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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 00:00

Gallimard Poésie (parution en 1936)

Grâce à Elisabeth, fidèle blogueuse de « Passion des livres » qui adore la poésie, j’ai eu envie de vous faire découvrir un ouvrage d’Henri Michaux, le célèbre poète (et peintre) belge.

 

Ne vous attendez pas à lire des alexandrins à rimes. Il s’agit de poèmes en prose dont la poésie naît de l’évasion vers un ailleurs fantasmé et de l’invention de mots.

 

Michaux se comporte en véritable ethnographe qui étudie les us et coutumes de peuples plus bizarres les uns que les autres. Ce n’est pas un voyage vers un ailleurs idyllique. Bien au contraire, Michaux se complaît à décrire la cruauté des êtres : description de combats, mise en quarantaine des gens qui se mouchent, élevage d’humains dans des pots….

 

Michaux mêle le burlesque et l'humour à la cruauté; La grande Garabagne, Les Ematrus, les Palans, les Eglottons se succèdent donnant un vaste échantillon des inventions sémantiques du poète.

Car c'est là que réside l'essence poétique de Michaux: l'invention d'expressions, de mots rocambolesques. Il nous transporte dans l'un des plus beaux textes fantastiques du XXe siècle.

Cet ouvrage est à conseiller à tous ceux qui n'ont pas l'habitude de lire de la poésie; ici, pas de difficulté: nous avons l'impression de lire des petits contes, des poèmes en prose, des récits de voyage fantastiques et humoristiques nous transportant dans un autre monde.

A noter que le goût de l'Ailleurs chez Henri Michaux naît de son goût passionnel pour les voyages: Equateur, Asie.... Dans les années 50, il explore un autre "ailleurs", celui qui lui est livré par les drogues hallucinogènes: mescaline, LSD, opium, haschich. Toute l'oeuvre de Michaux peut se comprendre comme une tentative de quitter notre monde quotidien pour explorer toutes les potentialités de l'imaginaire. C'est un poète démiurge qui a créé un monde unique.

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Published by Sylvie - dans Poésie
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commentaires

peverada 25/08/2010 16:15



Dans Plume reédition Gallimard, il faut citer aussi La Ralentie, qui est probablement le texte en prose qui exprime le mieux la notion d'enrythme du poeme.L'on est conduit à alentir
progressivement sa propre lecture sur la fin de son texte : une performance subjective



crifil (belgique) 28/10/2008 22:50

Henri Michaux... poète (inconnu pour moi à l'époque) que j'ai découvert brièvement (à redécouvrir certainement) à l'école grâce à une prof de français formidable : Mme Claude Marion. Elle nous a fait apprécier (nous ados) la poésie (également "régionale" puisqu'Henri Michaux est de chez nous) sans nous étouffer. Elle nous a fait aussi découvrir la littérature contemporaine. Elle a été vraiment une méga super bonne prof (ce n'est pas très "français" mais tant pis). Crifil

Lephauste 22/07/2008 13:39

J'étais à la recherche d'un texte de Michaux, mordre au travers et je suis arrivé sur votre article et la pertinence de vos propos concernant cet auteur aimé entre tous; Merci à vous.

op 17/04/2008 18:49

ou,sont,les,autres,livresssss,alors,tarrete,la,bof,c,cpo,cpsymapa,wawwwwwwwwwwww,ouuuuuuuhhhhhhhhhhsympasssssssssssssssssssssssss

vidali 11/02/2007 09:05

 
 

J’entends par touchées que les mains caressent la peau et touchent la chair et s’y enfonce.
 

 
 

Le frisson des ondes a le cœur de parler.
 

C’est l’onde et le ressac du flux dans le reflux,
 

Le langage des incidences liquides
 

Où plomber le nacre de ce cierge.
 

 
 

Jamais je n'ai cru qu'un enfant vienne des faiblesses des hommes et de la force des femmes, de toutes leurs attentions pour nous. Ces confidences sont aussi des confessions, vous l'entendez, des confessions qui m'ont tué, ressuscité, puis enseveli de nouveau.
 

 
 

Il faut dire que tu étais la plus magicienne des femmes et que les voyages que tu faisais derrière le silence qui me mène à toi et m'y reconduit a formé l'enfant de notre étrangeté mais aussi cette deuxième vie et cet enfant que j'ai pu à peine regarder. Pour d'autres choses aussi que tu gardes en toi et qui resurgissent lorsque les cloches sonnent sous forme de signes.
 

