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  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 13:09

ETATS-UNIS

 

 

Editions Gallimard, 2011

 

A l'heure où les super héros font encore le bonheur du grand écran en ce moment : Captain america et Green Lantern ,offrez-vous une lecture divertissante cette été : la chronique de la chute des super-héros et un portrait de leur vie sexuelle débridée ! Mister Fantastic et son sexe qui s'allonge démesurément, Batman en homosexuel refoulé adepte du fist-fucking, et Mystique qui se transforme en son objet de désir...

 

Les super-héros ont vieilli dans le New-York d'aujourd'hui. Ils ont rangé leurs costumes et ont arrêté de sauver le monde ; ils sont désormais devenus des vedettes de la télé ; seul Mister Fantastic est devenu un scientifique respecté de la Nasa.

Batman meurt assassiné éventré au cours d'une séance de fist-fucking, Mystique et Mister Fantastic reçoivent des lettres d'adieu...

Il semble qu'un groupe de terroristes semble vouloir s'en prendre aux vétérans de l'Amérique super-puissante.

 

Denis De Villa, et son frère journaliste, vont enquêter sur ces menaces, d'autant plus qu'enfants, ils étaient passionnés par le monde des comics...

 

Tout d'abord, une construction habile : une première partie, un peu longue, consacrée à la psychologie sexuelle de Mister Fantastic avant que tout s'accélère dans une parodie réussie du 11 septembre, un retour en arrière avec les frasques de Batman, une deuxième retour en arrière sur l'enfance des frères De Villa, puis enfin retour au présent avec l'histoire d'amour de Mystique.

 

Un très bon divertissement qui, sous ses allures humoristiques, nous dévoile une Amérique qui sombre...

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 11:49

RENTREE LITTERAIRE 2011

 

 

Editions Métailié

 

L'un des livres les plus attendus de cette rentrée. Magistral, dérangeant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

Depuis La maison muette, le génial écrivain écossais Burnside nous a habitué à ces contes dérangeants, mêlant onirisme et cruauté.

Son dernier opus accentue sa fibre fantastique et laisse le lecteur libre de son interprétation...

 

Nous sommes plongés dans l'univers d'Intraville, une presqu'île, dans la pluie et le brouillard : une usine chimique désaffectée, empoisonnée et interdite,  des parents "endormis", inexistants, une administration fantomatique, des enfants livrés à eux-mêmes...Voilà pour l'atmosphère générale.

 

Bientôt, des enfants sont retrouvés assassinés. Les autorités maquillent cela en disparitions inexpliquées. Un enfant de la cité, Léonard, tombe, un jour, sur le corps d'un enfant, dans une clairière de la forêt empoisonnée. Torturé, pendu, mais présentant un étrange regard d'apaisement, de ravissement....

 

Ce dernier, solitaire, passionné par les grands textes de littérature, va enquêter sur ces disparitions, suite à Morrisson, policier démissionnaire, qui s'est réfugié dans l'entretien de son jardin.

 

Rencontre d'un bibliothécaire, d'une jeune fille passionnée par le sexe, d'une bande de gamins très violents, et d'un mystérieux homme papillon, donneur de philtres mystérieux....

 

Récit magnifique, hybride, de par son appartenance à plusieurs genres et par sa polyphonie. Les voix de Léonard et du policier s'alternent, laissant parfois la place aux descriptions du narrateur.

Nous sommes d'abord dans un thriller policier mais l'enquête n'est qu'une ébauche.

Vient ensuite la description de ce territoire post-industriel où les adultes sont des fantômes alcooliques et bourrés de somnifères. Un étrange roman d'anticipation où se sont les enfants qui assument leurs responsabilités. Des bandes d'adolescents hagardes qui règlent leurs comptes avec les autorités et les adultes.

