaudeau est un styliste de première : les phrases sont très longues  mais l'usage savant de la virgule évite tout ennui.

 

 

Ici, pas de dialogues ni d'intrigue à proprement parler; seulement un monologue brillant et un personnage farfelu. Nul besoin d'aimer le foot pour apprécier ce roman. On peut même penser qu'il s'agit d'une belle caricature des entraîneurs !

 

 

 

 

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 19:40

Robert Laffont, 2005

Il y a eu la vulgarisation de la philosophie avec Le monde de Sophie ; il y a maintenant la vulgarisation des mathématiques avec Denis Guedj.Ce dernier est mathématicien et professeur d'histoire et d'épistémologie à l'université. Dans ses romans, il cherche à rendre plus accessibles la science des mathématiques.

Zéro retrace l'histoire de la découverte des nombres et du zéro de la Mésopotamie en 3000 ans avant notre aire à la domination de Bagdad au IXè siècle après Jésus Christ. Le roman commence en 2003 lors des bombardements américains en Irak. l'avion d'Aémer, une archéologue spécialiste de l'histoire mésopotamienne, s'est abattu sur un terrain rempli de calculus, les petites balles en argile qui servaient à compter dans l'Antiquité. A partir de là, plusieurs chapitres mettent en scène le personnage d'Aémer (à tour de rôle esclave, danseuse et chiromancienne) à plusieurs périodes de l'Histoire du territoire entre l'Euphrate et le Tigre, devenu l'Irak ; chaque période correspond à une découverte cruciale dans l'histoire du calcul. A Uruk en 3000 avant JC, puis à Ur, en passant par Babylone en 1500 avant JC et enfin Bagdad en 800.

Ainsi, nous apprenons qu'au tout début de la civilisation, avant l'écriture, les marchands mésopotamiens effectuaient leurs transactions avec des petites sculptures d'argile; des batônnets, des cercles, des cônes représentaient différentes quantités.  Puis avec l'écriture, avec un calame, on grava ces signes sur une tablette. Ensuite, à Ur et Babylone, on utilisa deux signes, un clou et un chevron répartis dans des colonnes; mais la valeur du signe dépendait de sa position dans les colonnes, ce qui provoquait des quiproquos. Enfin, les savants de Bagdad découvrent au IXe siècle les 9 chiffres "nés" en Inde puis comment écrire le vide ou le rien grâce au zéro. Voila la grande aventure des nombres !

Mais ce roman est beaucoup plus qu''un récit scientifique. C'est d'abord un formidable roman historique sur l'histoire multimillénaire de l'actuelle Irak, la Mésopotamie qui a découvert l'agriculture,l'écriture, l'irrigation, l'astronomie. Nous nous promenons dans les grandes villes telles Sumer, Ur et Babylone avec leurs murailles et leurs Ziggurat, les ancêtres des pyramides égyptiennes. Puis Bagdad, carrefour des civilisations où l'on a traduit Aristote et Galien. A la fin, Guedj insiste sur les événements de 2003 lorsque les Américains ont bombardé le Musée Archéologique de Bagdad.

Enfin, il s'agit d'un récit éminemment romanesque puisque chaque chapitre relate une histoire d'amour impossible entre Aémer et l'un de ses amants.

Un véritable petit chef d'oeuvre. Cela m'a donné envie de lire Les cheveux de Bérénice sur l'histoire de l'astronomie dans l'Egypte des Ptolémées. Critique à venir...

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 18:00

Belfond, 2006

Voici le dernier opus du grand écrivain japonais Haruki Murakami. Je n'avais lu que La course au mouton sauvage, l'un de ses premiers romans, qui était déj0 bien étrange.

Là, côté étrange, on ne peut pas faire mieux ! Voici l'histoire: un jeune japonais de 15 ans, Kafka Tamura, fait une fugue pour échapper à une étrange malédiction: celle qui déclare qu'un jour, il tuera son père et couchera avec sa mère et sa soeur...ça ne vous rappelle rien !

