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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Jeudi 13 décembre 2007

AMERIQUE LATINE (SALVADOR)

Le Bal des vipères

 

 









Editions Les Allusifs, 2007

Horacio Castellanos Moya, né en 1957, a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador. En 1997, après la publication de son roman Le dégoût, il reçoit des menaces de mort et est obligé de s'exiler pour le Canada, l'Espagne et les Etats-Unis. Son oeuvre, à l'écriture très vive, mélange folie, violence et humour.

Voici donc une histoire rocambolesque dans une capitale latinoaméricaine : un jeune homme désoeuvré au chômage décide de suivre le mystérieux Jacinto Bustillo, un mendiant qui vit dans une Chevrolet jaune. Exalté par la vie de cet homme, il le tue pour endosser sa personnalité. Quelle n'est pas sa surprise lorsque qu'il découvre que quatre vipères sont cachées dans la voiture....et qu'en plus elles ont des prénoms et qu'elles parlent !!!

Loli, Beti, Valentina et Carmela vont lui faire découvrir la vie cachée de Jacinto et provoquer un chaos inimaginable dans la ville ! Attaquant les stations services, les supermarchés et des policiers, elles font chavirer le gouvernement...

Policiers, président, ministres, journalistes people, tout le monde est au rendez-vous à mesure que les morts se succèdent. On appréciera le conte fantastique auquel se mêle à l'enquête policière.

Quelle est la signification de ce conte halluciné et burlesque ? Sans doute une métaphore de la révolution qui sème la terreur dans la haute société. 

On appréciera un mélange de violence, de fantastique et d'humour et une scène érotique mémorable où le héros fait l'amour avec les quatre vipères !

L'écriture va à l'essentiel, va à 100 à l'heure dans un rythme effréné, évitant le mot, la phrase de trop. 

Sans être un chef d'oeuvre, ce conte surréaliste bourré d'énergie demeure un bon divertissement !

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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Lundi 18 décembre 2006

ARGENTINE

Année de parution : 1940

Adolfo Bioy Casares (1914-1999) , l'un des plus grands écrivains argentins du XXe siècle (avec son grand ami Borges) est connu pour ses nouvelles fantastiques à forte dimension psychologique. L'invention de Morel, son premier titre paru en 1940, est unanimement reconnu comme un chef d'oeuvre de la littérature fantastique.

En effet, ce court roman de 120 pages est un petit bijou aussi bien par la forme du récit que par le thème choisi : l'accès à l'immortalité.

L'histoire nous est racontée à la première personne : un condamné à mort fuit la justice et échoue sur une île mystérieuse très peu accueillante : terrain marécageux, faunes et flores en état de déliquescence. On dit que des naufragés sont tous morts d'une maladie mystérieuse...

Le narrateur s'installe et découvre alors un curieux "complexe" : un musée, une chapelle ainsi qu'une piscine. Parfois, le soir, il y aperçoit d'étranges silhouettes qui se réunissent pour un repas ou pour une baignade...Est-ce un complot contre le condamné ? Le narrateur se sent de plus en plus menacé...

Il se cache donc dans les buissons tout en observant la vie sur l'île ; son quotidien va être perturbé par la présence d'une mystérieuse jeune femme, qui apparaît tous les soirs au bord de l'eau. Il essaie d'entrer en contact avec elle à ses risques et périls mais elle semble ne pas le voir ni l'entendre. Un soir, il surprend une conversation entre Faustine, la jeune femme et un dénommé Morel. La jalousie le tenaille...Il fera tout pour entrer en contact avec sa bien-aimée fantomatique...

Les jours passent. Parfois, les silhouettes disparaissent. Parfois, elles reviennent...et les scènes observées le premier soir semblent se répéter à l'infini. Peu à peu, le narrateur va découvrir le secret de l'île : un inventeur a mis au point une machine susceptible de donner l'immortalité. Qui sont alors les silhouettes observées sur l'île?

Je ne vous en dis pas plus ! A vous de découvrir la suite.... Sachez seulement que ce roman mêle à la fois le genre fantastique, une belle histoire d'amour et une fine analyse psychologique. L'atmosphère créée par l'île marécageuse met bien en valeur la situation du condamné qui hésite entre la révolte, la survie ou le suicide. Bioy Casares nous livre une vision très pessimiste de la condition humaine : solitude extrême, incommunicabilité.

Le roman tient à la fois du fantastique (l'analyse psychologique, décors funestes, silhouettes fantomatiques) et de la science-fiction (invention d'une machine donnant l'immortalité). Ce qui est très rare ! On a l'impression d'être à la fois dans le passé et dans le futur !

Bioy Casares nous livre une réflexion intéressante sur l'immortalité tout en évitant tout propos moralisateur. Vraiment un chef d'oeuvre, trop peu connu du grand public...

Alors, ouvrez le vite !

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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Lundi 27 novembre 2006

ARGENTINE

Editions Christian Bourgois, 2006

Alan Pauls est un écrivain argentin né en 1959. Professeur de théorie littéraire, on lui doit notamment une étude sur le grand Borges (Le facteur Borges). On reconnaît l'influence de la littérature sud-américaine dans ce récit grâce à la présence de la fantaisie et du rêve.

Si vous n'avez pas peur de vous perdre dans les méandres d'une narration hallucinatoire, ce récit est pour vous !

Il s'agit de l'histoire d'un jeune écrivain argentin invité dans un salon littéraire à Saint-Nazaire. Ses vacances européennes vont se transformer en un véritable cauchemar. Le fantastique s'installe lorsque le pauvre écrivain s'aperçoit qu'un étrange kyste est en train de pousser sur sa nuque ; l'excroissance grandit et se transforme en une petite éperon bien aiguisé. Inquiet, l'argentin exilé consulte une homéopathe qui lui délivre une étrange pommade. Sa femme, en lui "goûtant" la nuque, découvre que cette pommade a un goût de wasabi, la célèbre moutarde verte japonaise. Et en plus, ce wasabi a des vertus aphrodisiaques....

Entre deux, le narrateur doit faire publier son roman qui vient d'être traduit en français. Il contacte donc Bouthemy, son éditeur , qui lui conseille de demander une peinture  à un autre écrivain/peintre pour illustrer la couverture de son roman.

Et à partir de là, tout se gâte ! Selon le narrateur, Bouthemy est un imposteur. Jaloux de l'autre écrivain, le narrateur va chercher à le tuer ...Mais l'écrivain/peintre semble insaisissable ! Et voila le jeune écrivain parti pour Paris qui se fait attaquer par des irlandais et qui sombre peu à peu dans la mendicité....Et l'excroissance de la nuque grossit de plus en plus...

Voici un échantillon de toutes les péripéties du roman ! On évolue de plus en plus vers un récit hallucinatoire où il est impossible de distinguer la réalité du rêve. Est-ce la pommade au goût de wasabi qui provoque le délire de l'écrivain? Nous ne le saurons jamais car ce n'est pas le but de l'auteur. Il nous fait voyager avec le plus grand plaisir au royaume de l'insolite.

Un petit récit bien réjouissant qui nous fait penser aussi bien aux récits de Borges qu'aux textes de Kafka.

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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Dimanche 26 novembre 2006

URUGUAY - 1939 et 1954

Juan-Carlos Onetti - Le puit / Les adieux

Juan Carlos Onetti (1909-1994) est considéré par Gabriel Garcia Marquez et Mario Vargas Llosa comme le grand initiateur de la littérature sud-américaine moderne. Beaucoup moins connu que l'argentin Borges, il a pourtant contribué à renouveler profondément le récit romanesque (c'était un grand admirateur de William Faulkner).

En quoi cette littérature est-elle moderne? Ses récits ne sont pas linéaires , ils ne racontent souvent pas d'histoires : c'est l'âme du narrateur qui parle ; le lecteur descend au fond du "puit" des personnages qui sont souvent des êtres solitaires, rempli de désillusions au coeur d'un univers urbain. C'est le vécu, le ressenti qui l'intéresse et non les événements. C'est en cela qu'il est l'héritier d'un Joyce ou d'un Faulkner. On peut aussi évoquer La nausée de Sartre pour le dégoût de l'existence.

Son personnage type est un être solitaire au coeur de la jungle urbaine qui s'est exilé volontairement de la société car celle-ci ne provoque qu'insatisfaction et dépit. Seule la puissance du rêve et de l'imagination peut sauver l'homme ; on retrouve là l'un des grands thèmes des grands auteurs latinos (le réalisme magique de Garcia Marquez ou Mario Vargas Llosa).

Nous en avons un échantillon très significatif dans Le puit, le premier roman d'Onetti. Il s'agit d'un récit à la première personne d'un homme de 40 ans qui se met à écrire ses souvenirs et ses rêves alors que la fête bat son plein au dehors. Il s'en prend à l'intelligentsia bien pensante et matérialiste et aussi à l'amour.