Enfin, un conte apocalyptique, entre enfer et paradis, où l'on peut basculer de l'autre côté du miroir. Et là, le lecteur est libre d'interpréter : influence du christianisme, nouvelle naissance, apocalypse, meurtres rituels...à vous de faire votre propre roman.

 

Ce qui est sûr, c'est que Burnside est un grand poète, un créateur d'univers, sombre et hypnotique. Libre à nous d'y entrer ou pas...

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:48

RENTREE LITTERAIRE 2011

 

 

  Editions Albin Michel

 

Joshua Ferris est considéré outre-atlantique comme un écrivain prometteur. Dans ce deuxième opus, il repend la veine d'un McInerney ou d'un Franzen qui peignent le déclin et l'échec de la classe dominante américaine.

je vais prendre un peu le contre-pieds des critiques d'internautes que j'ai lues jusque maintenant.

Pour moi, Ferris renouvelle justement le genre.

 

Un jour, le narrateur, jeune avocat new-yorkais ambitieux, est atteint de marche compulsive. D'un instant à l'autre, il quitte tout, se débarasse de la plupart de ses vêtements, et marche, marche, jusqu'à épuisement, quitte à dormir dans le froid dans un terrain vague.

 

Du jour au lendemain, son quotidien bascule. Ses attaches sociales et intimes vont se désintégrer.

 

Nous vivons ce thriller psychologique de l'intérieur, le narrateur tente en vain de lutter contre ce corps étranger. Alors qu'aucun médecin ni psychologue ne trouve l'origine de sa maladie, il décide de tout quitter pour protéger son entourage....

 

Le plus poignant est l'attitude de sa femme qui ne baisse pas les bras. Elle le poursuit dans les rues, elle lui achète une combinaison contre le froid, elle l'attache dans sa chambre....

Et la fin est très romanesque....

 

Une métaphore originale de l'inconscient névrosé américain. Certes, pas une grande oeuvre littéraire mais un roman qui renouvelle le genre.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 22:30

ETATS-UNIS- RENTREE LITTERAIRE 2011

 

 

Editions Albin Michel

 

A priori, l'un des prochains gros succès de l'automne 2011 et assurément, l'un des grands livres de cette rentrée littéraire. Le deuxième roman de l'auteur américain d'origine éthiopienne, remarqué en 2007 pour Les belles choses que portent le ciel.

Comme dans son premier opus, on y retrouve une histoire universelle : l'amour, la mort, la nostalgie, le couple, la famille. 

 

Mais ici, le personnage gagne en épaisseur et en Histoire ; son premier roman se contentait de faire le constat du quotidien d'un homme "comme tout le monde", au fin fond de son épicerie. Ici, le personnage voyage dans l'espace et dans le temps dans une magnifique fresque généalogique, à la fois intime et sociale.

 

Jonas, vivant à New-York, est en pleine crise existentielle. S'apprêtant à se séparer de sa femme, il doit aussi faire face à la mort de son père. Yosef, ce père éthiopien, ayant émigré aux Etats-unis, pour fuir la guerre civile, avant sa naissance. La mère, Mariam, l'a rejoint quelques années plus tard et retrouva un homme brisé.

S'étant toujours confronté à un mur de silence, il va alors partir à la quête de ses origines, quitte à remplir les vides par de la fiction.

Il ne va pas rejoindre l'Ethiopie mais Nashville, là où ses parents ont vécu leur voyage de noces très tardivement, alors que Jonas était déjà dans le ventre de sa mère.

 

Que s'est-il passé à ce moment ? est-ce que cela aurait pu se passer autrement ?

A travers la fiction, Jonas se reconstruit une identité, celle qu'il n'a jamais eu. Il va dialoguer avec ses parents et tenter de les comprendre.

 

Ne vous imaginez pas un roman social sur l'immigration, c'est bien plus que cela. C'est d'abord une flamboyante fresque intime ; nous vivons de l'intérieur les doutes et les souffrances de l'enfant devenu adulte.

