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  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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2 août 2005 2 02 /08 /août /2005 00:00

Louis-René des Forêts (1918-2000)

Louis-René des Forêts est avec Maurice Blanchot l'écrivain français le plus secret du XXe siècle et ....surêment l'un des plus grands....

A partir des années 40, ses oeuvres (Les mendiants, La chambre des enfants...) le font connaître dans le monde littéraire. Il fréquente Raymond Queneau, Robert Antelme, Maurice Blanhot, Yves Bonnefoy et George Bataille.

Son public s'est peu à peu constitué d'un cercle restreint d'aficionados. En 1981, il reçoit le grand Prix National des Lettres pou l'ensemble de son oeuvre.

Son oeuvre, s'apparentant à de la prose poétique, très intimiste, explore les tréfonds de l'âme: le narrateur, au prise avec ses tourments, a un besoin obssesionnel de s'épancher auprès du lecteur.

Le bavard (publié en 1946)

Cette oeuvre magistrale est un long monologue du narrateur qui confie au lecteur son étrange maladie: il a un besoin incessant de parler, de se mettre en spectacle en société...

L'auteur va donc prendre le ton de la confession sincère en refusant tout artifice de la littérature: il l'affirme haut et fort au début du roman en déclarant au lecteur qu'il n'utilisera pas les fioritures litéraires telles que la métaphore. Le but n'est pas d'émouvoir: il faut refuser le lyrisme en ne disant ce qui est la strice vérité.

L'auteur use donc d'un ton froid pour nous conter les aventures qui lui sont arrivées lors d'une soirée mondaine: il s'est mis à monologuer devant la foule stupéfaite puis, soumis à la honte, s'enfuit dans la nuit....

A la fin de ce récit, un formidable coup de théâtre secoue le lecteur....

La troisième partie du roman est une formidable réflexion sur les enjeux de la littérature et le pouvoir démiurge de l'écrivain qui se joue sans cesse du lecteur. Et si toute la littérature n'était que pure bavardage ou simple mystification?

Le bavard est incontestablement un chef d'oeuvre sur les rapports ambivalents existant entre l'auteur et ses lecteurs.

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commentaires

P
Si jamais, ce n'est pas au cours d'une soirée mondaine que survient sa crise de bavardage, mais dans un dancing glauque, ou se côtoient gens bas et prosituées...
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P
mon roman préféré, depuis des années, c'est celui de Italo Svevo, la conscience de Zeno. Plus récent, le Liseur. Adam
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