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Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

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24 octobre 2005 1 24 /10 /octobre /2005 00:00

Date de publication: 1974

 

 Albert Cohen, l'auteur du célèbre Belle du seigneur signe ici un roman bouleversant en forme d'hommage à sa mère disparue.

 Le narrateur (Albert Cohen parle sans aucun doute de sa propre mère) exprime sa douleur insoutenable après le décès de sa mère: il fait de cette femme une sainte. La mère, juive émigrée de Corfou à Marseille, est l'image même du dévouement, de l'abnégation. Petite femme simple et boulotte, elle n'a aucune vie sociale puisque ses origines étrangères la retranche de la bonne société marseillaise. Elle n'a pas d'instruction et passe ses journées aux fourneaux et au ménage. Elle n'a qu'un unique amour: son fils pour lequel elle sacrifie tout.

 Par son écriture magique, le grand écrivain qu'est Albert Cohen sanctifie, déifie cette petite femme au coeur simple. Il nous conte son quotidien fait de petites choses bien anodines mais si précieuses pour un fils.

Son roman est un pardon adressé à cette mère dévouée qu'il a trop souvent délaissée. Car Cohen a quitté  Marseille à 15 ans pour faire carrière dans la diplomatie à Genève. Ambitieux, il a eu tendance à renier un jour ses origines en rabrouant sa mère qui avait téléphoné dans une soirée mondaine pour savoir s'il n'était pas arrivé quelque chose à son fils ...Cohen revient à plusieurs reprises sur cet événement fâcheux qui provoque sa culpabilité: sa mère avait imploré son pardon en larmes; il considère alors sa douleur comme un juste châtiment.

Ce roman s'adresse alors à tous les fils qui ont encore leur mère; pour qu'ils ne soient pas ingrats, pour qu'ils passent encore du temps avec elle...

Chacun peut se reconnaître en Albert Cohen: chacun a regretté de ne pas s'être davantage occupé d'un être cher. Le passage le plus émouvant relate la culpabilité du fils lorsqu'il commet un "péché de vie": rire, se promener ou simplement manger...

Un livre qui nous concerne au plus haut point...

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commentaires

couette 07/01/2010 15:01


on a compris que c'est en 1954 c'est bon!
et ce n'est pas une marque de subjectivité mais bel et bien comment l'auteur décrit la société marseillaise inateignable par Albert Cohen et sa mère.


Mamie Rosette 05/06/2009 14:58

Le livre a été publié en 1954

kelthoum 22/02/2009 17:20

effectivement il y a une erreur c est 1954 la date de publication sur ce j ai passer un agreable momen en companie de ce fabuuleux livre qui auquel je me reconnai profondement .bonne continuation sur ce site et aurevoir.       professeur des ecoles a montreal

Furnand 26/04/2008 20:38

Bonjour!Je viens de lire avec attention votre rubrique sur le livre de ma mére, qui montre bien tous les enjeux du livre. Cependant, j'ai trouvé profondément anormal le fait que vous qualifiez la société marseillaise de "bonne" en disant préalablement que la mére de Cohen a été "négligée" par cette société. Pourquoi une telle marque de subjéctivité? Est de l'ironie? Merci et au revoir!Professeur Furnand. Institu de New York.

héloïse 19/03/2008 18:06

Effectivement, il y a une erreur dans la date de publication. Cet ouvrage a été publié en 1954.