Mais la tragédie oedipienne de Sophocle est vite dépassée pour donner lieu à un roman surnaturel sur les rêves et l'inconscient. Après la fuite de Kafka, nous faisons la connaissance d'un étrange bonhomme nommé Nakata, devenu idiot pendant l'enfance suite à un coma inexpliqué. Nakata semble pourtant avoir des dons extraordinaires puisqu'il sait parler aux chats ! Si bien que ses voisins l'"embauchent"pour retrouver leurs chats perdus. La recherche d'un chat va le mettre sur la piste d'un étrange tueur de chats qui les décapite pour voler leur âme et construire une flûte....vous suivez toujours? Il va donc être poussé par une force obscure à le tuer. Il faut bien sûr deviner que c'est le père de Kafka. Au même moment, Kafka se réveille d'un étrange sommeil avec la chemise ensanglantée. Et s'il avait provoqué la mort de son père en rêve? Car la responsabilité commence dans l'imagination, comme le disait le poète Yeats. C'est alors que se produisent des faits inexpliqués: des poissons et des sangsues tombent du ciel...

Les destins de Nakata et de Kafka vont progressivement se liés. Les chapitres font alterner le parcours de Kafka et celui de Nakata.

Roman d'apprentissage, réflexion sur le destin, pouvoir des rêves et de l'inconscient. Voici les thèmes principaux de l'oeuvre.

Murakami mêle les grands mythes occidentaux (Oedipe mais aussi Orphée aux enfers lorsque Kafka descend au pays des morts pour voir sa mère) aux légendes nippones ( les esprits vivants qui peuvent prendre possession et contrôler des corps contre leur gré). Avec ses 600 pages, le roman se lit d'une traite. Le romancier nous hypnotise littéralement même si nous ne comprenons pas tout. Il faut tout de même être familiarisé avec ce genre d'univers; si vous êtes adeptes du roman réaliste, ce roman n'est pas pour vous ...

Mais en même temps, Murakami nous parle un langage universel fondé sur l'inconscient freudien. Il a matérialisé dans ce roman le meurtre symbolique du père et l'amour charnel de la mère.Ce japonais adepte du métissage des cultures est sans aucun doute l'écrivain le plus inventif de la littérature mondiale actuelle.

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 17:42

L'association, 2005

Voici une oeuvre bien originale d'un dessinateur hollandais qui pratique la gravure sur des cartes à gratter. Thomas Ott réalise donc sur plusieurs années ses planches en noir et blanc ; le tout donne une succession de cartes gravées noires et blanches sur un fond noir.

Autre fait exceptionnel, aucune bulle, aucun mot n'accompagnent l'image. Mais l'enchaînement des dessins est si bien faite que nous comprenons tout.

Voici l'histoire: une petite fille se rend dans une fête foraine avec quelques pièces de monnaies qui ne sont pas suffisantes pour payer la plupart des attractions. Elle découvre sous un chapiteau le "Cinéma panopticum": une série de 5 petits écrans de projection où il faut mettre une pièce pour visionner un film. La BD donne lieu alors à plusieurs histoires dans l'histoire, interrompues à chaque fois par la fillette qui glisse une pièce.

Ce sont pour la plupart des scènes assez cauchemardesques, inspirées des comics américains : un homme entre dans un hôtel désert où le repas est préparé; mais il découvre vite que le repas est empoisonné. Un malvoyant se fait trépaner par son ophtalmologiste pour avoir une meilleure vue. Un boxeur combat contre la mort...

La cinquième histoire provoque une chute que je ne vous révèle pas car elle donne tout son sens à l'histoire !

Une BD qui se regarde en 1/4 d'heure et qui vaut vraiment le détour !

