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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 20:19

Du rififi chez POL...



C'est l'événement littéraire de la rentrée : Camille Laurens a accusé Marie Darrieusecq de plagiat à propos de
son dernier roman Tom est mort

Elle se serait ainsi fortement inspiré de son premier roman Philippe. 

Les deux textes ont en effet pour thème le deuil d'une mère qui vient de perdre son enfant. Mais la différence est que Camille Laurens a relaté une expérience vécue dans son roman alors que Darrieusecq n'a jamais vécu ce deuil.

Et c'est là que cela devient scabreux car Laurens affirme que l'on ne peut parler de ce deuil s'en l'avoir vécu !

OU EST ALORS LE POUVOIR DE LA LITTERATURE SI LES ECRIVAINS NE PARLENT QUE DE CE QU'ILS ONT VECU ?

C'est alors le pouvoir de l'imagination et du caractère universel de la littérature qui est remis en cause

Je ne sais pas vraiment s'il y a plagiat, de toute façon, Laurens et Darrieusecq ne m'ont jamais vraiment passionnée. 

Mais la question posée est si capitale que la plupart des magazines culturels comme Télérama, par exemple, ont pris la défense de Darrieusecq. A tel point que l'éditeur de POL a décidé d'exclure Laurens de sa maison d'édition....

A present

Il convient de rappeler que le thème du deuil a inspiré de très beaux textes aux écrivains français ces dernières années. Citons A présent de Brigitte Giraud et Puisque rien ne dure de Laurence Tardieu.

Puisque rien ne dure

Je ne sais pas si elles ont vécu elles-mêmes un deuil et peu importe !!! Ce qui compte, c'est qu'elles nous ont vraiment émus et fait entrer dans la peau de personnages endeuillés. 

ENTRER DANS LA PEAU DE ...n'est-ce pas l'une des merveilles de la littérature ?

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commentaires

Esteban 15/12/2007 09:49

A propos de la polémique Darrieussecq et Laurens. un blog à voir http://journalcreation.canalblog.comCliquez sur Laurens, Camille... C'est drôle !

nathalie 04/12/2007 09:07

Bibi or not bibi(pour citer laforgue...dans "moralités légendaires")il faut bien finir par se/le dire...parler /écrire/décrire la mort de l'enfant est une ènième façon (la pire? la meilleure? à chacun son éthique....) de parler de soi et encore de soi en espérant attirer ainsi la compassion (au mieux) l'intérêt (au pire)du lecteur, en tout cas quelque chose qui nous(lecteurs/auteurs: camille laurens, Marie darrieussecq,laure adler, philippe forest etc...même combat) sauverait de la déréliction (au pire vécue, au mieux fantasmée) inhérente à l'absence, à la perte de ce que l'on nomme la chair de ma chair......et je sais de quoi je parle en tant que mère en deuil( j'ai écrit et publié -presque à mon corps défendant et à l'aune de ces déballages médiatiques je suis vraiment en passe de le regretter -un livre sur le sujet: "savage" aux éditions castells pour ne pas le nommer..)la question de savoir si l'on peut/doit écrire sur la mort de l'enfant à condition de l'avoir vécue est une fausse question (limite combat d'arrière -garde), il faut la basculer du côté des lecteurs: pourquoi moi lecteur/lectrice je lis ces livres traitant d'un tel sujet?...c'est beaucoup plus intéressant.....en tout cas jusqu'à présent quand je la pose les réponses sont confuses voire absentes.....comme dit laforgue "les morts c'est sous terre et ça n'en sort guère"..laissons- les donc là où ils sont......pour ma part je préfère tenir mes choix de lecture loin du bruit et de la fureur....de ces "crêpages de chignons" on ne peut plus avilissants pour les unes et les autres.....

Sylvie 04/12/2007 21:17

Intéressante question : pourquoi lisons-nous ce genre de livres ? Peut-être parce que nous recherchons une littérature qui nous tient aux tripes, qui nous émeut...

Sophie 26/09/2007 23:59

Donc si je comprends, il vaudrait mieux  avoir une vie trépidante ou un coup dur pour écrire! Aie!Brigitte Giraud dans A présent, raconte ce qu'elle a vécu en vrai; comme Laure Adler dans A ce soir, où elle raconte la perte de son enfant.Mais un roman peut être très fort même sans avoir connu l'expérience décrite, comme au contraire, une histoire vécue peut être insipide; c'est une question de talent, pas de vécu.Ce qui me fait poser la quesiton: Mazarine Pinget, alors, elle a congelé des bébés?!  

Nina 18/09/2007 10:28

Moi je trouve que POL n'avait pas à  renvoyer Camille Laurens,il me semble que Darrieussecq copie beaucoup les idées des autres, "Truisme" m'a beaucoup fait penser à "Sylva" de Vercors, je n'aime pas trop cette écrivaine que je trouve vraiment pêdante, on est dans le "starsystem littéraire" et ça gâche vraiment la qualité de la littérature. et Darrieussecq est beaucoup plus invitée à la télévision qu'avant, elle est même passée chez Ruquier ! et elle va vendre plus de livres que prévu grâce à cette forme de publicité et c'est bien dommage...

Sylvie 19/09/2007 22:11

Je ne défends bien entendu pas Darrieusecq ni Laurens d'ailleurs. Ces deux écrivaines me paraissent aussi pédantes l'une que l'autre. Il y a quand même d'autres choses à lire lors de cette rentrée !

leunamme 16/09/2007 11:49

mais c'est bien tout le problème de la littérature française contemporaine en général et de l'autofiction en particulier. Ce sous-genre qui ne peut que s'intéresser au nombril de ses auteurs occupe toute la scène médiatique. Et comme au bout d'un moment le tour de son nombril, ça risque de faire un peu court, il faut bien créer des polèmiques pour exister.

Sylvie 19/09/2007 22:08

Oui, je sais, tu es contre l'autofiction ! Mais parler de soi peut-être très beau aussi !