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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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1 septembre 2005 4 01 /09 /septembre /2005 00:00

ETATS-UNIS

Editions de l'Olivier-Rentrée littéraire 2005

Ce titre est incontestablement l’un des grands romans étrangers de la rentrée littéraire 2005. Outre-atlantique, Cynthia Ozick, 77 ans, est considérée comme l’un des plus grands écrivains juifs américains avec Singer, Saül Bellow, Chaïm Potock et Philip Roth. Romancière et essayiste, c’est une spécialiste d’Henry James, Susan Sontag et Dostoïevski sans oublier le nouveau roman français avec Claude Simon et Alain Robbe-Grillet. Elle affirme que « la vie dérange la littérature, la vie n’est qu’un obstacle à l’écriture »

 

Un monde vacillant nous fait entrer dans l’univers de juifs allemands émigrés dans le Bronx à New-York en 1935. Les Mitwisser sont en pleine déliquescence : le père, brillant universitaire allemand, s’est vu expulsé de l’Université de Berlin par les lois anti-juives. Depuis, il se spécialise dans l’étude des Karaïtes,une secte juive dont les origines remontent au IXe siècle et qui rejette l’analyse critique du Talmud. La mère, auparavant brillante physicienne nobélisable, a peu à peu sombré dans la folie. Les cinq enfants ont l’air bien perdus au milieu de ce monde vacillant ; la famille vit sans ressources et se languissent sur leur ancien statut perdu.

 

Rosa, la narratrice est une jeune fille de 18 ans, qui est embauchée comme employée de maison et nurse. Elle va peu à peu prendre sous son aile cette famille et découvre bientôt tous ses secrets : les Mitwisser semblent dépendre financièrement de James, un étrange personnage milliardaire : son père écrivain en a fait le héros d’une série de livres pour enfants. Depuis la mort de son père, il vit en bohême suicidaire, n’arrivant pas à se délivrer de l’enfance, figé dans ce personnage fictif.

 

James est idolâtré ; il semble jouir de ces rapports de domination : en évoquant la famille Mitwisser, il se souvient d’ailleurs de la maison de poupée dans laquelle il manipulait les poupées à sa guise….

 

Ce monde vacillant va peu à peu se détériorer sous les yeux de Rosa: dans ce monde, l'argent semble être le maître mot mais il est en même temps tabou...Le gagnant sera celui qui parviendra à dominer et séduire l'autre...

L'histoire telle que l'on peut la raconter peut sembler à première vue peu captivante; pourtant, Ozick nous enchante en nous peignant des personnages énigmatiques nous révélant peu à peu leur secret et leurs fêlures. Ce monde annonce le cataclysme de la Seconde Guerre Mondiale: les mots évoquant l'effacement, la destruction sont nombreux. Il émane de ces 400 pages un mystérieux suspens qui nous tiend en haleine. Une fois que nous avons ouvert le livre, nous le dévorons pour connaître le destin de cette famille....

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commentaires

Elisabeth 05/09/2005 00:28

merci, je vais le commander... et ajouter ton site à ma liste de sites à recommander... Personnellement, un roman que j'ai adoré (qui ne fait pas partie de la rentrée littéraire mais des déormais "classiques") : Mary MCGarris, Mélodie du temps ordinaire. L'histoire d'une mère divorcée qui se bat pour survivre avec ses trois enfants, et devient la proie d'un petit escroc assassin... Mais Omar Duvall, finalement, n'est-il pas sa première victime ? Je ne vous dis pas comment se termine le livre ... mais seulement que j'ai beaucoup aimé.
Elisabeth.