 
 

J'entends des choses qui vous échapperaient. De tout cela je suis riche et je t'attends pour t'y guider, te montrer que je sais écouter, écouter et attendre. tu es le grand slam de tout mon foutre pour toi ah putain tout défile c’est la nouba d’enfer le chocolat ivre le tourbillon je suis devant chacun de tes messages et je me colle à ma féale en suppliant encore viens ma nubile mon ice cream tourmenté ma fantomas au pas léger viens bonhomme tout noir réciter tes palimpsestes contre mon oreille manges moi comme si j’étais tout pour toi moi brise glace vampire et sultan moi de la nuit de découpage de tête et des parties d’ête et des parties d’échecs truquées moi du président de la présidente et de l’europe toute entière vos polices ont ceci de choquant qu’elle ne voient pas les bras de chair de celle que j’aime et mes yeux tournent comme ils tournent l’avion de 20 :52 vaut le plus cruel supplice et j’aime vous dis-je à sauver le Monde les boeufcarottes peuvent se les tenir je joue courageusement lucide à mon hord bord sauvant des vies entières et tout est reneuf tout est renait tout est renouveau dans ma joie débordande vous connaissez ces odes ces vagues coiffées d’un chapeau et le vent du grand large okay je tourne zou venez prendre vos vernies à mes doigts ensevelis et gripper le moral de l’infante je vous tourne des soifs plus pendulante encore que le plus pendulant des pendules et moi je te revoies pareille à mes souvenirs es folle et tu es belle
 

 
 

tu
 

         LE JOUR VIENT
 

 
 

 
 

Le jour vient, avec les chiens qui tournent dans la rue en mal de sang et de chairs à mordre et de bile à cracher et de vices à écluser et je dirai que j’ai des yeux de folie pour les aubes salutaires, je dirai que j’ai des oreilles de folie pour les rumeurs vraies qui gagnent le monde sans ramper, je dirai que j’ai des narines de folie pour les cigarettes gagnées sur ma mort, je dirai que j’ai des toucher de folie pour palper la douce peau volage de mes papiers insolubles, je dirai que j’ai des vertiges de folie pour mes ivresses froides mais le jour vient,
 

 
 

Et je comprends que les seuils sont franchissables, encore une fois, qu’il est formidable d’aimer et incroyable de continuer de vivre,
 

 
 

Et je comprends que le rythme de mes doigts vaut les vaudous de vos tubes,
 

Et je comprends que je suis invincible et meilleur que ce que j’ai cru hier meilleur que ce pour quoi je suis né, qui est le tombeau et l’oubli, le désamour et le brouillon,
 

Et je comprends que l’aptère archange de mes mots vole au-dessus de mes pages en marchant comme un danseur solide au sol rivé dans ses fureurs de nègre et son blues impossible,
 

 
 

Je reprends la voix du chanteur qui m’accompagne, vraiment compagnon solidaire de ma solitude imaginaire, moi qui tourne en rond dans ma danse vrillée en changeant un mot sur deux dans les espaces libres de l’imaginaire débraillé qui convienne à ma nuit repues de fainéant gouailleur de foire,
 

 
 

Car, si j’ai des sagesses un jour, c’est pour les brûler à ton soleil aveugle et que mes rythmes de pornographe électrique valent tes frissonnements devant mon abjection,
 

 
 

Qu’il soit dit que j’ai du talent au ventre et du ventre à me dégobiller,
 

 
 

Qu’il soit dit que j’ai de la chance de m’être tenu devant le gouffre et d’avoir tremblé de voir s’ouvrir l’abîme mais que j’ai tenu jusqu’au lendemain le jour qui vient,
 

Qu’il soit dit que les ritournelles qu’il aura été fait dans vos têtes éclectiques sont de notables romances à autant de cheminements vers celles qui s’en sont allées si loin de moi dans le jour qui vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que les yeux de la nuit sont ceux du jour et que mes soleils valent mes lunes, plus éternelles ce matin que le ciel ne m’a fait car le jour vient,
 

