Archives

Recherche

Recommander

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Littérature asiatique

Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 10:53

COREE DU SUD

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/2/7/9782843043727.jpg

 

Editions Zulma, 2006

 

Vous aimez le mélange des genres, le réalisme le plus cru mêlé à une poésie envoûtante ? Ce petit bijou sud-coréen est pour vous !

 

Un brin de polar, de la mythologie, du romanesque, des secrets familiaux enfouis...Voici les ingrédients de ce cocktail détonant.

 

Un curieux détective privé est chargé par un inconnu de suivre sa mère. Il la découvre en train d'accompagner son frère handicapé cul de jatte dans des maisons de passe....ou encore en train de faire l'amour à un vieillard sous un palmier, sur une falaise devant la mer....

 

Que cachent ces étranges rituels ? Le narrateur, rongé par la culpabilité (il se sent responsable du handicap de son frère) va tenter de percer les mystères familiaux et de redonner le goût de la vie à son frère...

 

Beaucoup de romanesque dans ce récit qui mêle savamment trivialité et poésie. On passe des scènes de désirs sexuels inassouvis à des passages qui font l'apologie de la mythologie et des légendes.

 

Connaissez-vous l'aliboufier ? Venez découvrir la légende de cette arbre et une apologie de l'amour passion.

 

Du grand art pour ce récit gigogne qui peut faire penser un peu à Haruki Murakami.

 



Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 14:08

COREE DU SUD

 

 

Editions Zulma, 2005

Adaptation cinématographique en 2007 par Im Sang Soo

 

Hwang Sok Yang, né en 1943, est l'écrivain sud-coréen le plus connu en France et une personnalité importante de son pays.

Son oeuvre littéraire est fortement marquée par la partition de son pays. Il a d'ailleurs vécu dans sa chair le conflit nord/sud puisque son passage en Corée du Nord en 1989 lui a valu plusieurs années de prison.

 

Son oeuvre la plus connue, Le vieux jardin, a d'ailleurs pour arrière plan historique la traque de la jeunesse gauchiste par l'Etat de la Corée du Sud sur son propre sol, notamment en 1980 ("Printemps de

Séoul") où le soulèvement de la jeunesse estudiantine fut réprimée dans le sang par la junte militaire.

Ce soulèvement se traduisit par des centaines d'emprisonnement pour trahison politique.

 

Le héros du Vieux jardin, O Hyonu, est libéré après dix-huit ans de prison. Il apprend alors que la femme qu'il a aimé avant d'être emprisonné est morte des suites d'un cancer. Elle lui a laissé des lettres, des carnets et surtout son journal intime...

Hyonu retourne à Kilmoe, village au milieu de nulle part, où ils ont vécu leur passion....

 

A partir de ce moment, le récit intercale les souvenirs de clandestinité et de prison de Hyonu et le parcours de Yunhi. La femme prend alors la première place dans le coeur du lecteur ; l'auteur nous décrit un formidable portrait de peintre qui a vécu le militantisme à sa manière ; jeune artiste peintre, elle a côtoyé des activistes avant de partir en RDA au moment de la chute du Mur de Berlin.

 

"Qu'as-tu trouvé dans cette obscurité et cette solitude encerclées de murs ? N'as-tu pas aperçu par hasard, en te glissant entre deux rochers, un monde plein de fleurs aux multiples couleurs dans la splendeur du soleil ? As-tu trouvé notre vieux jardin ?"

 

Cet extrait magnifique témoigne à lui seul de tout l'esprit du livre ; une description très réaliste de l'Histoire de la Corée de ces trente dernières années, le portait d'une jeunesse en route et en lutte vers un idéal, se mêlant à une poésie du quotidien et de la nature.

 

 

 Ce vieux jardin, c' est bien sûr le lieu de l'idylle entre les deux héros de l'histoire ; un lieu perdu où la nature est reine mais où la modernité la marquera  bientôt de ses griffes.

C'est aussi et surtout la métaphore de l'esprit de cette jeunesse qui lutte pour l'avènement d'une utopie ; mais entre le capitalisme triomphant et la dictature communiste, le vieux jardin reste un rêve inaccompli....

 

Voyage au fil des années mais aussi dans l'espace ; l'auteur établit un parallèle entre la partition de la Corée et celle de l'Allemagne. Nous partons aussi, au cours d'un voyage dans le Transsibérien, à la découverte des décembristes de Russie qui ont lutté contre le tsar.

 

Cette belle aventure historique et poétique, réaliste et romanesque, nous cache aussi une belle surprise...

 

Au lecteur de la découvrir, au fil de cette grande fresque de 600 pages. Une lecture fluide, toute en subtilité et en retenue.

 

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 18:53

INDE

 

 

Editions Philippe Picquier, 2011

 

Je découvre cette auteur indienne avec ce recueil de nouvelles. D'autres oeuvres bien "appétissantes" l'avaient précédé : Mangue amère et La colère des aubergines.

 

Un point commun à tous ces titres : les femmes .....

 

Et là, notre auteur fait parler les femmes de 50 ans. La cinquantaine et la révolution intérieure....Soudain, ces femmes prennent leur destin en main ou découvre un secret sur leur mari ou sur elle....

 

Il y en a pour tous les goûts : la femme qui a des hallucinations, la femme morte qui parle d'outre-tombe et qui découvre finalement qu'elle manque à son mari, la femme obsédée par ses rides et celle qui découvre que son mari va en Thaïlande pour la prostitution.

 

Innocence, mélancolie, nostalgie, humour : les tonalités sont très variées !

 

Un coup de coeur pour La robe de chambre en velours rose : l'histoire d'une femme qui raconte sa passion pour ce vieux vêtement hérité de sa vieille tante, qui vieillit au fil des ans mais qui raconte l'histoire de bien des vies...Sublime !

 

C'est moi qui éteins les lumières

 

 

Je rapproche un peu Bulbul Sharma de Zoyia Pirzad, auteur iranienne qui dans son dernier roman, C'est moi qui éteins les lumières, nous parle des émois d'une femme mûre qui redécouvre l'amour à la cinquantaine.

 

A lire !

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 22:38

COREE

 

 

Editions Philippe Rey, 2010

 

Voici une découverte coréenne, traduite pour la première fois en français. On pourrait situer l'auteur comme une digne héritière de la japonaise Yoko Ogawa.

 

L'idée de départ est excellente : une excellente cuisinière, travaillant à son compte, se fait plaquer par son compagnon, qui est partie avec un mannequin.

La narratrice tombe dans la mélancolie. C'est dans la cuisine qu'elle va trouver le réconfort et aussi un moyen d'exercer sa vengeance.

 

On retrouve tout le côté gore et sulfureux d'Ogawa. Mais avec la subtilité en moins et la longueur en plus.

 

L'idée de départ est originale ; l'auteur évoque différents plats et mets qui sont attachés à des sentiments, des états d'être ou qui ont des effets sur le comportement des personnes.

 

Idée divertissante aussi d'associer le chien de l'ex-compagnon à ses méditations mélancoliques.

Mais le problème est qu'il ne se passe pas grand chose. Et l'on devine vite que la narratrice va se venger d'une manière pas catholique avec la nourriture sur sa rivale.

 

De bonnes idées mais assez abouti à mon goût !

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 18:08

CHINE

Lèvres pêche

 

Editions Gallimard, Bleu de Chine, 2010

 

Premier roman chinois parlant crûment de l'homosexualité, ce livre a bien été censuré en Chine. L'auteur, cinéaste, a été limogé de son poste de professeur à l'Institut cinématographique de Pékin.

 

Ce roman est intéressant à plus d'un titre. C'est un récit choral qui mêle les voix d'un père en prison qui a châtré son fils après avoir appris qu'il était homosexuel, celle du fils, celle de l'ex-compagnon de son fils qui devient le voisin de cellule de son père et enfin, un homosexuel en fin de vie qu'a accompagné le père castrateur.

 

Mélange de voix donc et aussi de styles, qui va de la poésie la plus pure à la crudité la plus salace. On assiste à des scènes très lyriques célébrant le mariage de l'homme et de la nature (qui fait d'ailleurs penser davantage à de la littérature japonaise, dans la lignée d'un Mishima ou d'un Kawabata). Puis vient le cri d'un révolté, aux bans de la société, qui hurle sa différence et sa haine de la bienséance.

 

Forme et contenu interessants mais je n'ai malheureusement pas eu de réel coup de coeur ; tout reste finalement assez artificiels malgré de beaux moments ; même si l;'on ne peut pas dire que ce texte se réduit à un texte militant.

 

 

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 19:47

JAPON-GRAND PRIX DE LITERRATURE POLICIERE

Ikebukuro west gate park - Ikebukuro west gate park, T1

Editions Philippe Picquier, 2005

Véritable phénomène de société, ces nouvelles policières ont connu un succès sans précédent : nombreux prix littéraires, puis adaptation en manga et en drama (série TV japonaise).

Plus qu'un polar, cette oeuvre est une fine analyse de la jeunesse japonaise en pleine déliquescence ; refusant la société japonaise traditionnelle, les jeunes désoeuvrés quittent tôt l'école (refusant le modèle du salarié qui passe sa vie au travail sans se révolter) et vaquent dans les rues ; Ikebukuro est un quartier chaud, branché de Tokyo : magasins de jeux vidéos, salons de massage, bars de rencontres, hôtels de luxe. Le West Gate park est le lieu de rencontre de cette jeunesse qui traînasse et qui drague.

La police n'y met jamais les pieds, c'est le territoire de prédilection des jeunes, des amoureux, des bandes (Les G-Boys) et des yakusas.
Au milieu de tout ça, le héros, Monsieur tout le monde redresseur de tords, Makoto, jeune garçon ayant quitté le lycée et vendant des fruits et légumes dans la petite épicerie de sa mère, parcourt les rues d'Ikebukuro. Il marche en dehors de tous groupes que ce soit les G Boys ou les yakusas. Mais il connaît quelques uns de leurs membres, ce qui lui permet de s'infiltrer partout.

Il commence à enquêter le jour où l'une de ses amies est retrouvée étranglée. Prostitution, drogue, guerre des gangs ; chaque nouvelle aborde un problème de la jeunesse actuelle. A chaque fois, notre héros évolue et gagne ses galons ; fidèle en amitié et loyal, il souhaite toujours rendre service à ses amis : sauver un travailleur clandestin ders griffes de la mafia, ramener la paix dans la rue, tel est son but.

La police et les autorités en prennent pour leur grade : Makoto s'entoure de sa bande de copains pour redresser les tords et enquêter dans les bas fonds.

Une écriture fluide, spontanée, faite d'instantanés, qui épouse les flux de pensée du héros ; ce dernier s'improvise chroniqueur alors qu'il n'écrit jamais !

Des nouvelles divertissantes qui nous font découvrir l'envers du Japon triomphant : de jeunes filles se prostituant pour acheter des vêtements de marque, trafics de drogues, tueurs névrosés...

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés