Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Samedi 31 décembre 2005

Editions de Minuit, poche, 2003

Chevillard est l'écrivain français contemporain le plus fantaisiste : je vous avais déjà présenté "Le vaillant petit tailleur", réécriture burlesque du conte de Grimm. Dans "Oreille rouge", il parodiait les récits de voyage.

Dans ce récit, l'un de ses premiers, écrit en 1990, il invente une créature animale polymorphe; sur 170 pages, le lecteur sera incapable de se faire une idée de l'apparence physique du dit Palafox. Rien qu'à lire la quatrième de couverture :

"Certes, à première vue, tout laisse à penser que Palafox est un poussin, un simple poussin puisque son oeuf vole en éclat, une autruche comme il en éclôt chaque jour de par le monde, haut sur patte et le coup démesuré, un girafon très ordinaire, au pelage jaune tacheté de brun, un de ces léopards silencieux et redoutables..., un requin bleu....un moustique....un éléphanteau banal..."

De quoi en perdre son latin ! Palafox est l'ennemi de toute classification animale! Son maître Buffoon (un mélange de Buffon et de Bouffon) va contacter tous les grands professeurs biologistes pour étudier cette étrange créature. Mais Palafox n'est pas du genre à se laisser berner; il sèmera une sacrée zizanie en s'échappant de sa cage; on voudra le vendre, le montrer dans un cirque et lui faire passer des concours...pour le plus grand malheur de ses maîtres...

Le livre est d'une lecture assez déconcertante ! L'auteur se moque aussi de ses lecteurs en décrivant un animal toujours fuyant.

Chevillard nous livre un récit à la fois fantastique et burlesque en n'oubliant pas d'épingler les moeurs des humains : appât du gain, refus de l'étrangeté, orgueil, barbarie et j'en passe...Finalement, nos semblables paraissent bien plus féroces que Palafox !

La lecture de Chevillard est à réserver au lecteur qui recherche l'étonnement. Les amoureux de Queneau, Perec, Prigent apprécieront.

En tous cas, chapeau à Chevillard de secouer un peu la morosité de la littérature française centrée sur l'autofiction et la désespérance. Un peu d'humour et de fantaisie fait du bien !

par Sylvie publié dans : Littérature française contemporaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 décembre 2005

Suivant les conseils de Pierrot, voici mon cadeau pour l'année 2006 (un peu en avance certes !): un INDEX ! Vous pouvez le consulter en haut à gauche.

Au bout de 220 articles, je pense qu'il est effectivement nécessaire de mettre en ordre tout ce foutoir pour ne pas perdre mes fidèles blogueurs ainsi que les nouveaux visiteurs !

Je vais construire cet index progressivement, en commençant par les catégories les plus alimentées, à savoir la Littérature française, les classiques et la Littérature étrangère. (classement par ordre alphabétique d'auteur)

Les smiley "Chapeau !" sont mes coups de coeur ( = petits chefs d'oeuvres)

Littérature Française

Olivier Adam Poids léger

Stéphane Audeguy La théorie des nuages

Pierre Autin- Grenier :

Toute une vie bien ratée

Friterie-Bar Brunetti

Philippe Besson : Un garçon d'Italie

Emmanuel Carrère : La classe de neige

Eric Chevillard :

Le vaillant petit tailleur

Palafox

 

Philippe Claudel :

 La petite fille de Monsieur Linh   

Les âmes grises  

Trois petites histoires de jouets

Claude-Louis Combet :

Blesse ronce noire       

Les errances Druon

Maryse Condé: Moi, Tituba, sorcière

Didier Daeninckx : Cannibale

Michèle Desbordes: La demande

Marc Dugain: La chambre des officiers

Joël Egloff: L'étourdissement

Annie Ernaux: La place

Dominique Fabre: Ma vie d'Edgar

Eric Faye : Les lumières fossiles

Alice Ferney : Le ventre de la fée

Christian Garcin : La jubilation des hasards

Sylvie Germain: -Le livre des nuits                

 -L'enfant méduse

- Magnus                                 

-Eclats de sel

Brigitte Giraud: A présent

Philippe Grimbert : Le secret

Christophe Honoré: La douceur et Scarborough

Régis Jauffret: Asile de fous

Pierre Jourde: Festins secrets        

Pays perdu

Jean-Marie Laclavetine: Le rouge et le blanc

Linda Le : Les aubes

Michèle Lèbre: La petite trotteuse

Hèlène Lenoir : L'entracte

Dominique Mainard : Leur histoire

Pierre Michon : Vies minuscules

Richard Millet : Un renard dans le nom

Hubert Mingarelli :

Vie de sable

Une rivière verte et silencieuse

Frank Pavloff : Matin Brun

Pierre Péju: La petite chartreuse       

 Le rire de l'ogre

Naissances

Jean-Claude Pirotte : Une adolescence en Gueldre

Mathieu Riboulet : Le corps des anges

Jean Rolin: Terminal Frigo

Olivier Rolin : Méroé

Eugène Savitzkaya: Célébration d'un mariage improbable et illimité

Lydie Salvayre: - La méthode Mila            

-La puissance des mouches

Eric-Emmanuel Schmitt : La part de l'autre

Pierre Senges : Veuves au maquillage

François Vallejo: Groom


 

 

 

 

 

 

CLASSIQUES FRANCAIS

Albert Cohen : Le livre de ma mère

Romain Gary : La vie devant soi

André Gide : La symphonie pastorale

Victor Hugo : L'Homme qui rit

Nathalie Sarraute : Enfance

Vercors : Le silence de la mer

Emile Zola : Le docteur Pascal


 

 

 

 

 

 

CLASSIQUES ETRANGERS

Mikail Boulgakov : Le maître et Marguerite

Charles Bukovski : Les contes de la folie ordinaire

Camillo-José Cela : La vie de Pascal Duarte

Fedor Dostoïevsky : Les frères Karamazov

William Faulkner : Sanctuaire

Nathaniel Hawthorne : La lettre écarlate

Hermann Hesse : Narcisse et Goldmund

Ernest Hemingway : L'adieu aux armes

Carson Mc Cullers : Frankie Addams

Normann Mailer: Un rêve américain

Thomas Mann : La mort à Venise

John Steinbeck : Des souris et des hommes

 


 

 

Littérature étrangère

Aharon Appelfeld : Tsili

Andrea Camilleri : La concession du téléphone

René Depestre : Hadriana dans tous mes rêves

Elfriede Jelinek : Les exclus

Yoko Ogawa : L'annulaire

Ludmila Oulitzkaïa : Sonietchka

Cynthia Ozick : Le châle

Juan Manuel de Prada : Les masques du héros

Murakami Riû : Les bébés de la consigne automatique

José Carlos Somoza :

La dame n°13

Clara et la pénombre

Carlos Luis Zafon : L'ombre du vent

par Sylvie publié dans : Littérature française contemporaine
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Jeudi 29 décembre 2005

Editions de Minuit, 2003

Eugène Savitzkaya, Célébration d'un mariage improbable et illimité

Voici encore un ovni dans la littérature francophone ! Eugène Savitzkaya est un auteur belge issu du théâtre. Sur la couverture, nous pouvons lire roman, mais ne vous fiez pas aux apparences ! On retrouve le théâtre dans le goût pour le discours sans fin et l'énumération. Ne cherchez pas d'intrigues, il n'y en a pas !

Tout d'abord le titre: "Mariage improbable": les mariés ne parlent pas, ce sont juste les convives qui prennent la parole. "Mariage illimité" car le discours paraît sans fin ! Savitzkaya use de la réitération à tout bout de chant; il s'agit du flux illimité des mots; l'auteur convoque tous les éléments du cosmos et tous les mots du dictionnaire pour décrire cette noce, du plus trivial au plus sacré, du putain à Dieu en passant par la morue. Tout l'univers, le végétal, l'animal, les étoiles, l'humain sont convoqués. On peut alors parler de poésie surréaliste puisqu'on ne peut y chercher un sens. Le rire est partout présent car l'auteur accentue sur le scatologique. Entre deux passages scabreux, l'auteur fait s'interroger les mouches et les abeilles sur le destin du vivant: le besoin de vivre à deux, nos origines, notre mort etc....