Qu’il soit dit que j’ai un jour, une minute, une seconde, vaincu, sensible à l’air que j’expire, comme d’une lumière bienfaisante car le jour vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que j’ai décidé de crever de mes cafés et de mes pages noircies comme on décide de vriller vers un sol inconnu dans un avion devenu fou qui décide, lui, de se finir tournant dans l’air plus rapide qu’un électron car le jour vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que je t’aime toi, et toi surtout, et que tes hanches emportent dans leurs valses le mouvement insondable de mes écritures d’un matin car le jour vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que mes pieds sont au sol deux maillets de bois d’être encore ces deux là qui me soutiennent car le jour vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que les veilleurs ont raison depuis la nuit des Temps, des Rois Mages d’hier aux résistants dans la Nuit, et que je suis de ceux là car le jour vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que ma raison vacille un matin de trop d’avoir fixé l’orgueilleux soleil de mes voyances et qu’il ne faudra pas me pleurer ce soir là car je serai passé du côté des Noctambules éternels une fois pour toute et que j’y serai bien à l’aise si vous saviez qu’à votre heure il vous faudra vous aussi brûler, mais à si petit feu que j’ai préféré le jour qui vient,
 

 
 

Qu’il soit dit que les antennes de mes textes vous touchent, vous palpent et vous dévorent, mais en vous préservant des zones dangereuses, des crocodiles et des serpents, car j’y ai piégé les fauves en trouvant des archipels de savoir en matière de cri et d’oraisons pour le jour qui vient,
 

 
 

Qu’il soit dit qu’il est dangereux le jour qui vient,,,
 

 
 

Qu’il soit dit que j’ai voulu des récifs pentus si raides que seuls une dizaine d’hommes pourra les arpenter en compagnie accueillante et que je garde secret les ressorts détraqués de mes trappes les plus douloureuses sans quoi il serait trop aisé de se casser le boulon en en recopiant le principe comme un bêlant car le jour vient,
 

 
 

Et que les moutons bêleront ce matin encore,
 

Et que les fauves dévoreront ce matin encore,
 

Et que les aigles voleront ce matin encore,
 

 
 

Et que le sommeil parfois semble si peu nécessaire qu’on ferait fi de toute sagesse pour une gorgée de café de plus car le jour vient car le jour vient car le jour vient _
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

a ma négligence tu accordais la patience, à mes manque de finesse tu glissais des pardons. Jamais je n'ai cru qu'un enfant vienne des faiblesses des hommes et de la force des femmes, de toutes leurs attentions pour nous. Ces confidences sont aussi des confessions, vous l'entendez, des confessions qui m'ont tué, ressusciter, puis enseveli de nouveau.
 

Il faut dire que tu étais la plus magicienne des femmes et que les voyages que tu faisais derrière le silence qui me mène à toi et m'y reconduit a formé l'enfant de notre étrangeté mais aussi cette deuxième vie et cet enfant que j'ai pu à peine regarder. Pour d'autres choses aussi que tu gardes en toi et qui resurgissent lorsque les cloches sonnent sous forme de signes.
 

J'entends des choses qui vous échapperaient. De tout cela je suis riche et je t'attends pour t'y guider, te montrer que je sais écouter, écouter et attendre.
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

Le Monde s’appelle Ophélie.
 

 
 

Quand j’ai vu les palombes, les nuits se sont multipliées.
 

 
 

 
 

 
 

 
 

Mise enceinte par l’opération du Saint esprit
 

J’accouche de ces détails puis ma mort ma résurrection
 

les pierres me parlent et ce sont de continuelles extases
 

je commande aux oiseaux au soleil aux nuages au ciel tout entier
 

 
 

je suis comme un voleur par la porte de vos cœurs
 

je fais mille prodiges je guéris par la prière je bénis les enfants
 

j’aime le monde entier
 

 
 

Je sauve le monde à chaque détour d’une  rue
 

Le monde s’appelle Ophélie
 

Le quartier du marais est tout entier à l’effigie de notre amour
 

Mon vieux maître me regarde et sourit la paix est en marche
 

 
 

Pourtant sur la photo
 

je vois des larmes dans les yeux de ma petite fille
 

Une grimace un reproche
 

« ne vois tu pas qu’il se battent tous pour la fin des conflits ?
 

-tous ? c’est qu’ils auront voulu quelque chose d’Impossible si ce n’était la Paix à un moment de leurs vie
 

-et moi je connaîtrai moi aussi la misère et la guerre ?
 

