Mardi 21 juin 2005
2
21
/06
/2005
00:00

L'homme qui rit est un roman très peu connu par rapport aux Misérables ou à Notre-Dame de Paris. C'est pourtant pour moi l'un des meilleurs de Victor Hugo.
Il reprend plusieurs thèmes très hugoliens comme la monstruosité, la rage de l'océan , les saltimbanques ou encore les rapports entre les puissants et les exclus.
L'histoire se déroule à la fin du XVIIème siècle en Angleterre. Sur ordre du roi, pour écarter un héritier génant, un jeune lord est défiguré à sa naissance par les comprachicos, ces êtres infames qui mutilent les enfants pour ensuite les exposer dans les cirques. Il porte une cicatrice qui lui traverse entièrement le visage d'où le surnon d'"homme qui rit".
Abandonné sur une plage d'Angleterre, un reste seul dans la neige pendant des jours. Sur sa route, il rencontre une fillette aveugle, Déa, qu'il sauve du froid. Les deux êtreshandicapés seront recueillis par le vieil Ursus, un vieux saltimbanque au coeur d'or.
Ils parcourent tous les trois les routes d'Angleterre jusqu'à ce que Gwynplain découvre qu'il est un lord. Il s'immisce dans les coulisses du pouvoir et parvient à être élu à la chambre des lords. C'est alors qu'il prononce un discours magnifique adressé à ses pairs, dénigrant les puissants qui pervertissent l'Angleterre. Ce discours peut être rapproché de celui de Ruy Blas lorsqu'il invective les nobles d'Espagne, pays "qui git, pauvre oiseau plumé, dans une marmite infâme"
Je vous laisse découvrir la fin de cette oeuvre magnifique qui vous fera verser sans doute quelques larmes...
La poésie de ce roman naît de la complémentalité entre Gwynplain et Déa: alors que Déa est aveugle, elle symbolise la lumière car elle conduit Gwynplain sur le chemin du bonheur. Elle lui fait don de sa beauté alors que lui lui fait don de ses yeux. Pourtant aveugle, elle est la lumière qui éclaire son chemin.
Ursus, Déa et Gwynplain , incarnation du peuple, symbolisent la lumière et le bien alors que la vieille aristocratie est du côté de l'ombre et du mal.
Pour Hugo, les faibles, les monstres, les handicapés , mis au ban de la société, représentent l'avenir. Thème précurseur repris plus tard dans les Misérables....
Pour les admirateurs de l'océan hugolien, vous découvrirez une magnifique scène de naufrage faisant sombrer les tortionnaires du héros.
Ouvrez vite ce livre et dites moi votre avis !
Bonne promenade !
Eric
Naannnnnnnnnnnnnn, pas encooore !!!!
Signé un collègue
http://feqrfgqfgagdb.host.com
desk3
[url=http://feqsfgqfgagdb.host.com]desk4[/url]
[link=http://feqafgqfgagdb.host.com]desk6[/link]
Je viens de publier un billet sur Gwynplaine dans ma petite fabrique de portraits de héros. Si vous voulez y jeter un oeil et commenter, venez !
Autre chose.. Je me permets. J'ai effacé par mégarde certaines personnes de ma newsletter, dont une Sylvie. Si c'est toi, mille pardons. C'est une horrible bêtise !!!!!
Je viens juste de finir de le lire ! J'ai mis 10 ans à le lire, m'arrêtant à chaque fois pour que cette histoire ne se finisse pas déjà... Et bien voilà ce soir c'est fini !
"L'homme qui rit "est magnifique, grandiose, et je ne comprends pas les mauvaises critiques qu'il a provoquées quand il est sorti !
Trop de succès sans doute, trop de jalousies...
Ce blog est vraiment bien fait, esthétiquement parlant : harmonie des couleurs, bon goût, agréable à lire... bravo !
http://www.artvictoriah.com
Mathilde
Bonjour Sylvie, je ne peux que partagé vos sentiments sur ce livre qui est certainement le plus abouti des romans de Hugo avec un concentré de toutes les luttes (la nature, la religion, l'homme) auxquelles l'homme doit faire face, avec de mémoire un exceptionnel passage sur un discours à la chambre. (prémices à sa prorpre intervention devant l'assemblée nationale) A lire absolument.
Patrick
J'ai moi aussi lu "l'homme qui rit" il y a quatre ans, et c'est ce livre que j'ai choisi d'étudier dans le cadre de mon mémoire cette année. Boulversant à la première lecture, il l'est tout autant à travailler... c'est un tourbillon dans lequel on se perd presque. Je me penche plus particulièrement sur "Chaos vaincu". Que pensez-vous de l'intermède d'Ursus?
Relu pour la énième fois L'homme qui rit. Bien sûr c'est génial. Mais je ne comprends toujours pas quel est le rôle de Barkilphedro dans cette histoire. Il veut nuire à la duchesse Josiane. Et que fait-il pour cela ? Rien. Et lorsque le roman pourrait éclaircir la chose, paf ! Hugo abandonne Josiane et Barkilphedro.
Si quelqu'un connaît l'adresse du site de Victor Hugo, qu'il lui demande d'écrire une suite où il expliquera la chose. Au-delà de Gwynplaine et Dea. Ursus pourrait raconter l'affaire. Ou peut-être Homo.
Merci par avance, même s'il n'y a pas de réponse
ENORME....ENORME LE POIDS DE L'OEUVRE .....PLUS DE 35 KG sur le colback pour retourner à la voiture....en nage.
ça dort dans la veranda 2 ans...et je démarre cet été "l'homme qui rit"
ENORME...ENORME de style ,d'actualité,de vocabulaire,de profondeur,de clairvoyance,de pessimisme, de verité,de passion,de sensualité......
ENORME.. vous dis je et ça pése lourd dans la balance des grands bouquins mais comme on se sent bien et plus leger aprés cette lecture...et surtout si quelqu'un trouver le site du père Victor...
angélo pardi
mp
Un Grand Monsieur !