Il s'agit d'un livre qui n'est pas racontable ! Mieux vaut vous livrer quelques extraits pour vous séduire !

La description de l'acte sexuel

"je sens l'urine de la femme et je sens la sueur de l'homme , je sens l'eau et je sens les fèves et je sens l'odeur des pieds, j'entends l vagin de la femme et j'entends la verge de l'homme, je sens l'odeur de la glaire , je sens l'ail et je sens l'huitre"

Le discours de l'amour:

""tu es ce que je ne peux digérer, tu es ce qui me manque , tu es mon chiffon, tu es mon tablier, tu es ma boîte de pastille, tu es mon mouton, tu es la pâte à beignes, tu es la farce du chou, tu es le gaz de la choucroute, tu es du crottin, tu es le sel et le levain "

Bienvenue dans le burlesque, la folie et la scatologie !

par Sylvie publié dans : Littérature française contemporaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 décembre 2005

Editions José Corti, collection "Les massicotés", 2003

Blesse, ronce noire

Sous ce titre étrange, Claude-Louis Combet, l'auteur des Errances Druon, nous livre l'histoire d'un amour incestueux et maudit entre un frère et une soeur, George (poète autrichien de la fin du XIXe siècle) et Gretel Trakl. Tout commence comme au "vert paradis des amours enfantines" , dans un grenier rempli de jouets abandonnés: le jeune garçon transperce la poupée de sa petite soeur avec un coup de sabre. Puis la petite soeur consentante lui offre son sexe à admirer.

Douze ans plus tard, l'acte sexuel s'accomplit dans un décors de conte de fée, dans une clairière au dessus des montagnes arborées. Puis vient le temps de la déréliction: le frère poète souhaite retrouver l'instant d'éternité du péché dans les mots; tentative vaine, il goûte à la drogue. Puis vient le temps de la guerre de 14: description de l'apocalypse et perdition des deux êtres.

L'histoire se déroule sur 17 ans de 1897 à 1914; l'auteur focalise son attention sur des périodes précises qui sont les temps d'union et de séparation. A la période des amours enfantines et de l'instant primordial (l'acte incestueux) succède la chute.

L'écriture est toujours magnifique mais cependant assez hermétique. Les Errances Druon, bien que traitant de l'Histoire sainte, est un titre me semble-t-il plus abordable. C'est par ce titre que je vous conseille de découvrir cet écrivain atypique.

Ici, on y retrouve le goût pour la légende et le scandaleux mêlé aux références chrétiennes(notions de péché et de déréliction).

Reste à vous expliquer le titre du livre: "Blesse" évoque la blessure de la défloration et la ronce noire est, je pense,un symbole phallique. Lorsque l'auteur évoque cette phrase prononcée par Gretel à son frère, il évoque la branche d'églantier avec laquelle il titille sa soeur, symbole de souffrance.

Combet nous livre une histoire teintée de légende, celle des couples maudits: ici, la passion ne peut conduire qu'à la folie et à la mort.

Je vous laisse découvrir la première page qui nous mène au pays des contes. Mais attention, cela finit très mal...

