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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 21:56

ETATS-UNIS

Soudain l'été dernier

Roman adapté au cinéma par Joseph Mankiewicz en 1959

Moi qui n'était pas pour l'instant une inconditionnelle de Tennessee Williams (Un tramway nommé désir), je suis définitivement conquise !

Je viens de voir le film qui est un véritable chef d'oeuvre. Outre la brillante mise en scène de Mankievicz, on ne peut qu'admirer la modernité, la force  des thèmes abordés : le refoulement, la folie et l'homosexualité. 

Rapports de force, lien mère/fils ambigus, jalousie : voila la famille décadente mise en scène par Tennessee Williams. 

Voici l'histoire : Violet Venable fait venir dans sa demeure exotique de la Nouvelle-Orléans le docteur Cukrowicz, neuro-chirurgien. Son fils Sebastian est mort mystérieusement en Europe, l'été dernier. Sa cousine Catherine, qui a assisté à sa mort, est devenue folle. Violet Venable pense qu'une lobotomie pourrait l'aider à retrouver la raison. ...

Mais le médecin, en examinant Catherine, découvre qu'elle est saine d'esprit. Elle est en fait traumatisée par ce qu'elle a vu l'été dernier à la mort de son cousin. Mais qu'a-t-elle vu ?
Le médecin, en digne héritier de Freud, va, par l'intermédiaire de la parole, faire ressurgir le refoulé et ainsi tenter de guérir Catherine. Mais que cherche là cacher la vieille Venable sur son fils Sébastian ? Il est vrai qu'une lobotomie effacerait tous les souvenirs...

Nous sommes littéralement happés par un climat malsain entre des personnages qui se haïssent et s'autodétruisent. Pulsions sexuelles, jalousies incestueuses régissent les rapports familiaux. Les personnages sont d'une telle force psychiqyue que nous partageons leur démence. Catherine, aux prises avec sa souffrance, est extraordinaire. 

Quant à la scène finale, elle est édifiante...

A mon sens, le seul roman(film) qui évoque l'homosexualité masculine, voire les déviances sexuelles, au sein d'une univers familial féminin. Sébastian, l'esthète, le poète, évolue entre sa mère et sa cousine pour qu'elles servent ses desseins. 

Tennessee Williams apparaît ainsi comme le grand peintre des folies et déviances familiales. 

Une oeuvre indispensable à découvrir.

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commentaires

Alicia 28/10/2008 14:57

J'ai vu le film: superbe!

Alicia 03/03/2008 10:00

BonjourJe n'ai pas lu cet ouvrage, mais le film m'a enchantée.A bientôt

In Cold Blog 20/01/2008 20:11

Si le coeur t'en dit, prolonge le plaisir de cette lecture par le film qui en a été tiré avec Monty Cliff et Elisabeth Taylor. Un pur chef d'oeuvre.

Sylvie 22/01/2008 18:54

En fait j'ai vu le film et n'ai pas lu le livre !!!!

Eric 19/01/2008 06:30

Univers troublant que celui de Tennessee en effet qui m'avait amené une année à travailler avec des lycéens sur une pièce appelée : "le Tennessee club" : en voici une scène symptomatique des relations troubles que tu évoques entre les personnages.Tom : (de plus en plus énervé et visiblement sous l’emprise de l’alcool, brandissant une bouteille de whisky) : arrêtez-moi ça ! arrêtez-moi ça ! coupez cette musique bon sang ! Coupez cette musique !Le groupe des cinq danseuses s’avance pour faire face. Louise en tête, Thelma derrière elle, Blanche entre sa tante et sa mère. Pendant toute la scène, la tension montant, Miranda et Sissy seront incapables d’intervenir verbalement et ponctueront les moments forts par des trépignements de claquettes. Louise : alors là, tu peux t’écraser tout de suite ! tu fais pas le poids mon coco ! On est cinq à avoir envie de danser ! Cinq femmes déterminées, tu sais pas ce que ça représente !(Blanche s’est dégagée de l’étreinte des deux femmes. Elle n’hésite pas et, après avoir regardé Tom en face, elle se saisit de la bouteille, en boit une gorgée, ce qui fait glousser une partie de l’assistance .)Blanche : maintenanton a notre public et Louise t’a dit qu’on a envie de danser ! Une envie de femme, c’est comme ça figure-toi, ça se contrôle pas ! Alors arrête tout de suite ton cinéma ! Le spectacle au Tennessee club, c’est pas à toi de le donner ! Mets-toi bien ça dans le ciboulot, sinon je te vide ton verre de whisky sur le crâne et je te fais avaler la bouteille !(Thelma s’avance à son tour, elle reprend la bouteille des mains de Blanche)Thelma : écoute la voix d’une femme pour une fois Tom ! Ecoute la voix d’une femme ! (Elle regarde la bouteille comme si elle y puisait un nouveau courage) Toi, tu parles jamais autant que quand t’as une bouteille dans la main ! Maintenant, c’est à mon tour ! La bouteille, c’est mon porte voix !… Ecoute-moi bien, je vais te dire quelque chose que je pense vraiment !… Tu as deux visages… Quand tu es saoul, les mots que tu dis ne t’appartiennent plus !… Alors fais pas de scandale en public ! Ca n’intéresse personne ! Montre-nous plutôt ton vrai visage ! (Dans un accès d’héroïsme elle le tire par le bras et le plante devant Stella) Montre-le lui donc à elle ! Montre-lui comment tes mots savent aussi caresser !… (Elle devient lyrique) Montre-lui comme tu es gentil, comme tu es tendre !… Allez… fais-lui envie !… Elle a jamais connu ça, elle !… Joue-lui ton numéro !… Tiens, redis moi ce que tu m’as dit hier dans la nuit bleue… Je te revois, tu avais une jambe nue qui sortait du drap, les yeux grands ouverts gonflés d’amour… (Elle le lâche, s’adresse tour à tour à Flora,, à Rose et puis plus tendrement à Violette, devient lyrique) Hier dans la nuit bleue… On avait ouvert la fenêtre, je m’étais accoudée sur le rebord… tu me regardais… l’air était frais(De plus en plus exaltée) Hier, dans la nuit bleue, les étoiles scintillaient sur la grande toile du ciel… tu me regardais… Hier, dans la nuit bleue, la lune avait passé une fine couche de vernis sur le sable jaune… Hier, dans la nuit bleue, l’enseigne dorée du « Tennessee club » mettait sa signature sur le tableau… Tu me regardais… avec tes cils en pinceaux et tes grands yeux de peintre de l’amour… et tu m’as dit… (Elle cesse brutalement de rêver et redevient violente) Allez dis-le devant tout le monde… Dis le ou je bois…(Il lui arrache la bouteille et l’embrasse comme on embrasserait une fille de cabaret avant de la repousser. Charlie vient aussitôt pour s’interposer. Tom sort alors un révolver et se met à menacer Charlie) Tom : maintenant tu te tiens à distance toi ! Que personne ne bouge !… Vous les mamies, vous sortez tout de suite… c’est pas de votre âge ce qui se passe ici !(Stanley, Mitch et Jack réagissent en essayant de couvrir les plus vulnérables) Charlie : (arrachant la bouteille des mains de son gendre)vous entendez ce que dit mon gendre ! Plus de mamie dans le cabaret !… (Posant un œil méchant sur Stella) Et c’est aussi valable pour toi Stella ! (Il lui fait face pendant que les trois autres organisent le repli)

Sylvie 22/01/2008 18:51

merci pour cet extrait si significatif !