Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Passion des livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
  • Contact

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Recherche

12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:27

Un petit mot sur les prix Goncourt et Renaudot 2008.
Pour une fois, ces prix récompensent une littérature ambitieuse, peu connue du grand public, ne faisant pas partie du "sérail"

.

Saluons l'attribution d'un Prix Goncourt au franco-afghan Atiq Rahimi pour Syngué Sabor (Pierre de patience) édité chez POL.
D'une part, parce qu'il s'agit d'un écrivain d'origine afghane, francophone (c'est son premier roman écrit en français), d'autre part, parce que ce prix récompense pour la première fois l'éditeur POL qui promeut une littérature française de création et est souvent découvreur de jeunes talents (Emmanuelle Pagano entre autres).

Syngué Sabour, pierre de patience

Le jury du Goncourt n'a pas cédé à la tentation du coup éditorial de la rentrée, représenté par le premier roman Une éducation libertinede Jean-Baptiste Del Amo



C'est en soi une bonne chose ! Aussi, lorsque je regarde sur I-Télé, l'interview d'Eric Nauleau, le co-auteur du Jourde et Nauleau, ouvrage polémique sur la littérature française contemporaine, vilipender Atiq Rahimi, je ne suis pas d'accord !

D'accord sur le fait que POL appartient au groupe Gallimard , qu'il n'est pas un éditeur inconnu quoi que très peu connu du grand-public. Mais l'ensemble des critiques et plusieurs de mes amis ont salué la belle langue de Rahimi, inspirée de la poésie persane ....

J'attends de le lire pour me faire ma propre opinion mais je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit d'un prix politique parce qu'il traite de la condition féminine en Afghanistan. Alors, le très beau roman de Yasmina Khadra, Les hirondelles de Kaboul ne serait aussi que politique ?

C'est vrai que depuis quelques années, beaucoup de prix sont décernés aux auteurs francophones (Léonora Miano et Alain Mabanckou entre autres). Justement parce qu'ils apportent à la littérature française un nouveau souffle. Autre que celui du sérail parisien et des auteurs grand-public tels Anna Gavalda ou Marc Lévy.

Donc, oui, je vais lire Syngué Sabor ; cela fait très longtemps que j'ai lu un Goncourt....

Roi de Kahel

Saluons également le Prix Renaudot attribué à "un illustre inconnu" : Le roi de Kahel de Tierno Monénenbo, auteur guinéen. La prodigieuse épopée solitaire d’Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume dans l’actuelle Guinée, au nez et à la barbe des autorités coloniales françaises… et des Anglais. Un portrait à charge de la colonisation française...

Voila, c'est peut-être encore politique mais je préfère que l'on recompense la francophonie, qu'elle soit guinéenne ou afghane, plutôt que de récompenser un auteur du sérail parisien......

Partager cet article

Repost 0

commentaires

leunamme 17/11/2008 11:40

Oui, d'accord avec toi, ces prix sont réjouissants.D'ailleurs, ironie de l'histoire, un des partisans de l'ouverture de la littérature française, Michel Le Bris, à l'origine d'un texte sur ce sujet, a été battu d'une courte tête pour le Goncourt.

Sylvie 17/11/2008 18:51


Je suis ravie, j'avais l'impression que mon article était un peu démago ! Je suis en train de lire le Rahimi justement, c'est moins poétique que je pensais mais très touchant.


Toorop 13/11/2008 21:56

Mouais... Tahar Ben Jelloun, auteur du "sérail" ? Amin Maalouf ? Andreï Makine ? Jean-Jacques Schuhl ? Jonathan Littell ? Alain Mabanckou ? Ahmadou Kourouma ? Ca fait quand même quelques années que les prix se sont un peu ouverts. Comme vous le précisez vous-même. Alors ? C'est quoi, au juste le sérail ? Mais surtout, se réjouir d'un prix parce que son auteur est afghan, ou noir, ou transsexuel, est grotesque. Je me réjouis, moi, quand le livre primé est un BON livre. Cette histoire de "nouveau souffle" relève du cliché. Et votre conclusion, de la démagogie.

Gangoueus 13/11/2008 16:27

Bonjour Sylvie,Je me réjouis de cette ouverture des Grands Prix littéraires parisiens vers un espace plus grand. C'est un atout pour la langue française et pour les auteurs de l'Hexagone pour un meilleur échange. Je n'ai pas encore lu Thierno Monemembo bien qu'il soit une référence dans l'espace francophone.Cela s'inscrit un peu dans la logique du Prix Nobel attribué à J-M G Le Clézio. Pourvu que ça dure. @ bientôt,

Naina 13/11/2008 08:21

C'est la première fois que je lis un Goncourt, non pas parce qu'il a reçu ce prix mais parce que c'est le roman d'un auteur de qualité (dont j'avais déjà lu un roman).