" L'amour était sorti de nous, comme un enfant. Nous le nourrissions, mais il avait sa vie à lui. Il était mieux qu'elle, beaucoup mieux que moi. ...L'amour est merveilleux et absurde. et, étrangement, il visite toutes les classes d'êtres. Mais les gens absurdes et merveilleux n'abondent pas. et ceux qui le sont, c'est pour peu de temps, quand il sont tout jeunes. Puis ils commencent à accepter et à se perdre"

Pour lui, seuls comptent les rêves qu'il inscrit sur le papier ; mais il reste un poète incompris. Il ya a toute une poésie sur l'univers de la nuit qui, elle seule, peut libérer l'homme.

Voici une très belle phrase :

"J'aurais aimé clouer la nuit sur du papier, comme un grand papillon nocturne. mais, plutôt, c'est elle qui m'a soulevé de ses eaux, comme le corps livide d'un mort, et qui me pousse, inexorablement, au milieu du froid et de l'écume vaporeuse, au devant d'elle.

Voila la nuit. Je vais m'étendre sur le lit, le corps refroidi, mort de fatigue, espérant pouvoir m'endormir avant que n'arrive le matin, sans plus aucune force pour attendre le corps humide de la jeune fille dans la vieille cabane en rondins."


Les adieux, le deuxième récit, est très mystérieux. Onetti fait preuve d'un grand talent de conteur pour présenter au lecteur des personnages vaporeux soumis à la vindicte populaire. L'histoire qui se passe dans un village perdu de montagne, nous est racontée par un tenancier de bistrot dont le regard est constamment attiré par un homme solitaire atteint de tuberculose.

Bientôt, les habitants du village "jasent" sur les deux femmes qui viennent lui rendre visite à tour de rôle. Les cancans vont bon train. L'identité des deux femmes (épouse? maîtresse?) ne nous sera révélée qu'à la fin. Onetti met en lumière la médiocrité de la société qui s'acharne sur un homme dont elle ne sait rien. L'auteur nous entraîne avec brio dans un labyrinthe de personnages mystérieux.

Un auteur bien méconnu qu'il convient de redécouvrir...

 

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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Samedi 11 novembre 2006

URUGUAY

Editions Belfond, 2006

Carlos Liscano est aujourd'hui la figure de proue de la littérature uruguayenne. Il s'est fait connaître récemment en France avec La route d'Ithaque. Son parcours est assez exceptionnel puisqu'il a commencé à écrire pendant son séjour en prison de 12 ans en tant que prisonnier politique. Il s'est ensuite réfugié en Suède puis vit désormais à Barcelone.

Dans Le fourgon des fous, il se souvient de son emprisonnement, de la torture et de sa relation avec ses bourreaux. Plus qu'un témoignage, il s'agit avant tout d'une réflexion sur la dignité de l'homme. A aucun moment, il ne cherche pas à dénoncer le régime qui l'a emprisonné et à régler ses comptes avec ses bourreaux. Il s'agit avant tout de réfléchir sur la dignité du prisonnier et sur la relation entre bourreaux et victimes. Chaque homme peut se reconnaître dans le prisonnier politique d'autant plus que la narrateur ne s'appesantit pas sur les raisons de son emprisonnement ni sur la description du régime militaire qui l'a mené là.

Ce récit peut s'apparenter à une réflexion philosophique mais il en évite toute l'abstraction ; car, même si la narration évite tout lyrisme, tout pathos (les phrases sont très courtes), Liscano évoque le souvenir de ses parents, ce qui émeut profondément le lecteur. Il y a aussi des passages sublimes lorsque par exemple, un soldat pris de pitié devant le narrateur menotté qui tente d'uriner, lui prend le pénis pour l'aider.

Le roman est habilement construit : les souvenirs de la torture et de la résistance psychologique qui occupent le centre du récit (Soi et son corps) sont encadrés par deux courts textes sur la sortie de l'univers carcéral. Alors que l'expérience carcérale est vue d'après la relation du prisonnier avec son corps, l'expérience de la sortie de prison est vue avec anxiété : que faire de sa liberté ? N'est-ce pas plus facile d'être prisonnier?

Pour éclaircir le titre, le "fourgon des fous" désigne d'ailleurs le camion qui emmène les prisonniers vers la liberté...

On retiendra les magnifiques passages décrivant les bourreaux ; à aucun moment, il ne les condamne. Le but est surtout de se mettre à leur place : la difficulté de torturer quelqu'un, l'impossibilité de se regarder en face d'où la supériorité du prisonnier sur le bourreau, le stress d'attendre une révélation de la victime... 

Incontestablement, les passages les plus forts sont ceux qui décrivent les relations du prisonnier avec son corps torturé : Liscano nous plonge au coeur de l'humain; certes, certaines scènes sont très dures, mais nous retenons surtout la splendide dignité de l'homme.

