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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00

Voici mon troisième conte: Romuald et la marmite magique. Bonne lecture !

1ère partie

 Dans un ciel d’hiver, la Marmite aux Histoires était toute enrhumée. De grosses larmes coulaient de ses yeux, si bien qu’elle était devenue incapable de bouillonner, de faire se réunir les différents éléments d’un conte pour créer une  histoire.

 « Qu’il fait froid ! Tout est gelé en moi. Je suis désormais incapable d’inventer un nouveau conte ! Je ne sais que pleurer ! J’en ai assez de ces nuages qui me dépriment Tiens, tiens, je vais aller faire un petit tour sur la terre pour me réchauffer »

 La marmite descendit progressivement du ciel pour arriver au niveau de la cheminée d’un chalet. Elle s’y engouffra avec une telle force qu’elle ne put se fixer sur le feu et atterrit sur la moquette de la chambre d’un enfant.

 Romuald sursauta quand il vit une marmite volante atterrir dans sa chambre !

 Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

 Bonjour : Je suis la Marmite Magique qui fabrique les histoires que tu aimes. Je me suis enrhumée alors j’ai décidé de venir me réchauffer chez toi !

 – Tu veux dire que c’est toi qui inventes les contes pour enfants ?

 – Oui, c’est moi, mais aujourd’hui, je suis malade, je n’ai pas envie de travailler. Je compte sur toi pour m’aider !

 - Comment faut-il faire ?

 - On va faire un marché : tu rentres en moi, tu te promènes parmi les particules magiques et tu sélectionnes celles que tu veux. Et ainsi, je te fabriquerai le livre de ton choix.

         C’est d’accord !

 La Marmite Magique, toute contente de cette aventure, put émettre un grand souffle qui créa une bulle d’air enveloppant Romuald. La bulle d’air entra dans les entrailles de la marmite. Le spectacle qu’il vit l’émerveilla. Tout autour de lui, des bulles d’environ vingt centimètres de diamètre renfermaient soient des univers magiques, soient des personnages légendaires, soient des monstres. Une princesse aux cheveux d’argent, habillée d’une robe à crinoline, lui fit un joli sourire et un signe de la main pour lui souhaiter la bienvenue. Il découvrit également des particules renfermant différents types de paysages : un château féerique sur une colline sous un ciel rempli d’étoiles filantes, une plaine enneigée avec des chalets cossus décorés de guirlandes et de houx, une ville orientale ornée de splendides minarets et de cours intérieures répandant dans l’air l’odeur enivrante des orangers.

 « Que c’est beau ! Mais au fait, la marmite ne m’a pas dit comment je devais sélectionner les différentes particules pour que je crée ma propre histoire.

 Pour cela, il essaya de frapper à la « porte » de la particule renfermant la princesse mais il n’obtint aucune réponse. Il tenta  de faire des signes à la jolie princesse mais la jolie créature aux yeux d’émeraude semblait rêver d’un monde lointain.

 « Je ne sais plus quoi faire ! La marmite m’a peut-être oubliée dans ses entrailles en voulant faire de moi l’un des nouveaux héros de ses histoires. Soudain, il se sentit soulevé et projeté au dessus de la Marmite magique.

 – Alors, petit garçon, tu as aimé le voyage au pays des histoires ?

 – Oh, oui, c’était merveilleux ! Mais je n’ai pas trouvé le moyen de créer l’histoire de mes rêves si bien qu’à la fin, je croyais que j’allais rester prisonnier des particules à histoires ! Dis-moi, comment fait-on pour créer une histoire ?

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Published by Sylvie - dans Mes histoires
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Francis Faucon 07/09/2009 08:00






Voici un conte fiction magique pour adultes, bonne lecture.
Cordialement Francis Faucon
 
Feng-Kenda.
 
2065 …
 
 
 
 
 
Cette liquidité entre ses yeux, ces gouttes de sueurs, larmes incertaines à couler, faibles ruisseaux en direction du menton. Touffeurs d’été.
Les rochers chaotiques éclaboussés de lumière, resplendissent  avec des demi teintes de mousses vertes. Des moutons au dos ocre sale, paissent statiques  sur les flancs de la vallée. Des marcheurs aux tenues colorées progressent lentement vers elle.  Ils longent le minuscule torrent.
 
