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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 14:51

VIETNAM

Editions de l'aube, 2005

Nguyên Huy Thiêp, né en 1950, est le plus grand écrivain vietnamien avec Duong Thu Huong (voir Au delà des illusions). Il a l'habitude d'écrire de petits récits sur le Vietnam traditionnel (Le coeur du tigre, Conte d'amour après la pluie).

Pour son premier vrai roman, il nous livre ici le récit d'un jeune garçon de vingt ans qui rompt les rangs, quitte le domicile parental et sombre dans la drogue. Ce récit est apparemment fortement inspiré de la propre expérience de l'écrivain en tant que père.

Une grande partie du livre décrit la ville tentaculaire de Hanoï qui broie la jeunesse de ses habitants: la jeune génération est fortement occidentalisée, va dans les cybercafés et regarde American Beauty à la télé. Khuê, fils d'écrivain, ne se reconnaît pas dans le modèle imposé par l'école et sa famille. Il va donc errer dans les rues de Hanoï, découvrant la prostitution et la drogue. Après une longue descente en enfer, il redécouvrira le sens de la vie en s'isolant pour un temps sur une île déserte et en redécouvrant le monde de vie traditionnel.

Ce roman nous intrigue tout d'abord par son langage cru incarnant la révolte d'une génération perdue. Nulle poésie dans ce récit; juste la vérité criée à la foule des lecteurs. Il n'y a qu'à lire les premières lignes:

"Je m'appelle Khuê. J'ai vingt ans cette année. Et je vais vous dire franchement: personne ne capte rien. Tenez, ma famille, par exemple. J'ai un père, une mère, un grand frère qui sont cons comme leurs pieds. "

Mais Huy Thiêp est un grand écrivain humaniste: ce récit est d'abord un grand roman d'apprentissage où le héros révèle petit à petit sa sensibilité; le lecteur est fortement marqué par la fin du roman qui exalte les rapports père-fils. Khuë qui rejetait au début le métier de son père finit par honorer la figure de l'écrivain.

On peut cependant regretter un trop grand manichéisme entre la description de la ville , mère de tous mes vices où se pervertit la jeunesse et le Vietnam traditionnel incarné par une île de pêcheurs qui fait redécouvrir les vrais valeurs à Khuê. Le changement de point de vue est un peu trop brusque !

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commentaires

G
bonjour
oui j'aime bien, pour les poèmes j'en connais je les mettraient en lignes bientôt
Merci de ta visite sur mon modeste blog
Amitié
Paul
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