Mardi 21 juin 2005
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06
2005
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Cette bande dessinée en noir et blanc investie de la couleur dans les deux dernières pages ravira tous les amateurs d'art. Un homme apprend la mort de son meilleur ami (suicide?). En guise d'adieu, il lui envoie une lettre lui demandant de choisir une oeuvre d'art faisant partie de son immense collection.
L'homme va être attiré par un tableau représentant l'appartement de son meilleur ami décédé. Il semble contenir une multitude de tableaux ... A l'homme de découvrir l'énigme de l'oeuvre...
Ce tableau foisonnant va d'abord lui fournir l'inspiration pendant des années: il reproduira à chaque fois une infime partie de l'oeuvre sans que personne le sache...Il obtiendra ainsi la gloire..
Mais l'oeuvre continue à l'obséder. Pour lui, son meilleur ami a voulu lui délivrer un message personnel. Message découvert à la fin qui réserve une belle surprise.
Une superbe histoire d'amitié doublée d'une réflexion intéressante sur les mystères de la peinture...
Par Sylvie
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Vendredi 1 juillet 2005
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07
2005
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L'association, 2004 - Prix Angoulême du meilleur album
La célèbre auteur iranienne de Persépolis (première bande dessinée iranienne) abandonne ici la BD autobiographique pour nous conter le destin d'un joueur de tar ( instrument à cordes iranien). Le jour où, dans un accès de colère, sa femme lui casse son instrument favori, l'artiste entre dans une phase dépressive. Il essaie d'en retrouver un chez tous les marchands de la ville mais, malheureusement, aucun ne semble pouvoir remplacer son instrument préféré. C'est alors qu'il décide de mourir...
La BD nous raconte les sept derniers jours de la vie de l'artiste; cet album s'insère dans la lignée des BD intimistes. Satrapi nous plonge dans l'intimité d'un homme qui vit dans un environnement hostile à toute forme d'art. Au fil de l'album, nous apprenons pourquoi cet homme tenait tant à son tar. Mais n'en disons pas plus ...
Satrapi oppose la poésie de l'art, la fragilité de l'artiste à la société matérialiste et hypocrite. Même si cet album ne remporte pas la palme du meilleur dessin, il gagne par sa finesse psychologique. Un beau portrait d'artiste !
Par Sylvie
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Mardi 12 juillet 2005
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12
07
2005
00:00
Edition l'Association
Guy Delisle nous emmène faire un voyage dans la capitale de Corée du Nord: un dessinateur est chargé de faire un dessin animé dans l'un des derniers régimes communistes de la planète. Pour cela, il est constamment accompagné d'un guide qui le suit partout. Car l'accès à la ville est strictement réglementé. Les restaurants et les hôtels sont déserts. Et le pauvre est obligé de visiter les musées glorifiant le communisme et considérant l'Occident comme un traitre inculte et sanguinaire...
Inutile de lire cette BD pour son graphisme: les dessins sont schématiques et sans grande valeur plastique. Mais le sujet traité avec humour permet d'entrer dans un royaume fermé au reste de la planète.
Guy Delisle excelle dans la BD reportage et journalistique en restant tout à fait neutre. Son personnage est juste étonné par le décalage culturel.
Par Sylvie
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Mardi 12 juillet 2005
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12
07
2005
00:00
Edition Dupuis
Voici une BD unique: sans aucune parole ni bulle ni pagination. Le lecteur doit suivre le fil de l'histoire en examinant les dessins.
Je vais vous dire la vérité: il vaut mieux la lire deux fois. Vous comprendrez mieux!
Tout commence comme dans un polar: un homme en tue un autre. Les gardes du corps du mort n'arrivent pas à le rattraper. L'assassin trouve refuge chez sa maîtresse.
C'est alors que tout se complique: le sang de la victime mêlé au sperme, au sang et à la fumée de cigarette de l'assassin donne naissance à une étrange créature: le prosopopus, un énorme animal à la croisée du phoque et de l'ours...