Mengestu atteint l'universel lorsqu'il nous parle des rapports parents-enfants, de la solitude, du deuil, de l'identité.

Ce qui ressort, c'est l'amour des siens et de l'autre.

Sans fioriture, d'une pudeur et d'une vérité incroyable, l'auteur nous plonge dans ses blessures intimes.

 

Deuils, séparations, tel est notre chemin. Mais reste la lumière du souvenir....

 

Poignant et passionnant.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 21:33

EGYPTE

 

 

 

Actes Sud, 2007

 

En période de révolution égyptienne, un roman très réaliste sur la société égyptienne à la fin de l'ère Moubarak, par l'auteur à succès de L'immeuble Yacoubian ; on y retrouve toujours une fresque à consonance balzacienne ; tout un petit monde décrit à travers la vie des habitants d'un immeuble ou d'un microcosme social.

 

Ici, il s'agit de décrire le milieu universitaire égyptien en exil à Chicago ; au sein du campus, étudiants, enseignants et membres de l'administration se croisent, s'aiment ou se trahissent. ..

 

Car dans cette atmosphère post-11 septembre, les Etats-Unis et les membres de l'administration Moubarak se rapprochent pour lutter contre les cellules terroristes. Et lorsque "Son Excellence" vient rendre visite aux étudiants égyptiens en exil, les forces de sécurité sont prêtes à dégainer leurs armes...

 

El Aswany, en digne héritier du roman social égyptien (Naguib Mahfouz), brosse des portraits les plus divers : jeune étudiante à l'éducation traditionnelle qui tombe amoureuse d'un étudiant, un professeur en crise existentielle depuis qu'il a découvert que nier son "égyptianité" ne l'a conduit qu'au néant, un autre qui décide de mener une action libératrice, un jeune étudiant qui veut le suivre. Quant aux "suiveurs", il y a le chef de la sécurité et un vieil ambitieux qui rêve de monter les échelons...

 

L'auteur sait faire vivre et nous faire aimer ses personnages ; beaucoup de dialogues ; destins intercalés dans différents chapitres, de manière à créer un agréable suspense sur leurs destins.

 

A lire d'une traite !

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:46

ITALIE-SARDAIGNE

 

 

Editions du Seuil, Rentrée littéraire 2011

 

Voici en avant-première, ma première découverte de la prochaine rentrée littéraire.

Une jeune auteur sarde, une très belle histoire entre une vieille femme et sa fille adoptive et la découverte d'une tradition sarde ancestrale...Il n'en faut pas plus pour mettre en valeur ce court roman d'une grande sensibilité.

 

Maria est d'une fille "d'anima" d'une vieille couturière : Bonaria, stérile, a recueilli la quatrième fille de la famille Listru, comme le veut la tradition dans la Sardaigne rurale et pauvre.

Cette dernière lui donne une éducation très moderne pour l'époque, la faisant aller par exemple à l'école.

 

Mais parfois, certaines nuits, la vieille femme s'absente. La petite fille n'entend que des pas, ne voit que des silhouettes dans le clair obscur de sa chambre. Jusqu'au jour où elle découvre le secret de la vieille femme....

 

Une belle histoire sur la vie et la mort ; Bonaria, la "dernière mère" n'a pas pu avoir d'enfants. Elle sera alors mère autrement, la "dernière mère"...

 

Une écriture très sobre, tout en nuances, qui nous transporte dans la Sardaigne des années 50. On est avec ces villageois, sur le pas de leur porte ou éclairés à la lumière de la chandelle. On frôle les silhouettes fantômatiques des morts venus spécialement goûter leurs repas offerts pendant la Toussaint.