Voici quelques extraits particulièrement significatifs :

La douleur et la conscience

"Mais la douleur, quand cessera-t-elle ? Cela dépend des tortionnaires, ce sont eux qui décident du moment où on n'interrogera plus ce prisonnier . Mais la douleur dépend aussi du prisonnier: il lui suffirait de leur donner les renseignements qu'ils veulent pour que la douleur cesse. Mais alors la conscience revient. Cette douleur passe, va passer à un moment donné. Elle demande un peu plus au corps, encore un peu, une autre nuit. Parce que la douleur du corps sera apaisée un jour. L'autre sera à tout jamais présente, il faudra vivre avec elle"

La relation au corps souffrant

" La crasse est une autre porte vers la connaissance de soi .Les mauvaises odeurs, l'urine sur les vêtements, la bave et les restes de nourriture collés sur la barbe...la peau qui commence à tomber par manque de soleil, suscitent le dégoût. Mais on ne peut pas demander à son corps de résister à la douleur et en même temps lui dire qu'il vous dégoûte. Alors on éprouve de la peine pour cet animal. Il provoque le dégoût mais on veut l'aimer, parce que c'est tout ce qu'on a, parce que c'est de sa résistance que dépend votre dignité.

Bien des années plus tard je verrai, et je penserai, mon corps comme un animal ami. Je dois en être reconnaissant au dégoût que j'ai ressenti un jour pour lui, en me rendant compte que je ne le supportait pas, mais qu'il était tout ce que j'avais, et que je devais continuer à l'aimer, à prendre soin de lui, à le protéger. Aimer l'animal qu'on est, pour continuer à être humain"

La dignité et l'hommage au corps

"Mon corps, qui durant tant d'années fut la seule chose que j'avais, en dépit des coups, des misères, du dégoût qu'il m'est arrivé de ressentir pour lui, aujourd'hui, sur le chemin de la vieillesse, animal ami, m'est toujours fidèle.

Je voudrais le dire, et le lui dire, avec les mots les plus banals qu'un homme habitué à travailler avec des mots puisse trouver : j'aimerais pouvoir choisir la mort de mon corps, le jour, l'endroit, et la manière. Qu'elle lui soit sereine et paisible. Et quelque chose d'absolument irrationnel : je voudrais qu'un jour mes os soient auprès de ceux de mes parents, si c'est possible. La seule chose que j'ai demandée à mon corps sous la torture, c'est qu'il me permette un jour de les regarder en face avec dignité."

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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Lundi 3 juillet 2006

MEXIQUE -CLASSIQUE

Gallimard "Du monde entier" - Ouvrage écrit en 1955

Voici l'un des grands classiques de la littérature latina. Juan Rulfo a été unanimement reconnu comme un précurseur du "réalisme magique" par Carlos Fuentes, Alejo Carpentier et Octavio Paz.

Ce roman peu commun s'inspire ainsi du surréalisme (Juan Rulfo avait rencontré André Breton au cours de son séjour à Paris ) en mêlant rêve et réalité, vivants et fantômes du passé, présent et passé.

Il s'agit avant tout de la recherche d'un père : Juan Preciado arrive au village de Comala après la mort de sa mère qui lui a demandé de retrouver son père inconnu, Pedro Paramo. Mais lorsqu'il arrive dans ce village perdu, des silhouettes fantomatiques lui déclarent que ce village est abandonné depuis longtemps et que Pedro Paramo est mort !

Juan Preciado va peu à peu comprendre que les personnages qu'il rencontre sont morts eux aussi. Ces fantômes du passé vont lui raconter l'histoire du village et lui décrire la personnalité du seigneur Pedro Paramo. Ce dernier a fait régner la terreur et la corruption dans ce village ; les femmes racontent leur viol ou leur mariage forcé. Puis la révolte gronde : on assiste à la formation des bandes de Pancho Villa. La mort de Pedro Paramo marque la fin d'une époque : celle de la domination injuste des grands seigneurs sur la communauté paysanne.

D'abord considéré comme un roman paysan, indigéniste sur les Indiens du Mexique, cette oeuvre est considérée aujourd'hui comme l'un des grands romans latino-américains, typique du "réalisme magique" : ce sont les revenants qui mènent la danse et qui racontent l'histoire de Paramo.

Au début, l'histoire est un peu déroutante car le récit fait alterner le dialogue entre le fils et les villageois avec l'histoire passée du village. Mais au fur et à mesure, ce mélange de temps ne pèse en aucun cas sur la compréhension du texte.

Un roman à réserver aux amateurs de revenants et aux amoureux du Mexique !

par Sylvie publié dans : Littérature sud-américaine
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