Cette créature va vivre avec l'assassin et s'unir à lui....
Je ne vous en dit pas plus ! A vous de découvrir cette BD mêlant le polar et le fantastique. Juste une précision: à certains moments, De Crécy revient sur le passé pour expliquer le meurtre. Il faut deviner car ce n'est pas écrit ! Vous suivez?
Les graphismes sont magnifiques. Le scénario est pas mal ficelé. Vous pouvez aussi être complètement dépassé par ce genre d'intrigue rocambolesque. Je dirais quand même que cette BD est réservée à un public averti déja familiarisé avec la BD d'auteur.
Par Sylvie
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Lundi 25 juillet 2005
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07
2005
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Editions Air Libre, 2000
Voici une magnifique BD fantastique créée par l'un des auteurs phares de la nouvelle bande dessinée française. David B s'inspire à la fois de la légende de Peter Pan et du capitaine Fracasse et des récits d'un écrivain français du XIXe siècle, Marcel Schwob, auteur des Vies imaginaires.
Tou démarre par une étrange affaire policière: des têtes décapitées sont retrouvées et des tempêtes se déclenchent dans les bas-fonds de Paris.
Marcel, un bibliophile raconteur d'histoires va enquêter sur ces phénomènes en compagnie de Monelle, son amie prostituée. Dans ses nombreux livres, il va découvrir la trace d'une Bibliothèque Générale de l'Aventure. La-bas, il va y découvrir un grenier bien étrange: il s'agit d'un repère de pirates, d'anciens épiciers ou artisans de Paris qui ont troqué leur vie (et leur tête !!!) d'antan pour une vie pleine d'aventures...
Le commissaire Pélican va ainsi lutter contre l'étrange bateau pirate qui immerge Paris...
Ce récit est une magnifique ode à l'imaginaire et à l'aventure: Marcel, le héros principal, tuberculeux, quitte sa chambre pour vivre ses r^ves qu'il avait jusque là transcrit dans ses histoires.
Le graphisme nous plonge dans un Paris revisité des bas-fonds du XIXe siècle où les bateaux pirates volent au dessus de la Tour eiffel et de l'opéra Garnier.
Un dossier nous livre les entretiens avec David B ainsi qu'un conte du raconteur d'histoires Marcel Schwob.
Par Sylvie
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Lundi 19 septembre 2005
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09
2005
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COMIC AMERICAIN, Delcourt, 1999
Charles Burns est l’un des chefs de file de la bande dessinée américaine. Il nous livre ici un récit fantastique en plusieurs tomes sur fonds de métamorphoses dans la lignée de La mouche. Un groupe de lycéens se retrouve régulièrement dans une forêt pour fumer des joints. Ils vont y découvrir des personnes dont le corps est affreusement défiguré.
« La crève » est le nom de cette étrange maladie : elle se manifeste par une étrange coupure d’où suinte un liquide noirâtre. Chris, l’héroïne, est contaminée une nuit par un homme étrange.
La plupart des scènes se passent en forêt : ce milieu en marge semble libérer les instincts humains (c’est là qu’on fume des joints, qu’on fait l’amour) ; c’est un lieu dangereux, une frontière où l’on s’expose à tous les dangers.
Le dessin en noir et blanc regorge de créatures fantastiques : d’abord des animaux puis des femmes portant une étrange queue.
Je n’en suis qu’au deuxième tome (il y en a au moins six) et je dois dire que cette histoire est assez prenante : tout en écrivant une histoire fantastique, Burns s’appesantit d’abord sur les états d’âme des personnages. On sent que quelque chose ne va pas mais il n’y a aucune scène de violence. Tout est dans l’atmosphère et dans le ressenti des personnages : beaucoup d’interrogations, de cauchemars etc…
A suivre !
Par Sylvie
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