 

Pour se renseigner sur les Accabadora, je vous conseille ce site : http://souvenirsdelasardaigne.midiblogs.com/archive/2010/11/06/s-accabbadora-l-euthanasie-en-sardaigne.html

 

Et pour continuer sur le chemin de la littérature sarde, découvrez un grand auteur classique : Grazia Deledda : Le lierre sur l'arbre mort et Elias Portolu. Des chefs d'oeuvre.... 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 10:11

Editions Actes Sud, 2008

 

Laver les ombres

 

" Danser, c'est altérer le vide.

Pourquoi inscrire un mouvement dans le rien ? Elle voudrait tant pouvoir juste contempler et habiter simplement, sans bouger. Elle envie ceux qui le peuvent. Elle, elle n'y arrive pas.

....

Alors elle danse. Il faut qu'elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d'intégrer l'espace. Seule la beauté du mouvement peut la sauver.

C'est sa façon de trouver place dans la vie.

Léa est chorégraphe par nécessité"

 

Formidable histoire que celle de Léa, qui danse, qui ne peut s'arrêter de danser. Mais pourquoi ? Lorsque son compagnon Bruno, artiste peintre, lui demande de poser pour lui, de se figer dans l'immobilité, pourquoi s'enfuit-elle en courant ?

 

Léa sent bien que ce comportement par rapport à son corps vient de sa mère, qu'elle va d'ailleurs solliciter pour sa prochaine chorégraphie.

Alors, cette nuit de tempête, elle va se réfugier dans la vieille maison normande pour tenter de comprendre, pour mettre les mots sur la souffrance de sa mère. La vieille Suzanne va alors lui livrer son secret.

 

Le récit va alterner le présent de Léa et le passé de Romilda, la mère italienne, devenue en France Suzanne. Quelle est ce secret inavouable ?

 

Cette magnifique histoire de corps et de mots s'intègre parfaitement dans l'oeuvre de Jeanne Benameur.

Cette difficulté de dire, de mettre en mots se retrouve aussi bien dans Les demeurées que dans Les insurrections particulières.

 

Ce long accouchement pour se dire et se trouver est toute l'histoire de Romilda,la mère de Léa.

Et ce secret, expliquera le pourquoi et l'origine de l'amour de la danse.

 

Une magnifique histoire de corps immobiles où en mouvement, sur le pouvoir de notre inconscient. Une belle métaphore aussi sur le lien entre les arts et le corps que ce soit à travers la peinture ou la danse.

Prendre possession des corps à travers la peinture, le libérer et l'élever, le maintenir en équilibre à travers la danse.

 

Assurément l'un des plus beaux textes de Jeanne Benameur écrit dans une langue tout très scandée ; une respiration haletante, rendue par des phrases très courtes. Une très belle musique du coeur....

 

"Elle imagine. De toute sa force, elle imagine.

Dans le corps de sa mère, elle pénètre, elle se lève.

Elle insuffle la danse.

Par ce que la danse, c'est ça. C'est toujours ça. Des corps qui se relèvent.

 

Et il faut toucher terre d'abord.

Il faut bien.

 

Alors Léa touche terre.

Pour elles deux.

 

Le péril est là. Total. Il faut affronter.

 

est-ce que les mots peuvent tuer ?

Dans sa tête, elle invente une danse. Juste pour elle et sa mère. Contre les mots de Romilda. Pour qu'eles restent à l'air libre toutes les deux. Qu'elles demeurent. Vives.

 

Dans sa tête, avec la danse, elle revisite le corps de sa mère. Comme un nageur. Elle écarte tout...

 

Elle redessine dans le ventre de sa mère des voies neuves...."

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:56

 

http://www.troispetitscontes.com

 

 

 

Ma publication d'articles s'est ralentie ! Vous saurez maintenant pourquoi !

 

Voici donc mon site de contes pour enfants ; je vous propose d'en lire quelques uns et de me dire votre avis !  

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:28

HAITI

 

La couleur de l'aube

 

Editions Sabine Wespieser, 2008

 

Un écrivain haïtien peu connu par rapport à ses "frères" originaires de la même île : Lyonel Trouillot, Dany Laferrière, René Depestre pour ne citer que les plus connus...

