Dimanche 13 août 2006
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Quel est le roman ou le poème qui vous vient à l'esprit lorsqu'on évoque la mer en Littérature?
Il y a bien sûr Hugo et Hemingway. En ce qui me concerne, un roman m'a vraiment marqué à ce sujet; il s'agit d'un roman de l'Algérienne Maïssa Bey , Au commencement était la mer. La mer et le soleil y symbolisent la poésie et la liberté dans un monde qui enferme la femme.
Article du 1er septembre 2005 :
Editions de l'aube, 1996
Dans ses romans,Maïssa Bey met brillamment en scène la femme musulmane éprise de liberté. La jeune Nadia est une belle adolescente qui, lors de ses vacances, va sur la plage pour admirer la beauté des éléments : la mer, le soleil...
Mais une ombre menaçante pèse sur ce bonheur: sa famille, de pure tradition musulmane, refuse cette liberté. Son frère aîné fréquente de plus en plus la mosquée et Alger semble être peu à peu gagnée par l'islamisme radical...
Pourtant, cet été, Nadia va tomber amoureuse du beau Karim...
Raconter cette histoire avec mes mots fades ne rend pas compte de la qualité de ce récit. Maissa Bey ne nous livre pas un roman sociologique à thèse. Ce roman est avant tout de la poésie à l'état pur, un hommage aux différents éléments de la nature: la mer, le vent, le sable, le ciel. Chaque phrase nous livre l'intériorité de Nadia, ses états d'âme, ses sensations. Chaque mot exprime du ressenti et une sensibilité à fleur de peau: "La mer monte en elle comme un lent désir. Un halètement. Battements réguliers des vagues contre son corps bercé comme aux premiers jours. Plus loin encore. Et lorsque enfin, elle s'endort, la mer encore berce ses rêves".
La mer symbolise l'éveil de la sensualité. Au contraire, la tempête, la poussière d'Alger laisse deviner un dénouement funeste. Maissa Bey évite tout misérabilisme. Le drame n'est qu'effleuré avec une phrase finale. Les éléments se fondent au destin de la jeune musulmane sacrifiée...
La mer : 20 mille lieux sous les mer de jules Verne fut le premier livre offert par ma grand-mère pour un noël, mes premiers pas dans la SF.
Pour moi la mer c'est " le vieil est la mer" de hemingway.
Lecture de jeunesse à l'école.
Bonjour Sylvie,
J’ai découvert ce blog juste hier et je le trouve déjà super !
Malheureusement, je n’ai lu aucun livre complètement lié à la mer, mais lorsqu’on évoque ce sujet, j’ai beaucoup de choses qui me viennent à l’esprit. Par exemple, je te propose cet extrait (« L’Etranger », par A. Camus – Ed. Gallimard) :
« Nous sommes descendus dans la banlieue d’Alger. La plage n’est pas loin de l’arrêt d’autobus. Mais il a fallu traverser un petit plateau qui domine la mer et qui dévale ensuite vers la plage. Il était couvert de pierres jaunâtres et d’asphodèles tout blancs sur le bleu déjà dur du ciel. Marie s’amusait à en éparpiller les pétales à grands coups de son sac de toile cirée. Nous avons marché entre des files de petites villas à barrières vertes ou blanches, quelques-unes enfouies avec leurs vérandas sous les tamaris, quelques autres nues au milieu des pierres. Avant d’arriver au bord du plateau, on pouvait voir déjà la mer immobile et plus loin un cap somnolent et massif dans l’eau claire ».
Ce que tu as écrit (« La mer symbolise l'éveil de la sensualité ») m’a fortement marqué. A ce propos, il y a juste une poésie écrite par J. Prévert (« Paroles » - Ed. Gallimard) :
Sables Mouvants
Démons et merveilles
Vent et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vent et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vent et marées
Deux petites vagues pour me noyer.
Luca
J'ai un travail à effectuer sur ce sujet .
Merci .
Michèle .
je fais des recherches sur la littérature est la mer plus précisement sur quoi est basé le succès et je suis tombé sur votre blog si vous pouviez m'aider mercii d'avance
Je viens de découvrir votre blog qui, je dois dire, m'a agréablement surpris.
J'ai travaillé lors de mes études universitaires (que je poursuis d'ailleurs) sur le roman de Maissa Bey, et mon mémoire s'intitulé: "Les représentations symboliques du vocable mer dans : Au commencemment était la mer...".
Je dois dire que ce travail m'a poussé à m'intéresser encore plus aux romans de la mer.
Actuellement j'ai élargis mon champs d'analyse à deux autres romans qui sont: " La Quarantaine" de J-M LECLEZIO et "Pecheur d'Islande" de Pierre LOTI. Ce que l'on y découvre sur les différentes significations et symbolisations de la mer est tout simplement surprenant.
Voila, j'espère que votre blog s'enrichira en permanence d'informations liées à la littérature et aux écrits concernant la mer.
Amicalement, R.Benmansour.
Si je dois faiire un choix, je mettrais "la mer cruelle" de Montserrat...mais je vais y réfléchir.
je travaille en ce moment sur une thèse ayant pour objet d'étude: la ville méditerranéenne, comment elle est vue, comment elle est perçue et surtout comment la définir...
Mon corpus d'étude est deux romans de l'écrivain Abdelkader Djemaî.
Pour en revenir à votre blog, les romans de Djemaî, présentent une dualité interessante qui se construit autour de la dichotomie Mer / Ville.
le rapport qu'entretient ses deux protagonistes reste trés ambigu, une fois elles pactisent ensemble, une autre fois elles semblent être rivales, ainsi je vous conseille vivement la lecture de deux romans que j'ai adoré, à savoir: "Mémoires de Nègre" et "Un Eté de Cendres", ce sont des récits vraiment époustouflant tant par la qualité de l'écriture que par la thématique, à consommer sans modération...!
j'ai trouver votre blog c'est une decouverte extraordinaire, je suis oceanographe et ecrivain.
je voudrais vous approcher pour partager la passion de la mer et l'amour de la litterature.
mon blog vous donneras plus d'informations sur ma personne.
et le lien amenant vers mon livre que j'ai recement édité est:
http://www.manuscrit.com/book.aspx?id=12269
En attendant de vous lire accepter mes sinceres salutations.