Archives

Recherche

Recommander

Bienvenue sur mon Blog !




Internautes lecteurs, bonjour !

J'ai découvert l'univers des blogs très récemment. Je suis bibliothécaire et mon métier est donc de faire partager ma passion. Voici donc mes coups de coeurs et n'hésitez pas à me faire partager les vôtres !

Je vous parlerai surtout de littérature française et étrangère contemporaine sans oublier bien sûr mes classiques préférés...

Une rubrique est également réservée aux lectures pour adolescents ainsi qu'à la BD et aux mangas.

Bonne lecture !

 

 

Littérature asiatique

Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 21:40
INDE

Babyji

Editions Héloïse d’Ormesson, 2007

Voici le roman qui a fait soufflé un vent de modernité sur les lettres indiennes en 2007. L’auteur, jeune femme née en 1974, y dépeint la vie d’une jeune étudiante indienne, très studieuse, très mûre, qui découvre tout à coup son homosexualité. Ce sont trois femmes (rien que ça !) qui vont lui faire découvrir l’amour et la sensualité. Et pas n’importe quelle femme ! Puisque dans la société indienne très cloisonnée des castes, Babyji (un diminutif qui veut dire bébé) va se lier avec Rani, la bonne de la maison (alors qu’elle appartient à la caste des brahmanes), puis avec Linde, une femme mûre divorcée et enfin avec Sheela, une lycéenne amie. Le thème est bien sûr l’éveil de la sexualité mais pas seulement !

L’auteur va à contre courant de tous les principes fondamentaux qui régissent l’Inde : il est inacceptable de se lier à une bonne et d’entretenir des relations d’égales à égales avec ses aînées. Il s’agit donc bien d’un vibrant appel à la modernisation de la société indienne fermée dans ses carcans.

Evoquant explicitement la Lolita de Vladimir Nabokov, Babyji veut faire l’expérience de sa liberté dans sa sexualité, des relations et aussi dans son avenir : comme elle le dit, elle ne veut pas devenir une machine à laver humaine ! C'est une femme forte qui ne laisse personne lui dicter sa vie.

Il s’agit donc d’abord d’un récit d’initiation et d’émancipation aux forts accents subversifs. La constellation de personnages qui gravitent autour de la Lolita est très attachante : la domestique confidente et amante qui veut quitter son mari violent, Linde, la femme libre coupable de son amour pour Babyji, Sheela, la jeune fille fausse timide qui s’émancipera aux côté de sa camarade, et aussi trois figures masculines intéressantes : l’ami confident Vidur, incarnation de la sagesse, son père, le très subversif Adit, double de Humbert Humbert dans Lolita, qui lorgne de façon lubrique l’amie de son fils et enfin, le lycéen Chakra Dev, l’enfant terrible qui met des préservatifs sur le pupitre des filles…

Ce roman est vraiment le plus frais que j’ai lu depuis longtemps ! Il vous met un punch d’enfer ! Les personnages sont hauts en couleur, les dialogues sont drôles et percutants.

L’écriture originale, très métaphorique, reprend le champ lexical scientifique car Babyji adore la physique et la chimie et tente d’appliquer ses cours de physique quantique à la vie quotidienne et à ses relations amoureuses.

Ce roman va aussi à contre courant des préjugés et des idées toutes faites sur les castes. En effet, Abha Dawesar situe son roman dans un lycée des années 2000 touchée par la loi du Mandal, qui instaure une discrimination positive pour les castes inférieures à l’entrée à l’université. Si bien que l’élite des brahmanes se retrouve souvent sans poste et est obligée d’immigrer à l’étranger…Une alarme est donc pointée sur tout ce qui va à l’encontre du mérite…

Un roman foisonnant, revigorant qui détone vraiment. Ouvrez-le vite !!!

 

Quelques extraits :

« J’étais en train de lire un livre en vogue sur la théorie du chaos, d’après lequel le chiffre trois impliquait le chaos. Je désirais le chaos parce que grâce à lui je pourrais créer mon modèle personnel. Je regardais les beaux objets fractals illustrant le volume et voyais Sheela, Linde et Rani dans l’un d’eux, s’amenuisant au fur et à mesure, le motif se répétant à l’infini. Je refermai le livre, convaincue d’avoir bien choisi la façon de mener ma vie. Le chaos était la physique moderne, c’était la science d’aujourd’hui. »

« Je m’étais divisée, à la manière d’un atome, en une foule d’électrons et de neutrons. Chaque particule subatomique dansait avec une personne différente et vivait sa vie propre. Mais tout mon être, mon être tout entier, m’existait pour personne sinon moi. »

 

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 10:15

INDE -

indienmilliardaire.jpg

Editions Belfond, 2006

Voici un premier roman qui a fait le tour du monde en cette année de l'Inde. Voici les ingrédients de cette success story : une histoire picaresque d'un jeune indien qui rencontre des personnages hauts en couleurs, un formidable panorama de l'Inde contemporaine et une caricature rocambolesque du jeu international Qui veut gagner des millions ? 


Ram Mohammad Thomas est un jeune garçon orphelin à qui est est arrivé bien des malheurs. Mais, à dix huit ans, la chance lui sourit. A dix-huit ans, alors qu'il est serveur sans le sou, il gagne un milliard à la célèbre émission de jeux télévisé ! Tricherie ou culture encyclopédique ? Toujours est-il que le lendemain, il est arrêté pour tricherie par la police, à la demande du producteur de l'émission. On cherche à lui faire avouer sa tricherie sous la torture. Alors qu'il clame son innocence, une mystérieuse avocate vient payer sa caution et l'invite chez lui 
Ram va lui raconter son étrange vie et comment il est arrivé à répondre aux 10 questions sans tricher...

Et là, suspens insoutenable ! Chacun des 10 chapitres raconte un épisode de la vie de Ram et se termine par la question posée ; grâce à l'école de la rue,notre héros est parvenu à répondre aux 10 questions. Un beau pied de nez à l'élite cultivée !

 A travers les aventures picaresques du jeune Ram, c'est un portrait bigarré de L'inde contemporaine qui nous est décrit : affrontements entre les communautés hindoue et musulmane, cinéma Bollywwod, bidonvilles, exploitation des orphelins et des prostituées, tourisme... Les aventures du héros nous font rencontrer des personnages hauts en couleurs : une actrice de Bollywood en plein déclin mélodramatique, un prêtre pédophile, un mafieux exploiteur d'enfants et de prostituées, un diplomate australien magouilleur, une prostituée bien attachante...Entre temps, Ram sera devenu serveur, domestique, guide touristique et redresseur de tords !

Un vrai conte moderne qui s'inspire de la tradition picaresque mettant en scène les aventures quotidiennes des gens du peuple.

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 22:32

JAPON

Prix Akutagawa, 1950

Voici l'un des plus célèbres récits de la littérature japonaise. Il s'agit d'un court récit d'une centaine de pages construit autour de trois lettres et d'une introduction. C'est bien sûr la construction originale du roman qui a fait sa célébrité : les différents récits jouent sur le masque et l'illusion : les secrets se dévoilent petit à petit et construisent une intrigue autour de trois personnages principaux : un homme, sa femme, sa maîtresse et le fille de cette dernière...

Il s'agit en fait d'un drame en 4 parties :

L'introduction met en scène l'écrivain qui publie dans un magazine un poème faisant le portrait d'un chasseur mélancolique ; quelques mois plus tard, il reçoit une lettre de l'homme qui s'est reconnu dans ce portrait ; il lui envoie trois lettres de femmes qui vont expliquer petit à petit l'attitude mélancolique de l'homme en question...

La première lettre est écrite par la fille de la maîtresse de l'homme juste après le suicide de sa mère. La jeune fille vient de découvrir dans le journal intime de sa mère qu'elle avait une liaison avec un homme marié depuis des années. Cet homme était le mari de la servante de sa mère...

La deuxième lettre, signée par la femme du mari adultère révèle un deuxième secret : elle lui demande le divorce car elle savait depuis longtemps la liaison des deux amants...

La troisième lettre, signée par l'amante qui vient de se suicider révèlera un troisième secret à l'homme tant aimé...

L'intrigue met en scène des voiles, des masques qui tombent de façon successive. Les quatre personnages sont enroulés dans un noeud de mensonges qui causera leur perte.

Retenons les très beaux passages définissant la nature humaine : l'image du serpent qui fait naître un second moi caché mais qui se révèle peu à peu, l'amour devient un ruisseau souterrain au lieu d'être une rivière s'épanchant au soleil. Comme toujours dans la littérature japonaise, la nature est très présente et poétise les rapports humains.

La forme du récit repose savamment sur une énigme : pourquoi l'homme rencontré et décrit dans le poème est-il si solitaire et mélancolique ? Le lecteur comprend peu à peu, par petite touche ...

Une oeuvre belle et énigmatique.

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 16:29

INDE (Bengale) - 1917

Editions Les Belles Lettres "La voix de l'Inde"

Vous avez sans doute vu le film Devdas en 2002, qui a remporté de multiples prix et un succès public. Mais on a en revanche très peu entendu parler du livre qui est à l'origine des neuf adaptations cinématographiques de Devdas depuis 1928 !

Ce roman a été écrit 1917 au Bengale. L'histoire est devenue une légende extrèmement populaire en Inde au même prix que Tristan et Yseult ou Roméo et Juliette en Europe. Comme ces derniers, les deux héros sont des amoureux maudits.

Devdas, le fils d'un riche propriétaires terriens, et Parvati, fille de riches commerçants, ont vécu leur enfance ensemble et sont promis l'un à l'autre. Mais la famille de Devdas, l'une castre plus élevée que la famille de Parvati, refuse le mariage. Alors que Parvati se marie à un riche veuf, Devdas noie son chagrin dans l'alcool. Au cours de sa longue déchéance, il rencontrera une prostituée, Chandramoukhi, qui tombe amoureuse de lui et qui est prête à tout abandonner pour lui. Mais le destin sera inexorable...

Je vous conseille fortement de lire la véritable histoire qui est beaucoup moins caricaturale que le film; les personnages y sont beaucoup moins manichéens. Bien qu'on y sente le rôle majeur des  castes, les parents ne sont pas d'infâmes personnages qui humilient les inférieurs. Les deux amoureux sont eux aussi beaucoup plus nuancés : ils ont un côté égoïste et violent.

Surtout, la figure de Chandramoukhi, la prostituée, est beaucoup plus développée. La pécheresse est transfigurée par son rôle de bienfaitrice. Elle apparaît comme une Marie-Madeleine qui secourt les pauvres et les malades. Il s'agit d'un personnage très attachant que l'on retrouve d'ailleurs dans beaucoup de films indiens. L'un des plus connus, Assoiffé de Guru Dutt, met également en scène une prostituée qui défend un artiste en l'aidant à publier ses poèmes. Elle apparaît comme la seule "belle âme" dans un univers hostile.

On peut reprocher certainement le côté un peu désuet de cette histoire mais les âmes sensibles seront touchées !

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /Déc /2006 14:48

JAPON

Année de parution en France : 1960

 

Yukio Mishima, sûrement le plus connu des écrivains japonais, est entré dans la légende en se suicidant par hara-kiri en 1970, à l'âge de 45 ans. La vie de Mishima a toujours été synonyme de scandale : tentative de coup d'Etat, homosexualité revendiquée, oeuvre mêlant toujours Eros et Thanatos.

 Bien que je sois passionnée par la littérature japonaise, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’œuvre de l’écrivain mythique. J’avais commencé il y a quelques années Les amours interdites et m’étais arrêtée en cours de route. J’ai donc attendu, ai découvert d’autres auteurs japonais que j’adore (Tanizaki, Kawabata, Soseki, Dazai, Endo…) et suis enfin revenue à Mishima avec Le pavillon d’or. Une œuvre mystérieuse, assez difficile à saisir mais qui vous laisse un souvenir impérissable.

 

Mishima s’inspire d’un fait divers qui s’est produit juste après la Seconde Guerre Mondiale, lorsqu’un jeune bonze  shintoïste de Kyoto incendie par dépit l’un des plus célèbres temples de la région, le Pavillon d’Or. Le roman oscille donc entre respect de la tradition et révolte et nihilisme.

 

Mishima retrace donc à son idée l’itinéraire de ce mystérieux pyromane dans la peau du personnage de Misogushi. Jeune homme de 19 ans, il entre comme novice au Pavillon d'Or. La mort de son père ne l'émeut guère et il voue une haine féroce à sa mère. Laid et bègue, il se réfugie dans la solitude. Il semble attiré par une étrange cruauté. Seul le Pavillon d'Or fait naître en lui une étrange fascination. Pour lui, le temple incarne la Beauté suprême. Il passe son temps à l'admirer.

Mais lorsque la sensualité s'éveille en lui, qu'il prend des rendez-vous galants, le Pavillon d'Or s'interpose constamment entre la femme et lui. Misoguchi va donc prendre la décision de l'incendier, par haine de la beauté. Car la beauté semble être un obstacle à la vraie vie...

Mishima nous dresse un portrait peu conventionnel de la vie des moines dans les temples ! Ils fréquentent les prostituées et sont présentés comme des créatures du mal. On retiendra tout particulièrement l'ami du héros, Kashiwagi, être infâme aux deux pieds bots, qui n'est pas sans rappeler le diable. Tout se passe juste après la Seconde Guerre Mondiale lors de l'occupation américaine du Japon. Tout est teinté de nihilisme et de déclin. Que ce soit les soldats ou les moines, les japonais semblent gagnés par le mal et la dégénérescence.

L'amour ou la sensualité semblent être des vains mots. Les rencontres entre le héros  et une femme tournent toujours à l'échec. Est-ce une allusion à l'homosexualité de l'auteur ?

Le Japon de référence de Mishima est celui de la tradition : il nous décrit des paysages sublimes alliant la majesté de la nature (les étangs, les couchers de soleil...) à la beauté de l'architecture religieuse des temples bouddhistes et shintoïstes. De multiples passages sont de la poésie pure comme par exemple cet événement fondateur lorsque Misogushi surprend une scène d'adieu entre un soldat qui part sur le front et sa fiancée :

"Sans rien chnger à sa pose parfaitement protocolaire, la femme, tout à coup, ouvrit le col de son kimono. Mon oreille percevait persque le crissement de la soie frottée par l'envers raide de la ceinture. Deux seins de neige apparurent. Je retins mon souffle. Elle prit dans ses mains l'une des blanches et opulentes mamelles et je crus voir qu'elle se mettait à la pétrir. L'officier, toujours agenouillé devant sa compagne, tendit la tasse d'un noir profond.

Sans prétendre l'avoir , à la lettre, vu, j'eus du moins la sensation nette, comme si cela se fût déroulé sous mes yeux, du lait blanc et tiède giclant dans le thé dont l'écume verdâtre emplissait la tasse sombre - s'y apaisant bientôt en ne laissant plus traîner à la surface que de petites tâches - , de la face tranquille du breuvage troublé par la mousse laiteuse"

Laissez-vous donc envoûter par les beautés du Japon éternel à l'époque de son déclin.....

 

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 11:59

INDE - Prix Nobel de Littérature en 1913

Adaptation cinématographique par Satyajit Ray , 1984

Rabindrananath Tagore est incontestablement le plus grand écrivain indien de langue anglaise du XXe siècle. Il est l'inventeur de la littérature indienne moderne ; son oeuvre constituée d'essais, de poésie et de romans a pour cadre le Bengale au début du XXe siècle aux prises avec la domination du Royaume-Uni.

La maison et le monde raconte l'histoire de trois personnages qui vont être confrontés à l'émergence des idées libérales et nationales en Inde.

Il s'agit d'un discours à trois voix : Niknil, un maharadjah aux idées libérales,féru d'Occident, qui trouve sa voie dans la contemplation. Bimala, son épouse à qui Niknil va permettre de s'émanciper, de quitter le cadre familial de la maison pour "découvrir le monde". Et enfin, Sandip, révolutionnaire hostile à la puissance anglaise et hébergé par Niknil, qui va tomber amoureux de Bimala.

L'écriture colle au plus près des sentiments des trois protagonistes : la narration fait alterner le récit des trois personnages. Nous assistons à l'éveil des sentiments de Bimala qui découvre le monde après avoir été confinée dans la maison familial. Alors que Sandip incarne la passion et l'action, Niknil, le mari, est un ascète platonicien qui prône la modération dans la lutte contre l'occupant anglais.

L'écriture  très lyrique du poète Tagore est brodée de métaphore imageant la folle passion de Sandip : rivière, volcan...Le lecteur est emporté par cette langue très sensuelle mais compatit à la souffrance du mari bafoué.

Tagore brosse un beau portrait de femme qui s'émancipe au début du XXe siècle. Quant à la lutte contre l'occupation anglaise, elle est traitée tout en nuance. Le mari incarne la modération ; pour lui, la guerre ne peut qu'aboutir à des rixes entre différentes communautés ; d'autre part, il ne comprend pas pourquoi on doit sacrifier l'individu aux intérêts d'un pays ; la patrie ne doit en aucun cas être idolâtrée...

La fin du roman réserve bien des surprises, ce qui fait de ce roman un récit très riche. On évite tout manichéisme et l'ensemble des personnages est très attachant.

Je n'ai pas vue le film de Satyajit Ray. Mais connaissant quelques oeuvres du plus grand cinéaste indien, je pense que cela doit valoir le détour..

Par Sylvie - Publié dans : Littérature asiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés