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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 19:33

Prix Nobel de Littérature 2005

Gallimard, Le Manteau d'Arlequin, pièce créée en 1957

L'anniversaire est la pièce la plus célèbre d'Harold Pinter avec Le gardien. Harold Pinter a créé ce que l'on a appelé le "Théâtre de la menace": des inconnus apparemment dangereux font irruption dans un univers banal pour s'emparer d'une victime terrorisée mais presque consentante.

Je ne connaissais que de nom ce grand dramaturge anglais et il faut dire que j'ai été un peu déconcertée. Car à mon avis, sous des allures de vaudeville, ce théâtre fait la part belle à l'absurde et à la réflexion philosophique.

Voici l'intrigue: Meg et Peter tiennent une pension de famille au bord de la mer: leur quotidien est très banal puisqu'il consiste à se servir le repas et lire le journal. Ils n'ont qu'un seul pensionnaire, l'étrange Stanley Weber, une sorte de loque vivante: il se lève tard le matin, critique le petit déjeuner préparé par Meg et n'a aucun métier officiel. Le quotidien banal va être bouleversé par l'irruption de deux êtres Goldberg et Mccann. Meg décide de fêter l'anniversaire de Stanley mais ce dernier semble absent de lui-même et totalement indifférent.

Au cours de cette soirée, les deux visiteurs vont peu à peu "prendre en main" Stanley pour le remettre sur le droit chemin, le "réveiller". Mais que penser de cette action? La scène fait plutôt penser à un enlèvement: au fur et à mesure, Stanley est de plus en plus inactif et se laisse dicter sa conduite. Il s'agit alors d'une mise en scène du rapport maître /esclave. Certaines critiques y ont vu une allusion à la déportation des juifs, à la manière expéditive des SS d'enlever les juifs de chez eux.

Cette pièce est aussi une réflexion sur le langage: les scènes sont souvent des dialogues de sourd  Alors que dans les pièces traditionnelles les personnages dialoguent intelligemment, se parlent, s'écoutent et se répondent, Pinter dépeint des discussions basées sur le langage parlé, avec tous ses défauts et ses incohérences. Il n'hésite pas à utiliser ce que l'on n'utilise habituellement jamais au théâtre, à savoir des fautes de syntaxe, des tautologies, des pléonasmes, des répétitions et des contradictions internes.

On peut faire allusion au théâtre de l'absurde: on ne sait pas qui sont les personnages qui interviennent subitement dans la vie quotidienne et bouleversent le destin des autres. C'est aussi et surtout une profonde réflexion sur la condition humaine et sur les rapports de domination. L'une des dernières répliques est très significative: "Ne les laissez pas dire ce que vous devez faire!" Harold appelle à la liberté, au refus de toute forme de domination de l'homme sur l'homme...

Par Sylvie - Publié dans : Théâtre
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Commentaires

L'adresse du site de Harold Printer en traduction française


http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.haroldpinter.org/&prev=/search%3Fq%3DHarold%2BPinter%26hl%3Dfr%26hs%3DszR%26lr%3D%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official
Commentaire n°1 posté par Alain le 27/11/2005 à 20h56
Le dramaturge britannique Harold Pinter, qui est lauréat cette année du Nobel de littérature, sera absent pour raisons de santé lors de la remise des prix le 10 décembre à Stockholm, a annoncé mercredi le comité Nobel.

L'écrivain se rendra malgré tout dans la capitale suédoise pour la traditionnelle conférence du lauréat, qui aura lieu le 7 décembre, mais ne restera pas jusqu'aux festivités.

Stephen Page, l'éditeur de Harold Pinter, recevra à sa place le diplôme, la médaille et le chèque de 10 millions de couronnes suédoises lors de la cérémonie des prix qui précède un grand dîner de gala, en présence de la famille royale et des membres du gouvernement de Suède.

Source : http://radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2005/11/23/001-pinter-sante.asp
Commentaire n°2 posté par Alain le 27/11/2005 à 20h58
The Birthday Party/L'Anniversaire : la pièce a été créée en 1958 et non en 1957 - et remontée en mai 2008, en présence de Pinter pour en fêter les 50 ans. J'habite le Maroc, et je me réjouis de pouvoir venir la voir à Paris (Comédie des Champs Élysées) au mois de février prochain.
Commentaire n°3 posté par Jean-Pierre Massias le 06/01/2009 à 02h55
Je viens de voir la pièce, je ne connaissais absolument par cet écrivain et j'ai été déconcertée par ce genre. Par vos explications, je comprends mieux. Merci
Commentaire n°4 posté par Ginou le 07/02/2009 à 01h05
Etre décontenancée comme je l'ai été  par l'Anniversaire  de Pinter soit ! mais est-ce normal d' avoir très vite décrochée du jeu des comédiens , d'avoir aussi lutter contre l'endormissement et enfin d'avoir  espérer au plus vite le baisser de rideau ?
Commentaire n°5 posté par dominique larue le 14/02/2009 à 22h52
grandes felicitations pour votre blogue ! bonne continuation.
Commentaire n°6 posté par autosurf le 26/02/2009 à 18h44

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