
Editions Serpent à plumes, 2003
Voici un autre exemple du talent de Fabrice Colin. Dans cet ouvrage, l'auteur ne nous emmême plus vers le futur mais à Paris au moment de l'Exposition universelle de 1889, l'année où la Tour Eiffel a été construite.
Fabrice Colin est à l'un des représentants d'un nouveau genre fantastique:le STEAMPUNK qui consiste à créer un monde mélangeant le passé et le futur. ainsi, en 1889, Paris regorge d'engins volants et d'automates vivants dignes de l'oeuvre de George Lucas ! Il puise son inspiration dans les romans de Jules Verne mais ses romans se déroulent dans le passé.
Dans Confessions d'un automate mangeur d'opium, le fantastique se mêle à une intrigue policière. Une jeune comédienne, Marguerite Saunders, enquête sur la mort de sa meilleur amie, tombée d'une montgolfière sur le toit du Palais Garnier. Cette mort inexpliquée ne semble pas accidentelle...
La jeune femme va être aidée dans son enquête par son frère Théo, médecin dans un asile d'aliénés. Il vont alors suivre les pas d'un savant fou qui semble être à l'origine de la création d'automates ayant des réactions d'humains...
A l'intrigue policière se superpose une réflexion sur les méfaits de la science quant à l'usage de produits dangereux. Ainsi, l'opium et l'éther semblent faire un mélange détonnant....
Enfin, une histoire d'amour rocambolesque se greffe à tous ces ingrédients. Sans oublier l'épisode de la guerre des Boers qui a conduit à la folie plus d'un soldat...
La narration polyphonique faît alterner les voix de Marguerite Saunders et de l'automate mystérieux.
Un magnifique roman mélangeant les genres et les influences. Fabrice Colin et Mathieu Gaborit savent mettre la science fiction à la porté des non aficionados...
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