Les morsures vives  des sangles sur ses épaules endolories. Ses mollets tétanisés par l’effort qu’elle masse.
Cette montagne ne s’est pas offerte, elle s’est prêtée aux regards, et s’est laissé piétiner par les sabots et les pas des hommes qui gravissent.
Kenda s’allonge dans les hautes herbes, la tête calée sur son sac à dos.
Ses yeux ouverts sous ses paupières closes, reviennent les images de sa vie de vierge, et dans l’engourdissement des sens, arrivent des dauphins graciles aux émotions presque humaines. Musiques de harpe, de trompette, et d’accordéon qui  répercutent leur accord triste. Aurais je le désir de redevenir une fillette, une fillette innocente ? Comme si une fille se qualifierait d’innocente, avec une belle chute de reins, ou une chute possible de semences fertiles. Kenda senti ses cuisses s’agiter et tressaillir, et s’en aller dans une agitation incontrôlée, croissante, avec une moiteur chaude et tiède. A rebours, rajeunie, avec ses étoffes rebroussées par des mains égarées et agiles. Un bateau de pèche à la coque dure qui trace un sillage dans une eau étale. Elle se laisse languir, elle s’abandonne… Elle tressaille au meuglement mêlé à un son de cloches, avec un battant agité par un sonneur éprouvé.  La fièvre anxieuse du délice  n’arrive pas au terme; compliqué ou dérangé par les bruits du dehors. Kenda s’immobilise et écoute la vache qui brame comme un cerf, une imprécatrice stimulant ses troupes rétives au combat. Des combats aux arguments divers, expansion de territoire, recherche d’hégémonie sur des peuples dits barbares, accaparation de minerais, ou bien une sortie vers la mer. Toutes les raisons des nihilistes deviennent vrai à leurs yeux pour nécessiter leurs actes barbares, cette multiplication des turpitudes d’expansion, de volonté de contraindre par les idées  idéologiques partagées par une masse manipulée  et enthousiaste à éliminer l’autre. Aimerai je applaudir l’artiste, le médecin qui guérit, le magicien  qui illusionne mes sens, l’artisan habile dans sa spécialité, ou bien la femme qui donne jour à des triplés ? Tous et toutes se sont donné un rôle au  théâtre, leur survie est éphémère. Tous et toutes lorsque arrivé au monde reconstruisent chacun à leur manière leurs perceptions d’état d’être et essaient de l’y adapter avec un minimum de souffrance. Telle semble  être une des lois : adapte toi  ou  disparaît, copie ce que tu  vois, courbe l’échine, oublie ta conscience et prends ce qui est a portée de tes mains.  L’éducation, ce mot seul tranché de tout contexte, n’a pas de sens. Nous devons qualifier et quantifier l’éducation, une éducation des sentiments, une éducation des émotions, une éducation qui autorise à être ce que nous sommes. La pédagogie actuelle est axée sur le rendement, nous formons des comptables, des ingénieurs en métallurgie, des vignerons, des avocats, et le maître mot est : soit rentable. Nous savons qu’à partir des années 1980, ce système n’a plus fonctionné, et qu’une partie des actifs s’est retrouvé repoussé du système social. Les forces vivantes contestataires y trouvent source et nourriture.
Mais tout ceci relève d’un passé presque lointain. Après les aléas  climatique du début des années 2000, la télévision indépendante de la jeunesse qui par la diffusion d’idées nouvelles renversera bien des dogmes. La faillite financière de multi nationales qui à force de vouloir tout acheter, et surtout lors du refus d’achat par les européens de certains produits alimentaires, avaient vu leur hégémonie s’affaiblir, sans toutefois disparaître. Le coup de butoir final leur fut porté suite à la découverte de scandales retentissants.  Deux des leaders de la TJMI (Télévision de la Jeunesse Mondiale Indépendantes) furent assassinés la veille de la diffusion d’un document interne sur les montant alloués à la corruption de nombreux décideurs politiques de diverses nations. Les citoyens dégoûtés réagirent et créèrent une sorte de comité d’éthique.
 
L’intérieur moite de ses cuisses réclamait cette consistance de mâle en désir de femmes. Elle porta sa main droite par-dessus l’étoffe, appuya sur sa zone délicieuse avec de délicats mouvements verticaux de va et vient. Elle ouvrit largement ses jambes, et la pression se fit plus insistante et précise. Kenda contrôlait la montée de son désir avec les images de coïts anciens, en particulier avec cet homme -rencontre d’un soir-, elle l’avait chevauché de longues minutes, telle une cavalière en fin de course. L’homme geignait, et l’encourageait avec des mots tendres, -chaton, ma chérie, mon amour, ma douce-, ou bien -ma place est entre tes cuisses-, ces derniers mots lui faisant tourner la tête, une sorte d’évanouissement lent, béat, fièvres ardentes, anéantissement, pamoisons, oublis,  disparition de l’état d’être, fusion avec le principe mâle. Ses seins se gonflèrent, les muscles de tout son corps se tendirent. L’autre main se glissa sous son bustier, ses tétons en désir de touchés réagirent et se raffermirent, heureux de ses caresses contrôlées, l’exact moment, l’exacte pression, l’exacte poussée. Elle eut été satisfaite que des bras puissants la serrent dans son dos et sous ses fesses. Seules ses deux mains s’affairaient dans ce partage avec elle-même, et Kenda s’en contentait, insouciante au monde, reliée avec elle-même, et au plaisir qui montait en vagues progressives. Vagues de chairs en désirs consolés. En faux amants, un miroir altérant une copie  incorrecte d’un couple enlacé.

elisabeth 18/11/2005 00:42

A quand un recueil complet ? Tu devrais y penser !!!