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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

Angleterre

Arche éditeur, 2004

Après vous avoir parlé de L'amour de Phèdre et de 4h48 Psychose, j'ai eu envie de faire un article sur la première pièce de Sarah Kane, celle qui l'a fait connaître en provoquant un scandale au Royal Court Theatre de Londres.

Cette pièce rappelle la tragédie grecque mais Kane pratique la surenchère dans la cruauté: sang, violence et sexualité sont les maîtres mots de la pièce.

Il y a unité de lieu et de temps: la pièce se déroule dans une chambre d'hôtel de luxe en Angleterre. Dehors, la guerre civile gronde (Kane s'est apparamment inspirée de la guerre en ex-Yougoslavie et aussi de la guerre civile en Irlande). Ian, un journaliste dépravé plus ou moins espion, fumeur et alcoolique retient plus ou moins prisonnière Cate,une jeune fille qu'il insulte et viole. La jeune fille a des crises d'épilepsie lorsqu'elle s'énerve mais semble accepter son aliénation sexuelle et mentale.

Au deuxième acte, alors que Cate est sortie, un soldat pénètre dans la chambre pour demander à manger. C'est alors que les rapports de force basculent. Ian, le dominateur, se fait violer et arracher les yeux par le soldat.

Au dernier acte, alors que l'apocalypse gronde à l'extérieur, Cate revient dans la chambre avec un bébé orphelin et découve Ian agonisant. A partir de là, la violence devient encore plus crue: le cannibalisme fait son entrée...

Mais le pardon affleure: dans cette pièce, l'amour, la compassion est plus forte que la violence...Kane semble s'être inspiré du syndrome de Stokholm qui engendre chez la victime une admiration et un amour pour le bourreau.

Sarah Kane nous replonge avec brio dans les grands thèmes de la tragédie antique où le sang et la violence n'étaient pas tabous. Kane a remis au goût du jour avec brio ce genre de pièce.  

Si quelqu'un entre vous a vu cette pièce sur scène, j'aimerais bien qu'il me décrive la mise en scène.Je sais qu'elle a été jouée au Festival d'Avignon cet été. Comment sont abordées les scènes de cannibalisme et de sexualité?

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commentaires

Soundandfury 10/04/2011 19:33



J'étais à la recherche d'autres avis concernant cette pièce. Je constate que votre article date, mais je risque quand même un commentaire, au cas où...


Je n'ai pas  vu de mise en scène et je me pose la même question... Comment rendre concrètement ces scènes? Sans les rendre grotesques non plus?


J'avais une autre question, pour ma part, à laquelle je trouve une bribe de réponse dans votre billet: que penser du personnage de Cate?


Je suis d'accord, elle semble accepter la situation. En théorie, elle est victime, mais je la trouve bien plus forte, en réalité que Ian, qui brandit une arme, fait beaucoup de bruit... Mais n'a
étrangement pas la crédibilité d'une Cate lorsqu'elle dit "non" (alors qu'elle ne sera pas écoutée...) .


Mais je ne sais pas... je n'ai pas encore la sensation de la cerner...