-toi tu es mon petit escargot doré derrière la barricade . N’aies pas peur je te tiens serrée tout contre moi »
 

 
 

alors allons enfants jouez !
 

le monde s’appelle Ophélie et les sacs plastiques transportent la Bonne Nouvelle
 

le petit pipeau de mon enfance joue sur l’air du décalogue
 

que la guerre n’aura pas lieu
 

tandis que la moue la grimace de mon Boudhamour
 

enseigne que je ne sais rien rien que la vraie couleur des étoiles et des choses
 

 
 

 
 

Tous les éléments m’enveloppent le soleil le vent caressent ma peau
 

Son visage me brûle et ses mains chaudes tremblent un peu
 

Je ne crois plus qu’en toi mon bout tabou
 

Mon bout de choux ma vanille exagérée
 

Je ne crois plus qu’en tes signes
 

Et sortie d’Ophélie ces Odes spires toujours
 

Vois !
 

 
 

La couronne d’épine couronne d’émeraude du Roi des Rois
 

Le spectre de mon maître le sceptre de ce glaive
 

Et le fléau des juste
 

Le joug de noblesse
 

Vanité tout est vanité et le cri vain peint en bleu sur les sac du supermarché de Vidali c’est encore de l’opium de DIEU des psaumes des oiseaux et de la came céleste
 

 
 

Vois ! Les poubelles passent dans ma rue Le type dans la rue me scande « je suis mort «  ressuscité je suis lui répondis-je fis-je dit-il    
 

le cancer de la gorge me reste aussi en travers  de la gorge
 

 
 

Mon ami se fait racketter je lui offre mon blouson à partager il refuse
 

Je le balance s’il ne me rend pas mon cœur à cinquante balle
 

Un coup de sabot me prévient
 

Ophélie la boxeuse et poëte tape tape tape cinquante pages magnifiques
 

Et m’arnaque tout entier
 

Te voilà donc enceinte ? sais tu que je suis le Christ ? sais tu ce combien je vaux pour les marchands ? sais tu mes petits réseaux et le téléphone portable connecté au grand Trust de l’amitié ? sais tu enfin que je ne T’AIME PLUS ?
 

 
 

 
 

Je pense que le monde est très curieux s’il désire vraiment cette paix de façon unanime et sincère c’est qu’il leur manque encore la sagesse
 

 
 

Et Pour la sagesse je veux bien m’envoler dans les longues rues de Nantes
 

Par la fenêtre je reconnais le tap tap de ses talons !
 

Mais mon cœur est resté dans le long couloir de la mort
 

Je ne t’aime plus Ophélie mon cœur est devenu trop petit
 

Mon cœur est serré tout entier entre les mains de ma petite fille
 

 
 

 
 

Les pages de ton journal parcourues aussi vite que mes pensées Dieu les enfants les amis l’amour les livres les mauvais garçons
 

Le désespoir le cœur rouge de toutes choses
 

M’entends tu Ophélie je garde pour toi une amitié liée au Grand Tout
 

Les mots croisés de ton journal tout entier calqué sur les soubresauts de mon cœur le marché de Vanves qui déclinait tout notre amour
 

Sacs Mariono Piles brosses à dents petits miroirs gravures du christ mille petits papiers en guise de notre amour les livres choisis de main de maitre
 

 
 

Tes escapades dans le jardin perchée sur tes hauts talons
 

Le service après vente de ce rêve là laisse à désirer
 

Ma petite fille est seule au pays du grand froid son
 

Grand père va mourir
 

Un paysage de guerre et de misère toute la folie du monde
 

L’Amour n’est plus au rendez vous
 

Les tourguenievs agents doubles  se sont tus le syndicat s’est endormi J’étais le fils de Dieu au  milieu de la folie des Hommes
 

Mais le réseau est toujours présent tentaculaire
 

 
 

Les agents du miracle sont absents
 

 
 

Le mystère de la passion d’Ophélie
 

 
 

Ne jamais abandonner ses mains
 

 
 

DONNER SES MAINS
 

 
 

 
 

Des clés pour qu’elle me pardonne
 

 
 

J’étais ressuscité le monde était rempli d’amour
 

 
 

Il est de ces fantasmes vieux rochers de cauchemars secs au creux du ventre
 

Lorsqu’OPHéLIE serrant autour du mort
 

Se soumettant aux ordres d’exercices
 

Se soumettant aux ordres d’exercices
 

 mange dans ma main tendue vers sa bouche en creux trois  petits sucres oranges
 

 
 

 
 

Toi qui es si fragile si malade 
 

Prends ce revolver-balle revolver-beau prends quelques cartouche de toutes les couleurs dessines moi ton cœur gosport hurles la dgse