"Dans le grenier de la vieille maison, c’est un capharnaüm de malles remplies de livres, de lettres, de papiers de famille, mais aussi de vêtements périmés, de rideaux, de dentelles, de coussins à franges et à ramages. Il y traîne des jouets comme fracassés par le temps : une poupée qui a perdu une jambe, une autre dont le crâne de porcelaine s’est brisé et laisse apparaître le délicat appareil de contrepoids qui fait mouvoir les yeux, petits globes de verres bleus se haussant et s’abaissant sous des paupières immobiles ornées de très longs cils. Les poupées portent des robes à l’image de celles des petites filles et, là-dessous, de précieux petits pantalons blancs serrés contre les cuisses. Un jeu de quilles est étalé sur le plancher. Un cheval de bois éreinté est encore attelé à sa charrette, mais celle-ci n’a plus de roues. Des soldats de plomb fauchés dans leur élan viril gisent dans une boîte de carton. De nombreux couvre-chefs, masculins ou féminins, sont accrochés à des patères ou traînent dans la poussière : des casquettes, des gibus, des canotiers, des chapeaux extravagants ornés d’oiseaux, de fleurs, de plumes, et garnis de rubans, de voiles noirs ou de voilettes. Des outils d’antan paraissent abandonnés à leur rouille. Le bois est cironné : maillets, manches de gouges et ou de marteaux, poignées de scies sont effrités au-dedans, pulvérulés, et s’émiettent à même le sol. Des baquets, des arrosoirs et divers ustensiles en zinc sont cabossés, percés, déchaussés, béants. Un sabre d’abordage, engainé de cuir, pend lamentablement, pointe en bas, retenu par une boucle de cordonnet, parmi des colliers de fausses perles et de fausses pierres, des grelots, des gants de filet déchirés et noircis. Une grande pesanteur d’inertie accable ce ramassis d’objets éliminés. Un miroir grandiose, serti dans un décor de plâtre foisonnant de palmettes et de lauriers, affiche son éclat blanchâtre et terne au-dessus du fatras."

par Sylvie publié dans : Littérature française contemporaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 27 décembre 2005

Lorsque nous avons la passion des livres, nous faisons toujours au moins une découverte par an qui nous marque pendant longtemps...

Et vous, quelles sont vos grandes découvertes 2005? (pas forcément un livre écrit en 2005; ça peut aussi être un grand classique...)

Pour moi, mes deux découvertes 2005 sont Sylvie Germain et Claude-Louis Combet (beaucoup moins connu, vous pouvez voir mon coup de coeur Les errances Druon sur la page d'accueil de mon site).

CLAUDE-LOUIS COMBET

http://passiondeslivres.over-blog.com/article-1050157.html (Les Errances Druon)

SYLVIE GERMAIN

http://passiondeslivres.over-blog.com/article-1158987.html (Magnus)

http://passiondeslivres.over-blog.com/article-955107.html (Le livre des nuits)

http://passiondeslivres.over-blog.com/article-1201867.html (Eclats de sel)

 

Pourquoi ces deux auteurs?

-Une écriture magique, envoûtante (tellement rare dans la littérature contemporaine !)

-Une atmosphère de mystère et de rêve...

En bref, d'immenses écrivains qu'il faut connaître à tous prix....

Bientôt, la critique d'une autre oeuvre de Combet, Blesse, ronce noire

 

par Sylvie publié dans : Et vos lectures?
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Lundi 26 décembre 2005

Grand Prix de l'Imaginaire 1993

Ayerdhal est le chef de file de la nouvelle science-fiction française. Il s'agit avant tout d'un auteur engagé.

Science-fiction ou roman d'anticipation? L'avenir nous le dira...Au 21e siècle, la terre n'est plus habitable. On a donc colonisé l'espace en le "terra formant". Les plus riches peuvent habiter ces planètes. Par contre, le continent africain est resté à l'écart de cette grande migration. L'ONU a consacré l'essentiel de son budget à la conquête de l'espace et a laissé sombrer l'Afrique dans la famine. Un convoi de médecins humanitaires va prendre en otage quelques grands pontes de la conquête spatiale et les emmener en Afrique pour éveiller leur conscience...

En même temps, Ayerdhal éveille la conscience du lecteur en s'interrogeant sur la limite de la conquête spatiale: est-il nécessaire de conquérir de nouveaux territoires lorsqu'on n'a pas régler tous les problèmes de survie sur notre propre terre?

Ayerdhal rend plus proche la science-fiction en traitant de problèmes d'actualité: sous-développement, écologie, développement durable, rôle de l'Etat...

Un bon roman pour les novices en science-fiction....

par Sylvie publié dans : Romans fantastiques
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Calendrier

Décembre 2005
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Présentation

  • : Passion des livres
  • passiondeslivres
  • : livres
  • : Les coups de coeur de mes lectures. Venez découvrir des classiques, des romans français ou étrangers, du policier, du fantastique, de la bande dessinée et des mangas...et bien des choses encore !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
logiciel pour creer un site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus