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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 15:45

Marguerite Duras (1914-1996)

Et voila, une commémoration littéraire de plus: les dix ans de la mort de Duras, la plus grande dame des lettres françaises du 2Oe siècle.

Connaissez-vous l'oeuvre de Duras ? Quels sont vos romans préférés?

Un parfum de scandale certes avec L'amant, Prix Goncourt en 1984, vendu à 3 millions d'exemplaires et adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud et aussi et surtout une écriture très originale, faite de silences et de non-dits, tout en épure ont fait la célébrité de Duras.

Celle qui refusa qu'on assimile son oeuvre à celle du nouveau roman a connu son premier succès avec Un barrage contre le Pacifique en 1950 : souvenirs d'enfance en Indochine, une mère malade qui lutte contre le Pacifique en construisant sans relâche des barrages de fortune chaque année, les premières amours.

Puis ce fut des romans d'approche plus difficile comme Moderato Cantabile et Hiroshima mon amour, adapté au cinéma par Alain Resnais. Et enfin, L'amant en 1984.

Pour découvrir ou redécouvrir la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras, le vous conseille de lire & article sur le web:

http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/LETTRES/DURAS/duras.html

Le magazine littéraire d'avril lui consacre un numéro spécial.

En ce qui me concerne, je connais quelques oeuvres dont bien sûr L'amant, mais ce n'est pas ce roman qui m'a le plus marqué.

Cette semaine, je vous proposerai trois articles , sur Un barrage contre le Pacifique , Hiroshima mon amour et Moderato Cantabile.

J'ai également envie de lire La douleur, réputé pour être l'un des plus beaux textes de Duras, témoignage sur le retour de son mari Robert Antelme du camp de Dachau en 1945.

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commentaires

JEAN MARC 25/03/2008 22:57

Bref, pour en conclure là ce soir sur Marguerite Duras, et pour fêter dignement le 40eme anniversaire de mai 68, je ne peux que graffiter "sous ses pavés la plage !"Marguerite Duras, ou la Guy Béart de la liitérature française...

JEAN MARC 25/03/2008 22:47

j'ai trouvé cela sur le net...c'est exactement ce que je pense !je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager...
Les aventures stupéfiantes de Marguerite Duras
 
Quand je disais qu'actuellement, la sociologie de la littérature était plus intéressante que la littérature elle-même, il ne s'agissait pas uniquement d'une boutade ou d'une occasion pour faire le malin.
Un petit détour est nécessaire. Je viens de lire Le chasseur noir de Vidal-Naquet (agrémenté d'un quatrième de couverture d'un zombie du Monde qui n'y a pas compris grand chose de toute évidence). Ouvrage socio-ethno-historique sur quelques éléments de la Grèce antique, pour résumer. Et qui m'a laissé perplexe et notoirement insatisfait. Disons tout de suite que j'ai une certaine admiration pour feu Vidal-Naquet, et c'est suffisamment rare pour être signalé. Admiration qui n'est pas uniquement due au fait que nous partageons le même patronyme.
Disons que le succès de VN en tant qu'helléniste ne provient pas  d'une percée théorique majeure de sa part. Non. Mais bien plutôt de ce qu'il a été dans le move à l'époque (années 70 en gros). En somme VN s'est imposé, non pas parce qu'il a révolutionné l'approche de la Grèce antique, mais parce qu'il a utilisé les outils conceptuels en vogue. Ce qui n'aurait pu être le cas s'il avait fait de l'histoire évènementielle plutôt  que d'adopter un paradigme structuraliste (pour simplifier et aller vite). D'ailleurs, il faisait lui-même remarquer que ses ouvrages avait eu un succès public, ce qui lui avait valu une certaine inimitié de la part de ses confrères. Ce qui ne fait que renforcer l'idée que le dit succès (public ou non) repose au moins en partie sur une certaine adéquation au Zeitgeist (universitaire ou non).
S'il en est ainsi pour des ouvrages sérieux et théoriques, on ne peut qu'être très perplexe devant le succès de certains ouvrages et encore plus de certains écrivains.
J'étais donc parti pour fabriquer une petite parodie de Marguerite Duras, d'abord parce que j'aime ça, la parodie, et ensuite parce que je m'étais pissé dessus en lisant celle de Rambaud (Virginie Q.).
Et je ne pouvais que partager les raisons de Rambaud (l'intégrale de l'interview se trouve ici). Quelques extraits, pour bien situer les enjeux :
Quelles sont les qualités d'un bon pastiché ?
Patrick Rambaud. Il faut avoir un style reconnaissable d'emblée et une grosse tête. Plus le parodié a la grosse tête, plus il est facile de taper dessus et plus le plaisir dure. Voyez Marguerite Duras : elle était si gonflée d'elle-même que j'ai pu sans problème écrire deux romans : Virginie Q. et Mururoa mon amour. Le tout signé Marguerite Duraille.
Pour parodier, entrer dans l'oeuvre d'un autre pour s'en moquer, ne faut-il pas un minimum d'admiration ?
P.R. Non, au contraire. Plus l'exaspération est grande, meilleure est la parodie. J'ai un profond agacement envers Duras. Un jour, j'ouvre la télévision, je tombe sur elle. Elle était imbuvable, tellement certaine de son génie qu'elle méritait trois claques. Le soir même, je téléphone à André Balland : « Ça n'est plus possible, il faut faire quelque chose. » Le lendemain c'était signéJ'ajouterais qu'il est autrement plus facile de parodier Duras que, disons, Nabokov, et qu'en conséquence de quoi, je me réjouissais à l'avance de ma petite séance de méchanceté.Et j'ai commencé à me farcir Un barrage contre le pacifique. Avec un certain courage puisque j'ai du arriver jusque vers la page 150.
J'étais mal tombé, car il ne s'agissait pas de ces microscopiques ouvrages auto-caricaturaux qu'elle a pondu par la suite, mais plutôt d'une énorme plâtrée laborieuse qui n'en finissait pas. Oh, bien sur, il aurait été facile de monter en épingle le style besogneux, répétitif, et in fine besogneusement répétitif qui paie un lourd tribut à Gertrude Stein sans malheureusement jouer dans la même division. Ou de ressortir quelques envolées vaguement lyriques totalement grotesques.
Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est l'incroyable stupidité qui se déploie dans l'ouvrage. Stupidité qui m'a laissé les bras ballants, avec ce sentiment de honte qu'on éprouve en regardant quelqu'un se ridiculiser sous vos yeux. Et qui m'a convaincu de laisser tomber. Quand on en arrive à un tel degré d'auto-parodie, il vaut mieux se taire. Rien à ajouter, le texte de Duras parle de lui-même.
Et évidemment, on en revient au Zeitgeist, à l'adéquation avec les gouts de l'époque. Parce que, tout de même, comment une telle stupidité (à ce niveau-là, parler de vulgarité satisfaite revient à rester très en deça de la réalité) non seulement n'a pas été détectée au moment de la publication (1950), mais surtout a assuré un succès national (et même  international - qui reste tout de même à démontrer) à Madame Duras ?
C'est bien pour cela qu'une sociologie de la littérature devient passionnante et nécessaire. On pourrait se dire que Duras a profité de la montée en puissance de la télé et de son entreprise d'enconnement de la population. Mais historiquement, ça ne tient pas. Du moins pour cet ouvrage. Si je n'avais que ça à faire, je pourrais essayer d'établir une corrélation entre, d'une  part, les chiffres de vente des bouquins de Duras et, d'autre part, le nombre de postes de télé dans le pays.
Bref, tout ça pour vous dire que vous allez être privés de cette merveilleuse parodie dont je n'ai conservé que le titre, parce qu'il me plait bien...

JEAN MARC 25/03/2008 22:20

"très vite dans ma vie il a été trop tard""j'ai quinze ans et demi il n'y â pas de saisons dans ce pays là, pas de printemps pas de renouveau""elle est morte pour moi de la mort de mon petit frere"...3 phrases au hasard de l'amant...aaaaaaaaaaa stop.............c'est insupportable, sentencieux, lourd, pédant, sans style....on dirait presque du Séguela...(quoique lui a pu avoir du talent...)....

JEAN MARC 25/03/2008 21:59

C'est vrai, elle a inventé une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, tellement à aucune autre qu'elle ne ressemble à rien. Le grand vide, ou plutot une profusion. ...de la littérature sans estomac, qui à force d'en vouloir trop donner finit en diahrrée verbale...Duras, la Renault 14 de la littérature, tout dans l'apparence, mais rien sous le capot...Je n'aime pas Duras, comme je n'aime pas Stendahl, tous les deux caricatures de la littérature Ponpon...on dirait du Napoléon III...ces 3 là voulaient être César, ils ne sont que Pompée, excusez moi, pompant !Vous me parlez de l'engagement en littérature, et alors ? rappelez vous ce que disait Sartre des Goncourt ! et si en plus l'engagement se double de talent, c'est tant mieux...Alors oui, je dis j'écris et je réécris que Gordimer est une grande dame de la littérature ! oui je dis que comparer Gordimer à Duras c'est comme vouloir comparer un camembert affiné au lait cru à une pate à tartiner des lieux communs (allégée la pate, en plus) ! j'en donne pas 1 euro au Lidl du coin...Duras la hard discounteuse de la Littérature ! pensez en plus à la peine de ces générations de lycéens contraints de se décatir à la lecture de ses papiers culs imprimés qui portent ces titres si prétentieux : l'amant, hiroshima mon amour...Indian song (on se croirait dans une chanson de Stone et Charden)...dois je en rajouter...? Duras c'est l'ecroquerie intellectuelle du siecle ! j'espere que vous gouterez ce post, très modéré, très modéré, je suis en petite forme ce soir, les cloches m'ont apporté trop de chocolat.

JEAN MARC 21/03/2008 22:16

Pour moi Duras est un écrivain tout juste mineur, à la lettre prétentieuses qui comme Crébillon ne laissera à la postérité que quelque nom de rue...comment pouvez vous écrire, je vous cite "la plus grande dame des lettres du 20 eme siècle " ? et Yourcenar ? et Gordimer ? et Lessing ?

Sylvie 24/03/2008 13:22


C'est un avis très subjectif ! Il faut quand même reconnaître que Duras a inventé une oeuvre qui ne ressemble à nulle autre ! C'est comme Sarraute. Quant à Gordimer et Lessing, on ne peut pas
comparer à Duras, ce sont des femmes reconnus aussi pour leur engagement dans la société. Mais leurs romans sont plus traditionnels