 

Une femme écrivain, qui vit toujours sur son île. Une écriture poétique puissante, un véritable cri de désespoir dans l'apocalypse haïtienne.

 

Trois femmes, un homme. Une mère, deux soeurs. Un fils/frère.

 

A l'aube, les trois femmes découvrent que le cadet, Fignolé, musicien et révolutionnaire, a disparu. Commence alors la chronique d'une mort annoncée. Ou plutôt un long monologue croisé où les deux soeurs, Angélique et Joyeuse, vont crier leur amour, leur haine et leur souffrance...alors que la mère n'est que silence et prière.

 

Angélique, l'infirmière dite résignée, fille mère, mais dont l'âme brûle. Joyeuse, la cadette libérée, étudiante et vendeuse, amoureuse, croqueuse d'homme. La mère dans les brumes silencieuses des incantations vaudoues et des prières pentecôtistes.

 

Chacune, de son côté, mutiques entre elles, vont chercher à comprendre dans la jungle de Port-au-Prince. Elle ne se comprennent pas forcément, s'ignorent. Mais un chose les rassemblent : l'amour du disparu.

 

Yanick Lahens nous livre une véritable choeur antique ; une choeur de femmes, face à la mort et au destin, montrent leurs larmes mais aussi leur force, leur lutte.

A la fois un beau poème épique et une tragédie antique.

 

A découvrir...

 

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:00

Editions Actes Sud, 2005

 

L'enfant bleu

 

De Henry Bauchau, écrivain et psychanalyste âgé de 97 ans, je n'avais lu que son dernier opus Déluge, une magnifique aventure métaphorique sur l'art comme guérison. Génial mais très concis et plutôt aride.

 

Cinq ans plus tôt, Bauchau nous livrait un somptueux roman sur l'art thérapeute alliant à la fois réflexion, mythologie et une sensibilité à fleur de peau. L'histoire d'une relation fusionnelle entre Véronique Vasco, une psychanalyste et Orion, un jeune garçon perturbé, interné en hôpital de jour. Cette dernière, pour le guérir, décelant chez lui une imagination fertile, le met sur le chemin de la création : peinture, sculpture...

Le chemin est ardu, semé d'embûches, ponctué des "dictées d'angoisse" que Véronique lui fait faire pour le libérer.

 

Plus de 10 ans de combats acharnés contre "le démon de Paris" cette image symbolisant la folie, la psychose d'Orion. Alors, il faut faire galoper les chevaux blancs pour venir à bout de ce démon....

 

D'images sublimes comme celle-là, L'enfant bleu en est constellé. Bauchau,passionné de mythologie, convoque Thésée, le Minotaure et le labyrinthe (Véronique n'est-elle pas Ariane ou encore Pasiphaé alors qu'Orion est le minotaure) mais aussi bien sûr le mythe d'Orion, sans l'expliciter.

Orion, ce chasseur géant, est aveuglé. Il parcourra un long chemin vers le soleil pour recouvrer la vue.

Ainsi, il en va de même de notre personnage qui entreprend un long chemin vers la lumière.

 

Bauchau convoque également des images panthéistes à la Gauguin où Orion se réfugie par l'intermédiaire de la peinture.

 

Entre enfer et paradis, ombres et lumières, la "guérisseuse" et le malade vont nouer une relation particulière. Véronique, qui n'a pas eu d'enfants, fait un transfert sur le jeune garçon.

 

Une belle parabole sur le relationnel, sur le fait qu'"ensemble, c'est mieux". Orion est à la recherche de cet enfant bleu, ce guide qu'il a entr'aperçu lorsqu'il était petit et qu'il désire à tout prix revoir.

 

C'est par la voie de l'art et de la rencontre avec l'autre qu'Orion retrouvera la vue.

 

Une magnifique histoire d'amitié et d'amour.

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