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 18:52

Grasset, 2006

Brokeback mountain

Livre adapté au cinéma par Ang Lee sous le titre "Le secret de Brokeback Montain"

Je viens d'aller voir le film d'Ang Lee que j'ai beaucoup aimé et je me pose beaucoup de questions sur le livre qui paraît-il est éblouissant. Il s'agit d'une nouvelle d'une centaine de pages. Comment peut-on réussir à décrire de magnifiques paysages, transcrire les rencontres cycliques des deux amants sur vingt ans en si peu de mots ! Je suis bien curieuse...

Avez-vous lu le livre? Le connaissiez-vous avant son adaptation cinématographique?

Je vous rappelle l'histoire pour ceux qui n'ont pas vu le film: Brokeback Mountain est un territoire sauvage, hors du temps, dans les plaines du Wyoming. Ennis del Mar et Jack Twist, cow-boys, nomades du désert américain, saisonniers des ranchs, s'y croiseront le temps d'un été.  La rencontre est fulgurante. Bientôt, à l'abri des regards, les deux hommes s'étreignent et succombent à une brûlante passion.  Chacun se mariera de son côté mais ils se retrouveront secrètement au bord du lac de Brokeback Montain. Jack Twist veut vivre pleinement sa passion alors qu'Ennis del Mar, le texan, lutte contre ses sentiments et refuse de voir la vérité en face.

Dans le film, j'ai adoré le lyrisme des personnages, la finesse des sentiments et l'opposition psychologique des deux amants. Pour moi, il s'agit d'une belle histoire d'amour avant d'être une histoire entre homosexuels.

Pour ceux qui l'ont lu et vu, faites-moi part de vos impressions !

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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 22:16

Braguelonne, 2000

A vos souhaits

A part le Seigneur des anneaux et Bilbo Le Hobbit, c'est le premier livre d'Heroic Fantasy que je lis . Il s'agit de Fantasy homoristique inspirée de l'oeuvre de Terry Pratchett.

Voici l'histoire: à Newdon (Londres), les portes de l'enfer ont libéré le diable qui a trouvé refuge dans le corps de la reine ! Il veut anéantir les "Trois mères" , c'est à dire la Magie, la Nature et la Mort. Pour cela, il va utiliser trois calamités : un nain qui ne sait pas jardiner, un elfe qui est nul en magie et John Moon, un entraîneur de foot nullissime qui n'arrive pas à se suicider. Cela réserve de bonnes surprises !

Cette histoire est complètement loufoque ! Même si le livre est un peu long (300 pages), on se prend d'affection pour ces anti-héros. Contrairement aux romans d'héroïc-fantasy traditionnels, il n'y a pas de batailles épiques ni de beaux héros sans peur et sans reproche. Tous les personnages sont des anti-héros très maladroits qui ne retrouvent dans des situations rocambolesques par pur hasard. Le bien et le mal, alias le Diable et la mort fricotent ensemble ... L'affrontement final se déroule sur un terrain de foot qui oppose deux équipes aussi nulles l'une que l'autre.

En conclusion, un livre divertissant même si ce genre n'est pas ma tasse de thé...

Et vous, avez-vous lu Tolkien? Etes-vous fan? Connaissez vous d'autres romans de fantasy?

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 17:08

Hachette Jeunesse, 1995

Voici un "vieux" souvenir de lecture lorsque je passais devinez quoi, mon concours de bibliothécaire ! (4 ans déja !)

Il s'agit d'un roman fantastique qui fait vivre les personnages d'un livre.

De la fenêtre de sa chambre, Guillaume observe une charmante vieille dame qui vit en face de chez lui. Tous les soirs, comme un rituel, elle écrit jusque tard dans la nuit. Quand la lumière s'éteint, il remarque qu'une jeune fille très mignonne quitte la maison en courant. Un jour, il décide de la suivre. Elle se rend à la bibliothèque où il fait sa connaissance. Idda cherche un grimoire qui permettrait de lui rendre son talent d'écrivain...

Guillaume tombe amoureux d'Idda mais un jour, elle disparaît...Guillaume comprend qu'Idda était en fait le personnage principal du livre que la bibliothécaire maintenant décédée était en train d'écrire. Pour la retrouver, il suffit de terminer le livre.

Mais il y a un problème: Guillaume est nul en français ! Mais par amour, il est prêt à se surpasser !!! Il provoque une première apparition d'Idda: cette dernière est complètement dégingandée, il lui manque un bras, elle béguaie et ne parle pas français. C'est normal, il a écrit un texte plein de fautes d'orthographe. Il va falloir faire bien des efforts pour qu'Idda sente à nouveau la vanille et la violette !

Grâce à Gudule, même les mauvais élèves veulent apprendre à lire et à écrire ! Ce livre est bourré d'humour: le meilleur copain de Guillaume est un rappeur. Lorqu'il veut faire apparaître Idda, la petite fille bien sage devient une rappeuse effrontée !

Ce livre magique rend un vibrant hommage aux bibliothécaires et documentalistes qui militent pour la lecture plaisir. Si tous les gamins pouvaient apprendre à lire et à écrire, par amour, il n'y aurait plus de problèmes scolaires !

Ce livre est vraiment original. Sous ses allures de roman fantastique et humoristique, il nous fait réfléchir sur les méthodes scolaires d'aujourd'hui.

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 16:38

Editions Thierry Magnier, 200

Toujours du même auteur mais cette fois-ci dans une collection pour adolescents mais à savourer également par les adultes !

Nous retrouvons la même émotion que dans Les demeurées. Deux enfants, Céline et Mathieu, viennent d'apprendre que leur père est plongé dans le coma suite à un accident de varappe dans la montagne. Un quotidien bien triste s'installe fait d'allers-retours entre la maison et l'hôpital. Dominique, la mère, s'effondre et reste au chevet de son mari.

Pendant ce temps, les deux enfants déambulent dans les couloirs et s'inventent un monde de contes et de légendes où leur papa est "Grand aigle" qui doit vaincre les dangers de la montagne. Peu à peu, ces derniers quittent le monde de la réalité.C'est un balayeur au sous-sol de l'hôpital, à la morgue, qui leur fera comprendre le sens de la vie.

Un récit bouleversant et très poétique. Le blanc est la couleur dominante: la chambre et les couloirs de l'hôpital et la blancheur de la peau du père sont en correspondance avec le monde immaculé enneigé rêvé par les enfants. Ce roman d'apprentissage montre comment deux enfants peuvent apprivoiser la mort d'un proche. L'imagination, les rêves peuvent nous aider à surmonter notre chagrin.  La tristesse de ce livre est transcendée par la poésie des thèmes et de l'écriture qui nous enchante.

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 16:20

Denoël, 2001

Jeanne Benameur est surtout réputée en temps qu'auteur pour la jeunesse. Elle a cependant écrit un magnifique roman pour adulte sur les problèmes de l'alphabétisation.

L'histoire se passe dans un petite village où sont mis en quarantaine une idiote, La Varienne, muette et analphabète et sa fille Luce. Un amour intense existe entre la mère et la fille, si bien que la petite fille refuse d'aller à l'école. Un jour, l'institutrice, bravant les préjugés de villageois, vient frapper à la porte. Elle souhaite apprendre à lire à la petite Luce...

La petite sauvageonne est d'abord réfractaire ; puis par de multiples stratagèmes, l'institutrice arrivera à ses fins.

L'écriture est d'une délicatesse et d'une poésie très rares. Dominique Mainard, s' est inspirée de ce roman pour écrire Leur Histoire. L'amour entre la mère et la fille est faite de sensations olfactives. Jeanne Benameur montre bien que le refus de lire provient de l'inconscient de la petite Luce: cette dernière a peur de quitter le microcosme douillet dans lequel elle vit, fait de gestes et d'odeurs. Le mot devient alors une menace.

L'institutrice va comprendre cela, abandonner ses certitudes et partir de l'univers domestique de la petite fille : lire sur les boîtes de café et de sucre, coudre des noms sur des mouchoirs...

Une histoire inoubliable qui vous fera à coup sûr verser quelques sanglots...

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